Projet de loi FPT : en cours d'examen maintenant ! (16/03/2006)
Le Sénat
examine, à compter de ce mardi et jusqu'à jeudi, le projet de loi de réforme de
la fonction publique territoriale (FPT). Le texte vise trois objectifs
principaux.
1- Développer la formation professionnelle tout au long de la vie des agents
territoriaux, en transposant à la FPT les dispositions, applicables au secteur
privé, de la loi du 4 mai 2002. Comme les salariés du secteur privé, les agents
territoriaux auront un droit individuel à la formation de 20 heures par an.
L'expérience professionnelle deviendrait un équivalent de la formation
statutaire obligatoire avec la reconnaissance de l'expérience professionnelle
(REP). L'entrée dans la FPT de personnes venant du secteur privé sera
«facilitée» grâce à la prise en compte, lors des recrutement et au plan des
rémunérations, de l'ancienneté déjà acquise. Enfin, pour améliorer leur
intégration dans les collectivités locales, une formation initiale serait
instaurée en faveur des agents qui n'en bénéficient pas aujourd'hui (catégorie
C).
2 - Clarifier le rôles des différentes institutions intervenant au bénéfice des
agents territoriaux et de leurs employeurs.
Il est prévu un rééquilibrage des compétences entre le CNFPT et les centres de
gestion. Le CNFPT est recentré sur ses missions de formation professionnelle.
Les centres de gestion, quant à eux, voient leur rôle se développer en matière
d'organisation des concours et de gestion de proximité des agents territoriaux,
en reprenant des missions jusqu'alors exercées par le CNFPT. Ils ont ainsi
vocation à devenir les pivots en matière d'emploi public territorial et de
gestion prévisionnelle des effectifs, de emplois et des compétences (GPEEC).
Par ailleurs, un établissement public national de gestion serait créé - le
Centre national de coordination des centres de gestion (CNCCG) - afin de
coordonner les centres de gestion et de prendre en charge certaines missions
concernant les fonctionnaires de catégorie A.
Le transfert des compétences entre le CNFPT, le CNCCG et les centres de gestion
se fera progressivement. Des conventions seront conclues à cet effet, qui
porteront également sur le transfert des financements. A défaut de convention,
un décret sera pris pour régler ces questions. En tout état de cause, ce
rééquilibrage se fera sans dépenses nouvelles pour les collectivités
territoriales.
3 - Enfin, le projet de loi a pour objectif de donner «plus de souplesse» dans
la gestion des ressources humaines. Les communes de plus de 2.000 habitants
pourraient créer un emploi fonctionnel de directeur général des services. Les
seuils de création de tels emplois, administratifs ou techniques, sont
également abaissés pour les établissements publics de coopération
intercommunale.
D'autre part, une collectivité qui «débauche» un fonctionnaire formé sur le
budget du premier employeur devra indemniser celui-ci si la mutation intervient
dans les trois ans qui suivent la titularisation.