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10 règles d’or pour réussir les concours de la fonction publique

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Quels que soient le cadre d’emplois (attaché, technicien,…) ou la filière visée, l’inscription à un concours de la fonction publique (d’Etat, territoriale ou hospitalière) est un marathon de haut niveau. Rien que pour l’Etat, pas moins de 293 443 candidats ont présenté l’un des concours externes ouverts en 2013, et brigué l’un des 29 817 postes offerts. Mais seuls 28 464 d’entre eux ont été recrutés, alors… quelles sont les étapes clés à franchir, avant le concours et le jour J, pour réussir à décrocher le fameux sésame ?

1. Avant le concours : Déterminer la catégorie de concours (A, B ou C) à présenter en fonction de ses goûts et aptitudes

Avec 5,4 millions d’agents, la fonction publique est le plus gros pourvoyeur d'emplois dans les années à venir. Avec un panel de métiers très diversifié : secrétaire, gendarme, administrateur des systèmes informatiques, juriste… Les métiers de la fonction publique sont regroupés au sein des corps ou cadres d'emplois, selon le Statut général (sorte de Code du travail pour les fonctionnaires). Ces corps et cadres d'emplois regroupent les « statuts particuliers » qui fixent les conditions de recrutement, de rémunération, de déroulement de carrière, etc. et sont répartis en « filière ». La filière n’a pas de valeur juridique en soi, mais elle permet de définir le secteur d’activité commun à plusieurs cadres/corps : administrative, culturelle, médico-sociale, sportive, technique, police municipale ou sapeurs-pompiers professionnels (FPT)…

Pour pourvoir à ces emplois, le concours est la règle de recrutement dans les 3 fonctions publiques : Etat, hospitalière, territoriale (régions, départements et communes), et leurs établissements (ex. offices HLM, CCAS, syndicats, etc.). 238 concours de recrutement sont organisés en 2016 uniquement en ce qui concerne la FPE. Chaque concours est ouvert pour un nombre de postes déterminé. Il en existe pour tous les niveaux d'étude. Ils sont classés en 3 catégories hiérarchiques désignées par les lettres A (fonctions de conception, de direction et d'encadrement), B (fonctions d'application et de rédaction et d’encadrement intermédiaire), et C (fonctions d'exécution), tous les niveaux de qualification sont représentés. Pour les emplois de la catégorie A (attaché, ingénieur,..), un niveau Bac +3 / Bac + 5 (niveau II ou I) est demandé ; pour ceux de catégorie B (rédacteur, technicien…), le niveau se situe au Bac (niveau IV), et pour ceux de catégorie C (agent,…), le candidat devra soit posséder le diplôme national du brevet (DNB - anciennement brevet des collèges ou BEPC), un BEP ou un CAP soit avoir le niveau mais il se peut aussi qu’aucun diplôme ne soit requis.

La première étape à franchir est donc celle du choix du ou des concours à présenter. Pour cela, il faut se demander : « Quel métier je peux exercer en fonction de mes diplômes ? Quel poste pour moi, dans quelle filière (administrative, culturelle, sportive)...? » (cf. « Bien choisir son concours », CAP, février 2016). Consulter le rapport annuel de la DGAFP ou les Chiffres-clés de la fonction publique permettra de se faire une idée sur les métiers « qui ont la côte » (aides soignants, informaticiens) ou encore, ceux, plus classiques, mais toujours en quête de nouveaux talents (comme celui de secrétaire, par exemple).

2. Choisir stratégiquement le type de concours : Externe, interne ou 3e voie  

On trouve ensuite, trois sortes de concours : le concours « externe », accessible à tout candidat titulaire du diplôme requis selon la catégorie visée ; le concours « interne », accessible aux fonctionnaires ou agents publics (ex. contractuels ou non-titulaires) justifiant d’une certaine expérience professionnelle ou de durée de service dans l’administration. En 2013, dans la FPE, 20 973 personnes et 22 425 dans la FPT ont été recrutées après avoir réussi un concours interne. Enfin, on trouve le « 3ème concours », ouvert aux personnes justifiant d'une expérience en qualité d'élu, de salarié ou responsable d'association ou d'activités professionnelles de droit privé (salarié d’une entreprise publique ou privée, indépendant,…). Autrement dit, par cette voie, on peut se présenter à l’ENA sans diplôme. En 2015, l’Ecole nationale d’administration offrait 90 places : 43 aux concours externe, 38 au concours interne et 9 au 3ème concours. 992 candidats étaient présents aux trois concours (645 à l’externe, 243 à l’interne et 74 au 3e concours).

S'il existe des concours « sur titre » ou « sur titre et travaux », avec une sélection « sur dossier », et parfois par une ou plusieurs épreuves complémentaires (ex. concours d’accès aux corps des personnels médicaux, infirmiers, de rééducation... (Art. 36, loi n° 84-53)), la majorité des concours est organisée sous forme d’épreuves écrites (souvent d’admissibilité) et orales (d’admission). Matières, programmes et modalités de déroulement des concours sont fixés à l’échelon national par voie réglementaire en fonction des responsabilités et capacités requises ainsi que des rémunérations correspondant aux cadres d’emplois ou corps auxquels ils donnent accès. Profondément remaniées depuis 2007, dans le cadre de la modernisation de la fonction publique, les épreuves sont aujourd’hui marquées par une plus grande professionnalisation. Ainsi à l’écrit, pour ce qui concerne la filière administrative, on trouve en épreuves phares : la dissertation juridique, la note de synthèse, le résumé de texte ou encore les réponses à des questions courtes et les questionnaires à choix multiples (QCM). Côté oral, sont légion, les épreuves de mise en situation professionnelle et d'entretien à partir d’un dossier.

Avant de se lancer, il est donc important de voir en fonction de son expérience professionnelle et de son parcours, le programme de chaque type de concours, de comparer en fonction de la nature des épreuves, des coefficients, ou encore de vérifier la possibilité de passer un même concours à plusieurs endroits, voire même, de le repasser.

3. Vérifier les conditions générales d’accès à la fonction publique

Catégorie et type de concours choisis ? Très bien. Mais avant de se présenter, il ne faut pas oublier de s’assurer que les conditions générales pour devenir fonctionnaire sont remplies. A savoir : posséder la nationalité française ou être ressortissant d’un État membre de l’Union Européenne (cf. site Internet du ministère de la fonction publique : http://www.fonction-publique.gouv.fr/score) ; être également en règle avec la législation sur le service national en France (notamment avoir participé à la journée de défense et de citoyenneté) ou dans le pays où il est ressortissant ; ne pas avoir fait l’objet de condamnations incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées, mentionnées au bulletin n°2 du casier judiciaire ; jouir de ses droits civiques (droit de vote, d’élection, d’éligibilité) ; et remplir les conditions d’aptitude physique exigées dans l’exercice de ses fonctions (ex. mesurer 1,60 m minimum pour passer le concours de gardien de la paix – cat. B).

Enfin, les textes qui fixaient à 16 ans l’âge minimum ont été abrogés pour bon nombre de concours. Désormais dans la Territoriale par exemple, le décret du 5 juillet 2013 précise seulement que des conditions d’âge minimum et maximum peuvent être fixées par les statuts particuliers (art. 13). Il convient donc de vérifier celles-ci pour le concours concerné.

4. Partir à temps et appréhender le « plan de charge »

Avec un taux de sélectivité de 9,7%, réussir un concours de la fonction publique ne supporte pas l’improvisation.  

Pour réussir, « l’Objectif » de tout candidat, quel que soit le type de concours ou la catégorie, à moins d’être une bête de concours, se présenter sans un minimum de préparation est peu réaliste. Les épreuves sont élaborées de manière à assurer un équilibre entre un niveau de savoirs  - une bonne culture générale est toujours demandée -, d’une part, et le développement des compétences professionnelles (rédaction, expression…), d’autre part. A cela peuvent s’ajouter des épreuves optionnelles (ex. épreuves de langue).
Un concours se pense donc longtemps à l’avance : il faut compter plusieurs mois de travail pour un concours de catégorie C, une année scolaire pour les concours de l’enseignement et de catégorie B, et une bonne année pour un concours de catégorie A.

Ensuite, comment anticiper et optimiser son temps de préparation ? Au préalable, en prenant connaissance des documents remis par l’organisateur au moment de l’inscription : règlement, calendrier, lieu et déroulement des épreuves, mais aussi le programme et la nature de ces dernières. Il est également indispensable de lire les rapports établis pour les concours des années précédentes par le jury. Cela permet de comprendre les exigences et les attentes des membres du jury, aussi bien pour les épreuves écrites ou orales, et donc, notamment de savoir si l’on a les connaissances nécessaires ou si des efforts de remise à niveau dans une ou plusieurs matière(s) sont à produire. Pour compléter, il est bon d’aller chercher sur Internet : les annales, les contenus détaillés des matières au programme ou encore la bibliographie, histoire d’acquérir, grâce à la lecture des ouvrages recommandés, une « culture maison » (toujours très appréciée à l’écrit, comme à l’oral).

5. Se préparer  dans un « état d’esprit positif »

Les épreuves des concours sont aussi des épreuves physiques et mentales, à aborder dans un état d’esprit positif ! « L’épreuve de note ? Traiter un dossier de plus de 30 pages en 4 heures ? Infaisable. » (…) « Les « faux externes » ? Ils ont plus de chance de réussir. ». Avant de se lamenter, il faut se convaincre que la question n’est pas de réaliser un devoir ou un oral parfait mais d’être le meilleur possible. S’approprier les outils pédagogiques, la « méthode », les techniques de lecture active, …et faire le lien avec le sujet à traiter, construire un plan adapté par exemple, sont des points de passage obligés qui permettent de prendre confiance. Même si les débuts peuvent faire peur tant la logique intellectuelle peut paraître éloignée de ses habitudes, il faut garder le cap et se rappeler que les règles méthodologiques ont fait la preuve de leur efficacité par le passé. Le problème devient donc relatif : pour l’épreuve de note par exemple, inutile d’avoir lu toutes les pièces du dossier pour décrocher l’admissibilité, mais en revanche, il faut toujours rendre un devoir achevé.

Par ailleurs, préparer les concours d’entrée des IRA, de l’ENM (école nationale de la magistrature) tient du tour de force tant les programmes sont denses. Pour ne pas baisser les bras en cours de route, bien connaître ses motivations est indispensable. De même, ne pas compter ses heures à la bibliothèque pour réussir est une bonne chose, mais il est important de garder un rythme de vie sain : s’offrir des plages de détente, pour sortir, faire du sport, etc. Des ingrédients utiles pour maintenir son équilibre et ne pas chuter avant la ligne d’arrivée.

6. Etudier l’atout « organisme de préparation… »

Pour mettre toutes ses chances de son côté et arrivé préparé le jour J, plusieurs méthodologies : se préparer seul grâce aux annales et aux manuels de préparation, ou solliciter le soutien d'un organisme de préparation, soit avec des entraînements à la maison, soit par le biais d’une formation / un stage « présentiel(le) ». Le premier scénario, chez soi, avec des ouvrages, convient en général, en cas de recalage au concours l’année précédente, ou pour présenter un concours de catégorie C lorsque les années scolaires ne sont pas trop loin car les programmes des épreuves sont suffisamment proches, ou quand le candidat possède le bon bagage universitaire (ex. IEP pour les IRA, etc.), ou encore, en cas d’obligations professionnelles ou même, de poursuites d’études en parallèle. Mais dans tous les cas, se préparer seul suppose d’être capable de gérer son temps et de travailler à la maison, sans aucun cadre, ni contrôle.

Les annales (cf. https://www.carrieres-publiques.com/annales-concours-fonction-publique) avec des indications de corrections constituent une bonne base. Les organisateurs des concours publient souvent sur leur site Internet les sujets les plus récents et complets (avec les dossiers pour la note par exemple) mais tous ne publient pas les indications de corrections mises à disposition des correcteurs, il faut donc parfois se rapprocher des organisateurs. Ces publications gagneront bien souvent, à être complétées par des travaux corrigés lors de formations intensives par exemple (https://www.carrieres-publiques.com/formation-concours-fonction-publique). Un « joker » certes, mais important. En recourant à un organisme de préparation à distance (comme le CNED (centre national d’enseignement à distance) pour le plus connu d’entre eux ou encore, Carrières Publiques ou la Documentation française), le candidat recevra une présentation du concours préparé, une méthodologie, des cours et des devoirs avec des corrections personnalisées.

Les préparations « en présentiel » (dispensées selon les concours, par les instituts de préparation à l’administration générale (IPAG), les CPAG, les ESPE (écoles supérieures de professorat et d’éducation, etc.), peuvent aussi s'avérer d'une grande aide car elles permettent de découvrir les épreuves avec des professeurs, d'être régulier et suivi, tout au long de sa préparation. Pour les concours de catégorie A ou B, préparer un concours dans un centre est plus que raisonnable. Depuis 2009, chaque IRA (institut régional d’administration) propose une classe préparatoire intégrée (CPI) pour les candidats répondant à certains critères et qui préparent le concours externe. 25 places sont offertes par IRA pour une préparation qui dure 7 mois environ. Ces CPI permettent d’aider les candidats de conditions modestes (plafond de ressources fixé à 33 100 euros pour la session 2016/2017, domiciliation, etc.), d’offrir un soutien pédagogique renforcé, un appui financier et un accompagnement particulier.

7. Bâtir un planning de révision dynamique et… s’entraîner (seul ou en groupe)

Organisation, information, motivation et self control… facteurs clés du succès !

Et après ? Pour être prêt le jour des épreuves et ne pas vivre l’angoisse de la page blanche, il faut faire la liste (et donc faire des choix) de tout ce que qu’il y a à réviser et se tenir aux plannings de révisions / préparation. Savoir organiser son temps en fonction du résultat escompté est indispensable. Concrètement, cela signifie : découper les révisions en objectifs, avoir un calendrier et se noter la ou les soirées réservées aux révisions, voire des week-ends entiers à l’approche des épreuves… Côté révisions, en fonction du programme fourni, il faudra lire les ouvrages appropriés (ex. Connaissances des institutions) et construire des fiches. Aucune impasse n’est possible au risque de tomber sur un sujet non connu et au bout, d’avoir une note éliminatoire. S’il y en a un thème ou une matière (ex. finances publiques, droit public…) où le candidat est très mauvais (ou qu’il déteste), il doit se forcer à le/la travailler.

Et puis, il faut s’entraîner. Faire et refaire des exercices reste incontestablement la meilleure clé de réussite. Seul ou en groupe. Réviser à 2 ou 3 peut suffire pour aider à progresser et être efficace, puisqu’un candidat qui maîtrise un thème explique souvent mieux qu’un (bon) ouvrage, les détails, car il a eu à faire les mêmes démarches. Ensuite, cela stimule, aide à se concentrer et à garder un bon rythme de travail. Et enfin, cela élargit les points de vue. La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement. Un bon entraînement doit se faire de façon à être mis en situation : sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer son niveau et de déterminer les points à améliorer.

8. Etre curieux et s’informer

Une chose est certaine : s’informer et être curieux ne sont pas ici des défauts, mais des qualités. Les concours de la fonction publique doivent permettre de déceler les meilleurs agents de demain. Que ce soit à l’oral ou à l’écrit, ceux qui disposent d’une culture générale et « citoyenne » ont donc plus de chance de réussir.
Si les sujets des épreuves sont souvent préparés plusieurs semaines - voire des mois - à l'avance, ils peuvent présenter un intérêt spécifique en raison d'une actualité, qu’un bon candidat ne devra pas manquer d'intégrer à son devoir ou à l’oral. Suivre l'actualité générale et lire la presse (Le Monde, Les Echos…), en étant particulièrement attentif à la dimension étatique (ou territoriale ou encore hospitalière en fonction du concours préparé) est un bon moyen pour étendre sa culture et améliorer ses connaissances théoriques. La lecture des journaux spécialisés (ex. La Lettre du cadre territorial, La gazette des communes, pour ce qui concerne la FPT) servira quant à elle, de base à la construction de fiches qui doivent aider à les actualiser, de façon systématique.

20 minutes par jour (en « lecture travail ») suffisent pour être efficace. Il ne s’agit pas d’être un expert de toutes les réformes qui doivent intervenir, mais de connaître celles qui ont un impact sur le niveau visé ou la fonction concernée. Et cela demande ici de savoir où se trouve l’information, de distinguer ce qui est utile et ce qui l’est moins. Ensuite, réfléchir… à l’information recueillie. Autrement dit, il faut s’approprier ses lectures en prenant des notes « personnelles », par exemple.

Et s’il reste un doute sur quoi que ce soit ? Avant qu’il ne soit trop tard, il ne faut pas hésiter à poser des questions sur les réseaux sociaux, sur les forums des sites Internet dédiés mais aussi à d’autres candidats ou lauréats… afin de lever toutes incertitudes anxiogènes et contreproductives.

9. Le jour J : Garder les bons réflexes pour réussir les épreuves

Le bon candidat est c’est celui qui aura été curieux pendant sa préparation, et le jour J, qui sera capable de présenter ses idées avec un esprit critique.

Le jour J est arrivé… Pas de négligence. A l’écrit, comme à l’oral, il est indispensable de bien lire (et relire) le sujet proposé à chaque épreuve. Chaque mot qui le compose a son importance. Inutile de se précipiter à écrire avant d’avoir compris ce qui est demandé et ce qu’attend le jury. Astuce : si le barème est affiché, se concentrer sur les questions qui valent le plus de points.

Autres réflexes à avoir en tête pour toutes les épreuves : achever le travail. Aucun brouillon n’est accepté. Une partie qui manque, une fin bâclée, dans un style télégraphique, des développements trop brefs… conduiront nécessairement à une note en-dessous de la moyenne. Et cela quelle que soit la qualité du reste. Une bonne copie commence par un devoir où l’orthographe et la présentation sont soignées. L’accumulation de fautes de cette nature, quelle que soit la discipline concernée, ne peut qu’indisposer les correcteurs. Ensuite, traiter le sujet, structurer les réponses, veiller à la forme rédactionnelle et maîtriser le vocabulaire spécifique, apporter un contenu de qualité, établir un plan équilibré avec un développement en deux ou trois parties – subdivisées en sous-parties et une conclusion sont également indispensables. Le plan détaillé, clair et lisible permettra aux correcteurs de l’écrit comme aux membres du jury d’oral de comprendre le cheminement de la réflexion du candidat. Il ne faut pas perdre de vue que seuls les « meilleurs » doivent être retenus pour l’oral. La conclusion doit enfin, quant à elle, montrer que les enjeux du sujet sont saisis et marquer une ouverture vers d’autres matières et problématiques.

10. Savoir aborder l'oral avec confiance dès le début de la préparation

Admissible ? Félicitations. Il est fondamental de ne pas attendre d’avoir passé les épreuves écrites pour se préoccuper des épreuves orales. Ces dernières doivent être préparées dès le début de l’année pour se placer dans la meilleure posture. Pour préserver ses chances : après l’écrit, prendre une semaine de relâche et se remettre au travail comme si le passage des épreuves d’admission était obligé.

Les exposés oraux qu’ils soient techniques, de langues ou encore le fameux « entretien avec le jury » ou « l’exercice de pratique professionnelle », sont à réaliser dans un temps limité. Savoir gérer rigoureusement son temps est une des clés de la réussite. Les notes de cadrage précisent d’ailleurs que cette gestion fait « partie intégrante de l’évaluation ». Il n’y a rien de plus gênant pour un oral que de se faire arrêter par le jury pour avoir dépassé son temps et ne pas pouvoir ainsi développer sa dernière partie ou sa conclusion. Avoir une montre posée sur le bureau peut rassurer et permettre de vérifier le timing.

Le bon candidat à l’oral est celui qui est capable de montrer ses capacités et ses compétences mais aussi d’occuper l’espace et qui ne reste pas paralysé (cette capacité servira de toute façon, une fois devenu fonctionnaire lors des réunions, des entretiens…). Se retrouver seul devant six ou sept jurés, avec un sujet à défendre dans un temps limité, c’est stressant mais le jury en tient compte. S’entraîner à continuer à parler en étant debout ou en se déplaçant peut être un bon exercice pour être à l’aise le jour J.

En revanche, inutile de jouer un personnage. Côté look, la tenue vestimentaire doit restée sobre (pas de costumes trois pièces, ni de tenue trop négligée). Elle doit ressembler à celle portée pour un recrutement ou une fois le concours réussi, à celle portée pour assurer les missions quotidiennes.

Enfin ultime conseil : être un bon élève devant un jury ne suffit pas. Il n’y a pas de modèle idéal de fonctionnaire que le jury pourra prendre comme référence. Mais les lauréats sont ceux qui auront su mettre en avant leur motivation, avec des qualités personnelles fortes et plus particulièrement : une ouverture d’esprit, une sensibilité, un sens de l’action et de l’intérêt pour le service public. Le meilleur candidat est celui qui sait montrer qu’il sera un professionnel capable de s’adapter aux besoins de services publics de plus en plus exigeants et donc qui connaît les problèmes de son temps, de sa région, de sa ville…

 

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