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10 règles d’or pour réussir les concours de la fonction publique

septembre 2021

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Lorsqu’on veut réussir un concours de la fonction publique, il n’est pas toujours facile de savoir par où commencer… Comment se présenter aux épreuves, confiant, bien préparé ? Comment répondre aux attentes du jury ? Et décrocher une bonne note ? Grace à cet article vous saurez tout.

Règle n°1 : Choisir un métier de la fonction publique qui vous convient !

Un salarié sur 5 est agent public (soit 5,66 millions de fonctionnaires et contractuels - source : www.vie-publique.fr). La fonction publique d’Etat, hospitalière, territoriale (régions, départements, communes) et leurs établissements (ex. offices HLM, CCAS, syndicats, etc.)) sont, en 2021, les plus gros pourvoyeurs d'emplois.

Tous versants de la fonction publique confondus, les effectifs recouvrent plusieurs centaines de métiers : comptable, gendarme, ingénieur en nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), infirmier, juriste, jardinier…

Les métiers de la fonction publique sont regroupés au sein des corps ou cadres d'emplois dans le Statut général (sorte de Code du travail pour les fonctionnaires). Ces corps et cadres d'emplois rassemblent les « statuts particuliers » qui fixent les conditions de recrutement, de rémunération, de déroulement de carrière, etc. Ils sont répartis en « filière ». La filière n’a pas de valeur juridique en soi, mais elle permet de définir le secteur d’activité commun à plusieurs cadres/corps : administrative, culturelle, médico-sociale, sportive, technique, police municipale ou sapeurs-pompiers professionnels (FPT)…

S’agissant des modalités de recrutement, la règle est le concours. Les administrations de l’État ont ouvert 38 650 postes au concours externe en 2020.

Chaque concours est ouvert pour un nombre de postes déterminé. Il en existe pour tous les niveaux d'études. Pour repérer le niveau d’études, il faut regarder la catégorie du concours :
- Catégorie A : un niveau Bac +3 / Bac + 5 (niveau II ou I) ou supérieur est demandé (fonctions de conception, de direction et d'encadrement : attaché, ingénieur, médecin,…) ;
- Catégorie B : le niveau se situe au Bac (niveau IV - fonctions d'application et de rédaction et d’encadrement intermédiaire : rédacteur, technicien…) ;
- Catégorie C : le candidat devra alors soit posséder le diplôme national du brevet (DNB), un BEP ou un CAP mais il se peut aussi qu’aucun diplôme ne soit requis (fonctions d'exécution : agent, adjoint…).

Règle n°2 : Bien connaître vos atouts et être honnête

La première étape que vous devez franchir est donc, d’abord, celle du choix du ou des concours que vous allez préparer et présenter.

Consulter le rapport annuel de la DGAFP ou les Chiffres-clés de la fonction publique vous permettra de vous faire une idée sur les métiers « qui ont la côte » (aides soignants, informaticiens) ou encore, ceux, plus classiques, mais toujours en quête de nouveaux talents (comme celui d’assistant administratif, par exemple).

Soyez honnête et choisissez en fonction de votre expérience professionnelle, de votre niveau de formation et de vos envies. Pour cela, demandez-vous : « Pourquoi est-ce que je souhaite servir l’intérêt général ? Est-ce que je veux exercer des responsabilités, faire de l’encadrement, du management ? Quel métier je peux exercer en fonction de mes diplômes ? Quel poste pour moi, dans quelle filière (administrative, culturelle, sportive)...? »

Règle n°3 : Être stratégique pour choisir le type de concours et vérifier les conditions générales d’accès

Ensuite, il vous faut être stratégique et choisir le type de concours (externe, interne, 3e voie) qui favorisera vos chances de décrocher le précieux sésame. Selon le type de concours, le programme, la nature des épreuves, les coefficients diffèrent. A vous de vérifier aussi la possibilité de passer un même concours à plusieurs endroits, voire même, de le repasser.

Vous avez le choix entre trois sortes de concours :
- le concours « externe », accessible à tout candidat titulaire du diplôme requis selon la catégorie visée ;
- le concours « interne », accessible aux fonctionnaires ou agents publics justifiant d’une certaine expérience professionnelle ou de durée de service dans l’administration.
- Enfin, on trouve le « 3ème concours », ouvert aux personnes justifiant d'une expérience en qualité d'élu, de salarié ou responsable d'association ou d'activités professionnelles de droit privé (salarié d’une entreprise publique ou privée, indépendant,…).

La majorité des concours est organisée sous forme d’épreuves écrites (souvent d’admissibilité) et orales (d’admission). Mais il existe aussi des concours « sur titre » ou « sur titre et travaux », avec une sélection « sur dossier », et parfois par une ou plusieurs épreuves complémentaires (ex. concours d’accès aux corps des personnels médicaux, infirmiers, de rééducation...).

Matières, programmes et modalités de déroulement des concours sont fixés à l’échelon national par voie réglementaire en fonction des responsabilités et capacités requises ainsi que des rémunérations correspondant aux cadres d’emplois ou corps auxquels ils donnent accès. Ainsi à l’écrit, pour ce qui concerne la filière administrative (FPE, FPT) on trouve en épreuves phares : la dissertation juridique, la note de synthèse, le résumé de texte ou encore les réponses à des questions courtes et les questionnaires à choix multiples (QCM). Côté oral, sont légion, les épreuves de mise en situation professionnelle et d'entretien à partir d’un dossier.

Catégorie et type de concours choisis ? Avant de vous présenter, assurez-vous que vous remplissez les conditions générales : posséder la nationalité française ou être ressortissant d’un État membre de l’Union Européenne (cf. site Internet du ministère de fonction publique) ; être également en règle avec la législation sur le service national en France (notamment avoir participé à la journée de défense et de citoyenneté) ou dans le pays où il est ressortissant ; ne pas avoir fait l’objet de condamnations incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées, mentionnées au bulletin n°2 du casier judiciaire ; jouir de ses droits civiques (droit de vote, d’élection, d’éligibilité) ; et si les textes qui fixaient à 16 ans l’âge minimum ont été abrogés pour bon nombre de concours, certains imposent de remplir les conditions d’aptitude physique exigées dans l’exercice des fonctions (ex. mesurer 1,60 m minimum pour passer le concours de gardien de la paix – cat. B).

Règle n°4 : Planifier votre programme révisions

Avec un taux de sélectivité entre 6,8% et 7,2% pour les concours de l’Etat, même si le niveau a tendance à baisser ces dernières années, réussir un concours de la fonction publique ne supporte pas l’improvisation.

Il va donc falloir vous construire un programme de révisions avec un calendrier.

Comptez, en moyenne, plusieurs mois de travail de préparation pour un concours de catégorie C, une année scolaire pour les concours de l’enseignement et de catégorie B, et une bonne année pour un concours de catégorie A.

Pour vous construire un programme personnalisé et efficace, soyez malin. Prenez le temps de lire tous les documents remis par l’organisateur au moment de l’inscription : règlement, calendrier, lieu et déroulement des épreuves, mais aussi le programme et la nature de ces dernières.

Savoir organiser son temps en fonction du résultat escompté est indispensable. Il est également indispensable de lire les rapports établis pour les concours des années précédentes par le jury. Pourquoi ? Car cela va vous permettre de comprendre les attentes (pour ne pas dire les exigences) des membres du jury, aussi bien pour les épreuves écrites ou orales, et donc, notamment de savoir si vous avez les connaissances nécessaires ou si des efforts de remise à niveau dans une ou plusieurs matière(s) sont à produire.

Concrètement, il vous faut faire la liste de tout ce que qu’il y a à réviser, découper les révisions en objectifs, avoir un calendrier et vous noter la ou les soirées réservées aux révisions, voire des week-ends entiers à l’approche des épreuves, et… vous tenir à votre planning de révisions et de préparation.

Règle n°5 : Entretenir votre motivation et votre forme

Passer un concours peut prendre des allures de marathon. Préparer les concours d’entrée des IRA, de l’ENM (école nationale de la magistrature) tient du tour de force tant les programmes sont denses. Les épreuves des concours sont aussi des épreuves physiques et mentales, à aborder dans un état d’esprit positif. Aussi, rappelez-vous que l’enjeu n’est pas de réaliser une copie ou un oral parfait mais d’être le meilleur possible.

Commencez par les outils pédagogiques, appropriez-vous la « méthode » (ex. rédaction d’une introduction, d’un plan détaillé…), les techniques de lecture active, etc. Respecter chacune de ces étapes vous permettra de prendre confiance. Même si les débuts peuvent faire peur tant la logique intellectuelle peut paraître éloignée de vos habitudes, gardez le cap.

Gardez en mémoire que depuis des années, les règles méthodologiques ont fait la preuve de leur efficacité.

Pour garder l’équilibre et ne pas chuter avant la ligne d’arrivée, relisez vos motivations et prenez soin de garder un rythme de vie sain : offrez-vous des plages de détente, pour sortir, faire du sport, etc.

Règle n°6 : Se faire accompagner au besoin par un organisme de préparation

Les épreuves sont élaborées de manière à assurer un équilibre entre un niveau de savoirs  - une bonne culture générale est toujours demandée -, d’une part, et le développement des compétences professionnelles (rédaction, expression…), d’autre part. A cela peuvent s’ajouter des épreuves optionnelles (ex. épreuves de langue).

Pour mettre toutes les chances de votre côté et arrivé préparé le jour J, plusieurs méthodologies : vous préparer seul grâce aux annales et aux manuels de préparation, ou solliciter le soutien d'un organisme de préparation, avec des entraînements à la maison.

Règle n°7 : Réviser, s’entraîner (encore et encore) seul ou en groupe

Information prise, organisation effectuée, motivation et self control, vous êtes paré.

Mais après ? Pour être prêt le jour des épreuves et ne pas vivre l’angoisse de la page blanche :

- côté révisions, en fonction du programme fourni, il faut lire les ouvrages appropriés (ex. Connaissances des institutions) et construire des fiches. La lecture des journaux spécialisés (ex. La Lettre du cadre territorial, La gazette des communes, pour ce qui concerne la FPT) vous permettra de les actualiser. Aucune impasse n’est possible au risque de tomber sur un sujet non connu et au bout, d’avoir une note éliminatoire.

- côté préparation, il faut vous entraîner. Faire et refaire des exercices reste incontestablement la meilleure clé de réussite. Seul ou en groupe. Réviser à 2 ou 3 peut suffire pour aider à progresser et être efficace. Un candidat qui maîtrise un thème explique souvent mieux qu’un (bon) ouvrage, les détails, car il a eu à faire les mêmes démarches.

La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement. Un bon entraînement doit se faire de façon à être mis en situation : sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer votre niveau et de déterminer les points à améliorer.

Règle n°8 : S’approprier la culture « maison »

Lorsque l’on veut réussir un concours de la FP, s’informer et être curieux ne sont pas ici des défauts, mais des qualités. Les concours doivent permettre de déceler les meilleurs agents de demain. Que ce soit à l’oral ou à l’écrit, ceux qui disposent d’une culture générale et « citoyenne » ont donc plus de chance de réussir.

Dès lors, il est bon d’une part, d’aller chercher sur Internet : la bibliographie, les ouvrages recommandés, histoire d’acquérir par leur lecture une « culture maison ». D’autre part, suivez l'actualité générale et lisez la presse (Le Monde, Les Echos…). Soyez particulièrement attentif à la dimension étatique (ou territoriale ou encore hospitalière en fonction du concours préparé). 20 minutes par jour (en « lecture travail ») suffisent pour être efficace. Il ne s’agit pas d’être un expert de toutes les réformes qui doivent intervenir, mais de connaître celles qui ont un impact sur le niveau visé ou la fonction concernée.

Règle n°9 : Garder les bons réflexes le « jour J »…

Le jour J est arrivé… Pas de négligence. A l’écrit, comme à l’oral, il est indispensable de bien lire (et relire) le sujet proposé à chaque épreuve. Chaque mot qui le compose a son importance. Inutile de vous précipiter à écrire avant d’avoir compris ce qui est demandé et ce qu’attend le jury. Astuce : si le barème est affiché, concentrez-vous sur les questions qui valent le plus de points.

Autres réflexes à avoir en tête pour toutes les épreuves : terminer le travail. Aucun brouillon n’est accepté. Une partie qui manque, une fin bâclée, dans un style télégraphique, des développements trop brefs… conduiront nécessairement à une note en-dessous de la moyenne. Et cela quelle que soit la qualité du reste. Une bonne copie commence par un devoir où l’orthographe et la présentation sont soignées. L’accumulation de fautes de cette nature, quelle que soit la discipline concernée, ne peut qu’indisposer les correcteurs.

Ensuite, traiter le sujet, structurer les réponses, veiller à la forme rédactionnelle et maîtriser le vocabulaire spécifique, apporter un contenu de qualité, établir un plan équilibré avec un développement en deux ou trois parties – subdivisées en sous-parties et une conclusion sont également indispensables. Le plan détaillé, clair et lisible permettra aux correcteurs de l’écrit comme aux membres de jury d’oral de comprendre le cheminement de la réflexion du candidat. Vous devez être capable de présenter vos idées avec un esprit critique. Il ne faut pas perdre de vue que seuls les « meilleurs » doivent être retenus pour l’oral.

Et la conclusion ? S’il en faut une, elle doit montrer que les enjeux du sujet sont saisis et marquer une ouverture vers d’autres matières et problématiques.

Après la dernière épreuve écrite ? Prenez une semaine de relâche et remettez-vous au travail comme si le passage des épreuves d’admission était obligé !

Règle n°10 :… Et savoir aborder l'oral avec confiance dès le début de la préparation

Dernière règle d’or : N’attendez pas d’avoir passé les épreuves écrites pour vous intéresser aux épreuves orales. Intégrez-les dès le début de la préparation. Vous vous placerez ainsi dans la meilleure posture.

Les exposés oraux qu’ils soient techniques, de langues ou encore le fameux « entretien avec le jury » ou « l’exercice de pratique professionnelle », sont à réaliser dans un temps limité. Savoir gérer rigoureusement votre temps est une des clés de la réussite. Il n’y a rien de plus gênant pour un oral que de se faire arrêter par le jury pour avoir dépassé son temps et ne pas pouvoir ainsi développer sa dernière partie ou sa conclusion. Avoir une montre posée sur le bureau peut rassurer et permettre de vérifier le timing.

Le bon candidat à l’oral est celui qui sait mettre en avant sa motivation, avec des qualités personnelles fortes et plus particulièrement : une ouverture d’esprit, une sensibilité, un sens de l’action et de l’intérêt pour le service public. Vous devez être capable de montrer vos capacités et vos compétences.

Mais vous devez aussi savoir occuper l’espace. Une capacité qui vous servira de toute façon, une fois devenu fonctionnaire lors des réunions, des entretiens... Imaginez que vous allez avoir à vous retrouver seul devant six ou sept jurés, avec un sujet à défendre dans un temps limité. C’est stressant mais le jury en tient compte. Vous entraîner à continuer à parler en étant debout ou en vous déplaçant peut être un bon exercice pour être plus à l’aise.

Enfin, ultime règle d’or : inutile de jouer un personnage. Votre tenue vestimentaire doit restée sobre (pas de costumes trois pièces, ni de tenue trop négligée). Elle doit ressembler à celle portée pour un recrutement ou une fois le concours réussi, à celle portée pour assurer les missions quotidiennes.

Bonne préparation !

 

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