Éric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique et André Santini, secrétaire d'État chargé de la Fonction publique ont présenté devant des fonctionnaires stagiaires des promotions Willy Brandt et Émile Zola le nouveau projet de l'école. Un projet qui fera l'objet d'une vaste concertation avant la remise de propositions définitives au président de la République fin octobre.
Quels sont les objectifs de la réforme ? Quelles sont les propositions du ministère ?
Mettre en place une procédure d'affectation dans la haute fonction publique digne du 21esiècle
La suppression du classement de sortie de l'Ena inversera la logique qui préside au recrutement des hauts fonctionnaires. Jusqu'à présent, ce n'est pas l'employeur qui choisit le profil et les compétences dont il a besoin mais c'est l'élève qui le fait seul, in fine, en fonction de son rang de classement.
Éric Woerth et André Santini souhaitent garantir, avec la fin du classement de sortie, une meilleure adéquation entre les besoins, les postes, les profils et les souhaits.
Cette suppression permettrait également de faire évoluer la formation des futurs cadres de l'administration.
Une exigence d'ouverture
Éric Woerth et André Santini veulent replacer le projet républicain au cœur de l'école, celui de la méritocratie sociale. L'Ena a toujours été un creuset, s'ouvrant dès la libération à toutes les catégories sociales et dès l'origine aux femmes.
Les conditions d'âge encore exigées pour se présenter aux concours sont supprimées.
Et les concours d'entrée pourraient à terme évoluer pour être plus professionnels.
Une modernisation en profondeur de la formation
La formation doit viser les meilleurs standards internationaux en se professionnalisant encore davantage :