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Gendarme dans une unité d'intervention spécialisée (GIGN, EPIGN, GSPR)

Fonction Publique d'EtatFonction Publique d'Etat
Filière(s) : Sécurité - Police
Type de concours : interne
Cadre d'emploi : C

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Implanté sur le site de Versailles-Satory, le Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN) regroupe administrativement les 320 gendarmes qui composent 3 unités d'élite de la gendarmerie, qui se distinguent tant par leurs missions que par l'esprit qui les anime : GIGN, EPIGN, GSPR.

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN)

Missions du GIGN

Le GIGN a pour mission la neutralisation et l'arrestation de personnes particulièrement dangereuses, ainsi que la négociation et la gestion de crises. Cela le conduit à intervenir lors de prises d'otages, d'opérations délicates de police judiciaire, de détournements d'avions, et d'une manière générale lors de tout incident à caractère terroriste.

Les principes d'action du GIGN sont de répondre à la surprise par l'organisation, à la force par la souplesse, et d'adapter la juste riposte à la menace. Les membres du GIGN se considèrent avant tout comme des gendarmes au service du droit et toutes leurs interventions se déroulent dans le plus strict respect de la vie humaine.

Organisation du GIGN

Le GIGN compte environ 110 officiers et gendarmes. Le Groupe est organisé en une cellule de commandement, une section de soutien opérationnel (cellule matériels, cellule technique...), une section d'appui opérationnel (moyens spéciaux, cellules négociation, évaluation, transmission...), et 4 sections opérationnelles de 15 gendarmes chacune. Les deux premières comprennent des plongeurs d'intervention (18 au total), et les deux autres des chuteurs opérationnels (18 également).

Les conditions statutaires pour entrer au GIGN

Les candidats viennent de toutes les unités de gendarmerie. Il faut être gendarme de carrière, être bien noté, avoir moins de 32 ans, et être apte TAP (troupes aéroportées).

Les tests d'entrée

Ils se déroulent sur une semaine et sont à juste titre redoutés des candidats. L'accent est mis sur la performance. Les notions d'endurance et de rusticité n'apparaîtront que plus tard, lors du stage probatoire. Les candidats sont donc placés en situation pour donner le meilleur d'eux-mêmes durant la semaine.

À titre d'exemple (les épreuves peuvent varier, et il y a toujours des surprises...), voici la semaine de sélection telle que vécue par un candidat récent :

Lundi :
- Rédaction sur les motivations pour entrer au Groupe
- Tests de connaissance générale sur la gendarmerie et le Groupe
- Tests d'agrès (maximum de tractions, abdominaux et pompes en 2 minutes)
- Corde 6 m bras seuls
- Marche commando de 8-9 km, en treillis rangers, sac à 11 kg, arme
- Tir FAMAS et pistolet automatique

Mardi :
- Piste d'audace : tyroliennes, gouttière, asperge, cheminée, échelle spéléo... chronométrée.
- Exercices de mémorisation.
- Parcours dans le noir
- Exercice de recherche de renseignements
- Saut de pont
- Course d'orientation sans boussole

Mercredi :
- Test de résistance au lacrymogène et de mémorisation
- Observation et mémorisation
- Parcours bras

Jeudi :
- Natation : saut du plongeoir de 10 m, 100 m chrono suivi de 50 m apnée, pieds et poings liés départ plongé.
- Parcours du combattant
- Tour d'escalade : gouttière, mur d'escalade...

Vendredi :
- Test d'agressivité : boxe pieds-poings
- Entretiens avec les officiers et chefs de groupe du GIGN

La formation au GIGN

Pour les candidats qui réussissent les tests d'entrée, le processus continue avec 6 à 8 semaines intenses de pré-stage au sein du centre de formation du GSIGN : formation au tir et formation physique (sports de combat, escalade...), combat.. Ce n'est qu'au terme de ce pré-stage que les gendarmes sélectionnés entament une période de 9 mois de formation aux techniques d'action de l'unité. Finalement, c'est au terme d'un an de formation au total que les gendarmes sont affectés dans une section opérationnelle.

L'entraînement au GIGN

Pour que le GOGN reste toujours au maximum de ses capacités, les membres s'astreignent en permanence à un entraînement intensif.
L'entraînement individuel fait la part belle à une pratique intensive de toutes sortes de sports de combat, au développement de l'endurance (escalade et rappel sur la tour du Groupe, course à pieds, natation, vélo, musculation) et au tir à toutes sortes d'armes (en moyenne 100 cartouches par jour et par gendarme).
L'entraînement semi-collectif s'effectue dans le cadre de la section opérationnelle : progressions tactiques, étude et mise en œuvre de nouveaux matériels, exercices héliportés etc.
L'entraînement collectif, au niveau du Groupe, se pratique lors des exercices de mise en œuvre de plans antiterroristes comme PIRATAIR et PIRATMER : prise d'otages dans un avion ou un bateau.

L'Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN)

Missions de l'EPIGN

L'EPIGN est une unité parachutiste chargée de la protection des hautes personnalités en France et à l'étranger (déplacements, ambassades), ainsi que de missions de renseignement (observation-recherche) dans le cadre de la lutte contre la grande criminalité et le terrorisme. L'EPIGN peut être amené, en renforcement du GIGN lors d'opérations d'envergure, à intervenir au maintien de l'ordre, et à participer à des recherches de personnes dans des milieux géographiquement difficiles.

Organisation de l'EPIGN

Les 140 officiers et sous-officiers de l'EPIGN se répartissent entre une unité de commandement, une section de sécurité et de protection, un groupe de soutien opérationnel et un groupe d'observation-recherche (GOR).

Les conditions statutaires pour entrer à l'EPIGN

Les gendarmes de l'EPIGN sont recrutés parmi tous les gendarmes de carrière âgés de moins de 32 ans et aptes physiquement (aptitude des troupes aéroportées).

Les tests d'entrée

Les épreuves de sélection durent une semaine, durant laquelle les candidats seront soumis à divers tests mettant à l'épreuve leur résistance physique et leur mental. Ces tests peuvent varier d'une session à l'autre, mais ils demandent toujours une solide préparation physique. Les tests de sélection comportent entre autres des épreuves de tir avec différentes armes, un parcours aérien (obstacles en hauteur), un parcours de stress de nuit, une épreuve de combativité, une épreuve de saut de pont éliminatoire, de l'escalade...

Les stages de formation à l'EPIGN

Les candidats qui ont réussi les épreuves de la sélection intiale vont maintenant affronter une période probatoire de 3 mois et demi. Durant ce stage qui va leur apprendre les bases du métier, les gendarmes sont mis dans des conditions éprouvantes physiquement et moralement, et leur volonté sera testée autant que les savoir-faire acquis.

Quand le stage probatoire est terminé, les gendarmes entament une période de formation de 7 mois pour devenir opérationnels. Cette formation leur enseigne le combat, la reconnaissance de sites, les sports de combat, le secourisme, les méthodes de progression discrètes, les base de la protection, de l'extraction de ressortissants à l'étranger etc. L'enseignement est finalisé par des exercices en situation réelle et des exercices de synthèse au cours duquel sont restituées les connaissances acquises. C'est seulement alors que les nouveaux membres reçoivent le brevet de l'EPIGN.

Le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR)

Missions du GSPR

Le GSPR est chargé de la protection du Président de la République et de sa famille dans tous les aspects de leur vie publique et privée, en France et à l'étranger.

Organisation du GSPR

Le GSPR est une unité mixte gendarmerie-police composée de 26 gendarmes et de 26 policiers, qui est commandée alternativement par un officier de gendarmerie et par un commissaire de police.
Travaillant toujours en civil, les membres du Groupe sont des spécialistes de la protection rapprochée, de l'analyse des risques, et de la mise en sécurité de sites.
Ils sont particulièrement experts en sports de combat, en tir et en techniques de conduite. Pour remplir leur mission, les gendarmes du détachement GSPR sont dotés d'un armement puissant capable d'arrêter tout agresseur potentiel, de matériels de protection spécifiques, de moyens de communication performants et discrets, et de matériels de détection.

Les conditions statutaires pour intégrer le GSPR

Il faut être gendarme de carrière, volontaire, avoir 32 ans au maximum, et avoir l'aptitude médicale des troupes aéroportées (TAP).

Les tests d'entrée

La sélection initiale comprend des tests de sélection de base (parcours du combattant, natation, épreuves de résistance et d'effort), un parcours de risque, un parcours évasion, des tests de réaction au stress, une épreuve d'agressivité, des tests de tir au fusil et au pistolet automatique, des tests psychotechniques et des entretiens avec les officiers et chefs de groupe de l'unité.

La formation au GSPR

Elle comprend 3 phases.
Le stage de formation initiale dure 3 mois durant lesquels le gendarme, qui a auparavant réussi les tests de sélection initiale, va recevoir une formation physique fondée sur l'endurance et les sports de combat, une formation poussée au tir et une formation de type commando. Cette formation de base est sanctionnée par une sélection en fin de stage.

Vient ensuite le stage de formation tactique : durant 5 mois, le gendarme stagiaire va se familiariser avec les tactiques et procédures en vigueur au sein du GSPR. Cette formation est suivie d'un stage parachutiste d'un mois à l'École des troupes aéroportées (ETAP).

Enfin, le gendarme va suivre une période probatoire d'une année au sein du GSPR, pendant laquelle il va remplir certaines missions, avant de recevoir le brevet de l'unité.

Aucune date connue

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