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5 points clés pour réussir l’oral

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Admissible ? Félicitations ! Mais la route vers la réussite est encore longue. Le taux de présence aux oraux frôle les 90%. Donc la bonne attitude est de se donner un maximum de moyens pour impressionner favorablement les membres du jury…

1. Prendre connaissance du libellé pour comprendre ce que le jury attend de vous

On observe aujourd’hui 3 grandes formes d’épreuves d'oral d’admission aux concours (externe, interne, 3e concours) et examens professionnels de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière) :

-       l’entretien avec le jury,

-       les épreuves orales générales avec support,

-       les oraux techniques.

Les différences de libellés ou de nombre d’épreuves sont dues au fait, notamment, que certains candidats sont admis à concourir au titre d’une expérience acquise hors fonction publique (activité professionnelle, mandat électif, responsabilités associatives…). Dans tous les cas, la tendance est à la professionnalisation des épreuves. Cela étant, aucune ne répond aux normes, ni aux usages des entretiens du privé, destinés à vérifier que le profil du candidat correspond bien à un emploi défini.

Les membres du jury ont une commande : choisir définitivement parmi les candidats qui ont réussi aux écrits et qui sont admissibles, ceux qui correspondent le mieux aux attentes et aux besoins des employeurs publics (ministères, conseils régionaux, départementaux, mairies, hôpitaux,…). Le jury n’a donc pas le droit à l’erreur, en passant à côté du « bon candidat » ou pire en admettant un « mauvais candidat » (qui devra être subi et géré).

Les règles sont fixées par le texte qui crée le concours. Il est donc important de prendre connaissance du règlement et du libellé de l’épreuve orale sur les sites des organismes organisateurs des concours (CNFPT ou centres de gestion, pour les concours de la fonction publique territoriale ; CNG pour ceux de l’Hospitalière ; les IRA, les ministères pour les concours de la FPE) :

-       Au cours de l’épreuve « d’entretien avec le jury » par exemple, les candidats ont à répondre aux questions très variées de ce dernier, permettant d’apprécier leur personnalité, leur motivation et leur parcours, pendant un laps de temps qui peut être variable : de 15 minutes pour certains concours de catégorie C à 45 minutes pour l’épreuve d’entretien du concours de l’ENA ;

-       Pour les épreuves générales avec support, les candidats tirent au sort un sujet (ex. un mot, une phrase, un texte parfois long, une illustration…) 20 à 30 minutes avant le début de l’épreuve, et disposent de ce délai pour préparer leur présentation. S’ensuivra un exposé de 5 à 10 minutes portant sur ce texte ou ce sujet qui, ensuite, donnera une base au jury pour conduire l’interrogation ;

-       Enfin, les oraux techniques servent à vérifier les connaissances du candidat, sur des questions internationales, sociales ou européennes, etc.

2. Construire un planning de révision et… s’y tenir

Les épreuves interviennent parfois plusieurs mois après la première partie du concours et suivent de peu la promulgation des résultats des épreuves écrites. Les candidats ont souvent tendance à se relâcher et à attendre de savoir s’ils sont retenus pour l’oral pour s’y préparer sérieusement. Erreur ! Pris par le temps, on bachote, on stresse, le travail devient intense.

Après l’écrit, prenez une semaine de vacances et remettez-vous au travail. Afin d’optimiser votre potentiel, prévoyez une bonne organisation. Un planning intégrant des plages de révisions de sujets « théoriques » (de langue, dans la spécialité…), de culture générale, des questions sur le management pour les concours de catégorie B et A, des entraînements en temps réel devant un « jury » composé de plusieurs personnes (collègues, amis) mais avec des soirées de répit… Cela reste la meilleure des méthodes.

Ne vous y trompez pas : les épreuves orales sont redoutées par tous les candidats, même ceux qui se disent à l’aise dans ce type d’épreuves. L’oral est une situation d’échange qui nécessite une bonne connaissance de soi. Alors cherchez à mieux vous connaître et adoptez une vie saine. Quelles sont vos meilleurs moments pour apprendre (matin, soir…) ? Quelle est la manière de mémoriser qui vous correspond le mieux (visuelle, auditive…) ? Plutôt sieste réparatrice ou adepte du sport pour accroître vos performances ? A chacun sa méthode.

3. S’entraîner encore et encore… en temps réel !

Ensuite, préparez-vous avec des exercices. Il est important de connaître la réalité des épreuves pour ne pas être surpris ou décontenancé le jour J. Les conditions matérielles ce jour-là seront - le plus souvent - rudimentaires et toujours moins confortables que celles que vous pourriez avoir à la maison : néanmoins, gardez à l’esprit que ces conditions sont les mêmes pour tous les candidats.

Vous pouvez le faire en vous enregistrant, avec ou sans webcam, pour observer votre comportement, révélateur de votre personnalité ; ou, faire appel à un coach (ami, collègue, professionnel…) avec qui vous vous sentirez rapidement en confiance ; ou bien encore, suivre une formation en communication orale. Des organismes proposent également des simulations d’oral (« entraînement à l'oral »). Soyez à l’écoute des conseils qui vous seront donnés au moment du débriefing. Cherchez non pas à vous justifier mais à vous améliorer : vers une expression claire et de qualité, une écoute active, une bonne gestion de l’interactivité…

Un oral de 45 minutes comme celui de l’ENA est quelque chose d’éreintant. Ne vous contentez pas de participer à des oraux de 20 minutes. Préparez-vous à ces marathons oraux, avec le souci du temps, pour ne pas vous retrouver d’un seul coup, précipité dans cette course de fond. Faites le point régulièrement sur les progrès que vous avez réalisés. Cela participera à développer votre confiance en vous.

4. Le Jour J : Veiller à sa posture et adopter un comportement professionnel

Le jour J est arrivé. On vous appelle ? C’est à votre tour. Gardez à l’esprit que l’épreuve démarre dès que vous entrez dans la pièce. La première impression compte beaucoup. Votre apparence vestimentaire doit être soignée et vous devez portez des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise. Costume/tailleur ou non ? Cravate ou non ? Barbe de trois jours ? Les candidats s’interrogent souvent à ce sujet. Demandez-vous simplement si la tenue que vous envisagez de porter est cohérente avec l’image du grade visé.

Par exemple, si pour vous un ingénieur territorial se doit d’être souvent présent auprès de ses équipes sur site, vous pouvez tout à fait opter pour une tenue plus décontractée. En revanche, si vous pensez que votre poste vous amène à être majoritairement en contact avec des élus ou à animer des réunions publiques, un costume-cravate ou tailleur semble plus adapté.

Souriez et saluez tous les membres du jury. Généralement, avant le démarrage de l’épreuve, les membres du jury se présentent et déclinent très succinctement leurs fonctions (ex. maire-adjoint, directeur général des services techniques…). Ils peuvent aussi rappeler les modalités de déroulement de l’épreuve. Pour bien vous préparer à entamer ces premières minutes cruciales, des exercices très simples de respiration ou de sophrologie pourront vous aider à entrer concentré mais souriant.

Pendant l’épreuve, faites parler votre corps, mais ne lui faites pas dire n’importe quoi ! 70 % de la communication orale est para-verbale. Votre posture, votre comportement doivent délivrer le message que vous êtes une personne ouverte, équilibrée (utilisant bien l’espace, sachant regarder la personne qui vous parle…), à l’écoute, impliquée, responsable.

Dans cette phase du concours, pour faire son choix, le jury va chercher à en savoir plus sur vous. Comment ? En posant des questions relatives à votre formation, votre expérience, ou encore votre motivation. Par vos réponses, les membres du jury doivent pouvoir se faire une idée précise de votre personnalité : quel type de fonctionnaire vous serez. Êtes-vous calme, curieux, moderne, quelqu’un qui peut facilement être déstabilisé… ?

Le jury pourra vous demander : «La femme d’un ambassadeur vous fait les yeux doux, comment réagissez-vous ? Faut-il se fixer des objectifs dans la vie ? Êtes-vous sur Facebook ?... ». Des questions simples en apparence mais en apparence seulement. Ce qui compte ici, ce n’est pas de donner des réponses standardisées qu’il suffirait d’apprendre par cœur, ou pire inventées, mais des réponses sincères. Écoutez, entendez : ne dites pas « c’est une bonne question », mais plutôt « c’est une question difficile, délicate, actuelle, controversée… ». Ce qui compte, c’est de structurer, d’argumenter vos propos, et de prendre un recul critique. Quand l’échange fonctionne bien, les difficultés des questions vont croissant ou s’élargissent : c’est bon signe. Le jury cherche à savoir jusqu’où monter votre note.

5. Présenter un exposé structuré

Lors des oraux, il est souvent question de présenter son parcours et ses motivations. Votre présentation doit être valorisante, elle doit souligner que vous avez fait preuve d’initiative et que votre parcours professionnel est la traduction de vos choix (Exemples d’expressions à utiliser : « J’ai eu l’opportunité de… » ou « C’était un défi intéressant à relever, par conséquent… »). Gardez à l’esprit que le terme de l’exposé vous appartient totalement. Vous pouvez influer sur la suite de l’entretien en semant des petits « appâts », c’est-à-dire des expressions ou des notions que vous maîtrisez, afin que les membres aillent sur un terrain que vous connaissez et qui vous permet de vous valoriser. Le jury « mordra » peut-être à l’hameçon. Par exemple : dans votre exposé, vous parlerez de « management de projet » ou de « design de projet » afin d’emmener le jury sur votre sujet de prédilection.

Votre discours doit être vivant. Employez des phrases courtes, rebondissez sur les mots... Il ne faut pas perdre de vue que votre objectif est de démontrer que vous avez les compétences nécessaires à l’exercice des missions envisagées. Le jury attend toujours de vous, un exposé structuré par un plan annoncé et compréhensible, de façon thématique (plutôt que chronologique) car il permet de mettre davantage en valeur votre expérience et démontre votre capacité d’analyse et de synthèse.  

Dernier conseil : Ne refusez jamais de répondre à une question. C’est une règle d’or. Le jury peut vous poser toute sorte de questions qu’il estime nécessaire pour juger des compétences mais aussi de l’intelligence sociale du candidat en face de lui. Son rôle n’est pas de vous piéger, mais de réussir à cerner le meilleur de vous-même, ce qui fera de vous la personne à recruter de toute urgence !                                          

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