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5 pièges à éviter lors des épreuves écrites des concours d’animateur et d’animateur principal

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Le 19 septembre 2019 débutent les épreuves écrites des concours d’animateur territorial et d’animateur territorial principal (filière animation de la Fonction publique territoriale (FPT) - catégorie B). En 2017, seul un candidat sur 4 (tous concours confondus) parvenait à franchir l’admissibilité. Réussir ces premières épreuves ne s’improvise pas. Pour mettre toutes les chances de votre côté, voici les principales fautes à éviter.

1. Faire un résumé de texte ou un exercice de style… loin des réalités des services

Les concours d’animateur territorial et d’animateur territorial principal sont des concours sur titres avec épreuves (concours externes) ou des concours sur épreuves (concours internes  d’animateur territorial et d’animateur territorial principal et concours de 3e voie d’animateur territorial). Les trois concours bénéficient d’épreuves différentes pour tenir compte de l’expérience professionnelle, du diplôme et de la carrière du candidat.

S’agissant du concours externe d’animateur territorial, l’unique épreuve d’admissibilité consiste à répondre à un ensemble de questions dont le nombre est compris entre 3 et 5, à partir des éléments d’un dossier « portant sur l’animation sociale, socio-éducative ou culturelle dans les collectivités territoriales, permettant d’apprécier les capacités du candidat à analyser et à présenter des informations de manière organisée » (Durée : 3 heures ; coef. 1). Le concours interne et 3e voie d’animateur territorial comprennent une épreuve qui consiste en la rédaction d’une note à partir des éléments d’un dossier « portant sur l’animation sociale, socio-éducative ou culturelle dans les collectivités territoriales, permettant d’apprécier les capacités du candidat à analyser une situation en relation avec les missions dévolues aux membres du cadre d’emplois » (Durée : 3 heures ; coef. 1).

S’agissant du concours externe d’animateur territorial principal, l’unique épreuve consiste en la rédaction d'un rapport à partir des éléments d'un dossier « portant sur l'animation sociale, socio-éducative ou culturelle dans les collectivités territoriales assorti de propositions opérationnelles » (Durée : 3 heures ; coef. 1). Quant au concours interne, deux épreuves sont organisées : une épreuve de questions de connaissances professionnelles portant sur l'animation sociale, socio-éducative ou culturelle dans les collectivités territoriales, et la rédaction d'un rapport à partir des éléments d'un dossier « portant sur l'animation sociale, socioéducative ou culturelle dans les collectivités territoriales, assorti de propositions opérationnelles » (Durée : 3 heures ; coef. 1).

« Missions dévolues aux membres du cadre d’emploi  », « propositions opérationnelles », « connaissances professionnelles », vous l’avez compris : le jury va vous mettre en situation de travail.

En conséquence, aucune des épreuves décrites ci-dessus ne se veut être un résumé de texte ou encore un exercice de style littéraire étranger aux activités professionnelles exercées par l'animateur territorial ou l'animateur territorial principal ; en revanche, chaque épreuve a des règles particulières avec une contrainte de temps, un formatage strict...

2. Se placer en candidat à un concours et non en futur professionnel

Votre objectif en réussissant le concours ? Devenir responsable de structure d'accueil de loisirs, animateur enfance-jeunesse, directeur de l'action culturelle… La diversité des emplois dans les différents services et structures d'accueil en la matière est large.

Ayez en tête que les correcteurs s’inscrivent également dans une optique de recrutement. Pour chacune des épreuves, quelle que soit la forme, ils vont avoir un niveau d'exigence de nature à en garantir la qualité et mettre, en conséquence, la note la plus juste.

Les épreuves leur permettent d’évaluer vos capacités à :

  • proposer une réponse appropriée et adaptée à la question ou la commande. Votre note ou votre rapport doit être une aide à la décision pour votre supérieur hiérarchique, c’est-à-dire : un document d'information, à usage interne, devant permettre au destinataire/commanditaire de prendre rapidement et précisément connaissance des éléments essentiels d'un dossier ; un document de proposition pour l'action.
  • vous mettre en situation professionnelle. Dans le cas de l’épreuve du rapport ou de la note, le sujet fournit des indications de contexte (identification du destinataire et des préoccupations, attentes de l’administration) qui doivent vous permettre de sélectionner de façon pertinente les informations valorisées à communiquer au destinataire.

Les correcteurs doivent déceler les candidats qui correspondent le mieux aux attentes et aux besoins des employeurs publics (communes, départements, régions, intercommunalités et leurs établissements publics). Vous devez leur faire comprendre que vous serez un professionnel capable de répondre aux attentes des habitants mais aussi aux enjeux actuels des collectivités d’innovation en matière d’animation (cf. la démultiplication des projets artistiques et culturels de territoire ; les questions de jeunesse qui ne se limitent plus seulement à un mode de garde, aux loisirs mais touchent également l’aménagement du territoire, l’équipement, le transport, la participation à la vie de la cité…).

3. Dans l’épreuve de note ou de rapport : fournir des informations extérieures au dossier

Autre piège à éviter : l'épreuve de note ou de rapport n’a pas pour objectif de vérifier vos connaissances, mais votre aptitude à traiter une commande à l’aide d’un dossier documentaire. Vous devez dégager un état des lieux à partir du dossier sans apporter de commentaires personnels, ni des informations extérieures. L'élaboration du cas pratique exige donc la maîtrise de la synthèse, la capacité à opérer un travail de regroupement et d'ordonnancement des informations utiles du dossier. Il s'agit de mettre en évidence les idées essentielles, de prouver votre capacité à faire œuvre de généralisation, d'abstraction. Il s'agit également, à partir d'un sujet et d'un dossier composé d'éléments hétérogènes et dispersés, d’analyser ces documents et de proposer des réponses appropriées.

Trop de candidats, qui exercent déjà des fonctions d’animation notamment, méconnaissent totalement la protection des mineurs, la procédure de signalement, ou confondent « le rythme de l’enfant » avec « la sieste ». Un manque de connaissance du champ de l’animation rédhibitoire (cf. extraits du rapport de jury animateur territorial principal CDG 33 – 2017). Votre expérience professionnelle et votre culture constitueront un atout pour la bonne compréhension du dossier documentaire et du contexte de la commande mais ces ressources sont insuffisantes.

Pour arriver bien préparé, vous allez devoir réviser et approfondir vos connaissances en matière d’animation sociale, socioéducative ou culturelle des collectivités territoriales.

4. Manquer de formalisme et de structure à l’écrit

Bâcler le formalisme de votre copie est un autre « faux-pas » à éviter absolument.

La note et le rapport imposent un timbre, des mentions administratives, un objet, des références juridiques, un destinataire… mais aussi un plan structuré, c’est-à-dire des parties avec des titres et sous-titres (I. A., I. B., II. A., II. B. …), des chapeaux introductifs et une phrase de transition entre les grands titres. Chaque point compte. Pensez à numéroter les parties et à faire une conclusion (facultative dans le cadre d’une note).

Quant aux réponses aux questions, comme une mini-dissertation, doivent être courtes mais construites en suivant une certaine logique (causes/conséquences, avant/maintenant/ perspectives…).

Sur la forme de réponse à vos questions, tâchez d’être clair et précis : une ou deux phrases d’introduction, un développement, puis une ou deux phrases de conclusion. 

5. Rendre une copie inachevée faute de temps

En présentant une note ou un rapport achevé, c’est-à-dire complétement rédigé, avec l’ensemble des informations utiles à votre destinataire, vous montrerez à votre correcteur, que lorsqu’une commande vous est faite, en (bon) professionnel que vous êtes, vous allez au bout.

Pour y arriver, entraînez-vous en temps limité dans les conditions de l'épreuve.

Trois heures passent très vite. Au démarrage de l’épreuve de note ou de rapport, lisez attentivement (10 minutes) la commande et repérez les éléments importants. Ensuite, faites une lecture rapide (10 minutes) de repérage des informations essentielles, de classement  et de hiérarchisation des documents en fonction des questions posées, puis une lecture détaillée (65 minutes) avec une prise de notes et de la reformulation. S’en suit l’étape la plus longue de rédaction (90 minutes) et la relecture (5 minutes). Soignez votre expression écrite en respectant les codes de l’écrit et en utilisant un langage administratif. Votre présentation devra également être soignée, lisible, concise, claire et aérée (saut de lignes, retrait en début de paragraphe…).

S’agissant de l’épreuve de réponses, les membres de jury sont unanimes, commencez par traiter les questions qui « ramènent le plus de points pour les traiter plus longuement » (extraits du rapport du jury animateur territorial principal CDG 33 – 2017).
Derniers conseils :

  • Utilisez des mots connecteurs dans l’articulation de votre écrit afin de lui donner de la cohérence et de la fluidité ;
  • Prévoyez du temps (5 minutes) pour la relecture de votre copie. Vous vous offrirez alors la possibilité d’un dernier survol pour éradiquer les dernières fautes d’orthographe. De quoi remettre votre copie, l’esprit léger.

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