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Article du numéro 66 - 13 septembre 2007
La prestation du candidat en réponse au sujet permet de juger de sa culture territoriale, de ses capacités à exercer les fonctions d'attaché, en ne se limitant pas au seul cadre communal. Trois critères essentiels guident l'appréciation du jury. Tous les articles du numéro 66 |
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La prestation du candidat en réponse au sujet permet de juger de sa culture territoriale, de ses capacités à exercer les fonctions d’attaché, en ne se limitant pas au seul cadre communal. Trois critères essentiels guident l’appréciation du jury.
Le candidat doit en premier lieu comprendre les termes du sujet et éviter les écueils de la réponse partielle ou du hors sujet. Les sujets empruntent trois formes traditionnelles :
- une expression offrant ainsi un sujet plus ou moins large qui permet une grande liberté d’approche : « L’acte II de la décentralisation » ;
- une interrogation imposant un positionnement du candidat : « L’acte II de la décentralisation était-il nécessaire ? » ;
- une mise en relation où doit être évitée la simple analyse successive des deux termes : « la commune et l’acte II de la décentralisation ».
Dans tous les cas, le jury sait que vous ne maîtrisez pas toutes les informations, que vous ne pouvez pas en 10 minutes présenter l’ensemble de vos connaissances. En priorité, vous devez prouver vos aptitudes à comprendre une question, à l’analyser et à capter l’attention d’un auditoire. Les éventuelles questions du jury vous permettront d’expliciter un point ou de compléter votre réponse sur un aspect négligé.
Le plan représente votre travail de regroupement, d’ordonnancement des informations. Il introduit de l’ordre, de la logique et permet au jury de suivre votre raisonnement, lui prouvant ainsi que vous avez compris et non pas seulement mémorisé les données présentées. L’introduction reformule le sujet, le situe dans son contexte en montrant son intérêt et annonce le plan. Les développements feront apparaître un plan clair et cohérent en deux ou trois parties et sous-parties. Une conclusion reprend brièvement l’essentiel des réflexions menées dans les développements et offre une ouverture, une mise en perspective pouvant servir de base à la conversation qui suit.
Le jury sera plus attentif aux qualités de compréhension, d’explication qu’à celles de mémorisation de détails techniques. Le candidat doit ainsi être en mesure d’illustrer avec des exemples concrets, tirés notamment de la pratique professionnelle ou de l’actualité, les données théoriques de l’exposé. Ainsi sur l’acte II de la décentralisation, ne vous contentez pas de signaler la possibi lité d’expérimentation, donnez un exemple de domaine de mise en oeuvre (gestion des fonds structurels…) sans attendre de questions des examinateurs.
Sachez gérer le temps en posant une montre devant vous pour ralentir ou accélérer vos développements en fonction du temps imparti. N’hésitez pas à personnaliser vos propos en utilisant le « je » pour affirmer votre point de vue, en évitant cependant l’excès. N’oubliez pas de rappeler régulièrement les articulations de l’exposé en mettant expressément en évidence l’enchaînement des arguments (d’abord, ensuite, enfin…), le lien entre les parties (j’en viens maintenant au second point de mon développement…), l’annonce de la conclusion (pour conclure…).
Pascal Tuccinardi
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