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5 points à connaître pour être nommé ingénieur territorial après avoir réussi le concours

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Les prochaines épreuves des concours d’ingénieur territorial de la filière technique de la fonction publique territoriale commencent au mois de juin 2019. Réussir ce concours oui, mais après ? Si la tendance de l'emploi est toujours au beau fixe, la filière technique territoriale arrivant au top des secteurs qui recrutent aujourd'hui et demain, comment mettre toutes les chances de votre côté ?
 

Quelques rappels… Admission ne vaut pas recrutement !

Sérieusement préparé aux concours (externe, interne, 3e voie) d’ingénieur territorial de la fonction publique territoriale (filière technique - catégorie A), être admis n’est pas une option. Vous allez devenir ingénieur territorial. Il est important de se présenter avec un mental positif.
Pour autant, être lauréat d’un des concours d’ingénieur territorial – comme pour tout concours de la FPT - ne suffit pas pour être recruté. Si dans la fonction publique hospitalière, vous êtes recruté et dans celle de l'État, vous êtes un stagiaire susceptible d'être titularisé, dans la territoriale, vous avez franchi l'étape de présélection. En effet, dans la Territoriale, vous devez postuler auprès d'un employeur local (maire, président de département ou de région et d’établissement notamment intercommunal (EPCI) : communauté de communes, d’agglomération, métropole, offices publics de l’habitat, laboratoires d'analyses chimiques ou d'analyses d'eaux…) pour trouver votre poste.
Lauréat, vous êtes inscrit, par ordre alphabétique, sur une liste d’aptitude (liste d’admission) gérée par le centre de gestion (centres départementaux ou interdépartementaux de la fonction publique territoriale - CDG ou CIG) organisateur des concours. Mais l’inscription sur cette liste ne vaut pas recrutement, en vertu du principe de libre administration des collectivités territoriales.

Préparez un CV et une lettre de motivation qui feront la différence

Les employeurs  sont libres de leur choix. Il vous faut donc consulter les annonces de postes vacants sur les sites des CDG ou CIG, envoyer une attestation de réussite au concours, un CV et une lettre de motivation.

Le monde local bouge ! Votre CV doit donner l’image de quelqu’un pouvant répondre aux attentes des employeurs territoriaux. Sachez montrer que vous êtes (déjà) un ingénieur territorial capable, en bon professionnel, de s’adapter aux besoins de services publics (« fracture territoriale », transition numérique, agricole, énergétique…).

Pour faire la différence, votre lettre de motivation doit faire passer un message clair et pertinent, les lettres de motivation « standard » sont souvent trop plates et sans réelle motivation.

En une dizaine de phrases courtes, directes et simples, votre destinataire (directeur des ressources humaines, directeur général des services, maire…) doit comprendre :

  • votre statut (lauréat du concours d’ingénieur territorial et éventuellement titulaire de la fonction publique – grade (ex. technicien territorial)…),
  • votre parcours (privé-public, public-public) afin d’éveiller l’intérêt chez votre recruteur,
  • pourquoi vous postulez : ce qui vous intéresse, votre envie,
  • ce que vous pouvez apporter sur ce poste, à la collectivité/structure,
  • que vous souhaitez une entrevue pour parler de votre projet.


Votre lecteur doit comprendre que vous ne postulez pas par hasard. En bon professionnel que vous êtes, savez ce que vous voulez : être ingénieur territorial.

Concrètement, dans votre lettre de motivation, utilisez des phrases telles que : « Je suis …J’ai décidé de changer de… car je souhaite… J’ai donc passé et réussi le concours d’ingénieur territorial… Je me suis renseigné sur votre collectivité et le poste que vous proposez m’intéresse… Je peux répondre à vos attentes… ».

Un exercice pas évident, mais restez confiant, les collectivités et les établissements territoriaux sont d’abord des lieux sociaux où se rencontrent des êtres humains. La bienveillance est de mise. Si votre lettre de motivation n’est pas parfaite, votre profil - s’il est dynamique, pouvant répondre aux attentes de votre recruteur - vous permettra de décrocher un entretien.

Pour accroître vos chances de décrocher des entretiens d’embauche, n’hésitez pas à utiliser les tutoriels en ligne. D’une part, ils vous appuieront dans votre réflexion et la construction de votre projet professionnel ; d’autre part, ils sauront vous aider à formaliser et mettre en avant vos compétences et vos qualités (professionnelles et personnelles).

Enfin, gardez en tête que vous partez avec un atout de taille : vous avez le diplôme requis pour être ingénieur – donc la formation théorique, voire même, vous travaillez déjà dans la fonction publique territoriale. Or, les collectivités apprécient particulièrement des collaborateurs ayant de l'expérience.

Des offres d’emploi… Pour quel type de travail ?

Directeur ou responsable des services techniques, directeur général adjoint d’une collectivité, chargé de mission urbanisme et aménagement ou directeur de l’urbanisme, de l’environnement, des espaces naturels, de la voirie et des réseaux divers, de la propreté des espaces publics, d’exploitation eau potable et assainissement, administrateur des systèmes et bases de données (en tout 67 métiers répertoriés par le Centre national de la fonction publique territoriale - CNFPT),… les ingénieurs territoriaux exercent leurs fonctions dans tous les domaines à caractère scientifique et technique entrant dans les compétences d'une collectivité territoriale ou d'un établissement public territorial, notamment dans les domaines de l'ingénierie, de la gestion technique et de l'architecture, des infrastructures et des réseaux, de la prévention et de la gestion des risques, de l'urbanisme, de l'aménagement et des paysages, de l'informatique et des systèmes d'information.

Dans leur spécialité, ils assurent deux types de missions : la gestion d’un service technique, d’une partie du service dans les grandes communes ou d’un bureau dans les très grandes administrations ; la conception, l’étude et la réalisation des chantiers de la collectivité en assistant les élus pour la phase de réflexion et de conception des projets. Ils peuvent occuper les emplois de directeur des services techniques (DST) des villes et de directeur général des services (DGS) techniques des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre de 10 000 à 40 000 habitants. 

Des métiers « en tension » dans le bâtiment, la filière du numérique et des SIC

Profils recherchés, les collectivités recherchent, en permanence (réserve faite des périodes d'élections), des ingénieurs territoriaux. Certains employeurs connaissent même aujourd’hui, une véritable « pénurie de vivier ».

Parmi les postes recherchés, le secteur du bâtiment public offre des opportunités intéressantes pour les ingénieurs territoriaux. Les postes de responsable bâtiment (ou directeur des bâtiments) arrivent en tête. Manager de projet, il est chargé de proposer ou mettre en œuvre les programmes de travaux, de veiller au maintien des conditions optimales d'utilisation du patrimoine bâti de la collectivité, d’organiser, et de coordonner aux plans technique, administratif et financier, l'exécution des travaux, en intégrant dès la construction, les principes de développement durable et de rationalisation.

Parmi les métiers d’ingénieurs territoriaux dans la fonction publique territoriale (FPT), les plus recherchés en 2019 et dans les 3 ans à venir, figurent également ceux de la filière du numérique et des systèmes d’information et de communication (SIC). Des talents particulièrement prisés par les employeurs afin de faire face à tous les défis actuels qui se posent aux services publics locaux.

Formation d'intégration obligatoire après recrutement

Et une fois recruté ? Attention, vous êtes d’abord, nommé stagiaire. Vous n'êtes donc pas encore fonctionnaire titulaire. Durant la durée de votre stage, vous devrez suivre une formation d'intégration obligatoire de 10 jours.

Le stage dure un an et peut être prolongé à titre exceptionnel si le stage n'a pas été jugé concluant par votre employeur  (ou si vous avez omis de suivre la formation obligatoire, qui donne lieu à une attestation du CNFPT). Dans des cas encore plus rares, après cette période de prolongation, si vous n’avez pas su faire vos preuves, vous serez alors licencié. 

Une fois titulaire, vous bénéficiez d'un avancement de carrière à l'ancienneté (échelons) et au mérite (avancement de grade : ingénieur principal, ingénieur hors classe et promotion interne) suivant des conditions fixées par les textes règlementaires, et les critères retenus par la collectivité employeur. Pour booster votre carrière, vous pourrez aussi repasser un concours pour devenir, par exemple, ingénieur en chef territorial (cadre d’emploi de catégorie A+ créé en 2016).        
 

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