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Bien préparer son concours… Quelques mois avant

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L’inscription à un concours de la fonction publique est un marathon de haut niveau. Avant de se lancer, vérifier les conditions d’accès aux épreuves, appréhender, organiser un plan de charge gagnant sont autant d’étapes clés à suivre. Voici quelques conseils pour être prêt le jour J.

Vous inscrire au concours

Chaque année, plus de 600 000 candidats se présentent aux centaines de concours (catégorie A, B ou C) de la fonction publique quel que soit le versant : État, territoriale ou hospitalière.

En 2017, dans la FPE, près de 49 000 recrutements ont été réalisés grâce aux concours et la FPT a vu 11 447 lauréats rejoindre les collectivités (régions, départements, communes) et les établissements territoriaux (OPH, CCAS, etc.).

Si vous voulez être l’un d’entre eux, en 2020, vous devez : avoir la nationalité française ou celle d’un État membre de l’Union européenne (UE) ou participant à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) ou suisse ; jouir de vos droits civiques ; ne pas avoir subi de condamnation figurant au bulletin n° 2 du casier judiciaire qui soit incompatible avec l’exercice des fonctions ; être en position régulière au regard des obligations du service national (ex. avoir été recensé et participé à la journée d’appel de préparation à la défense) ; remplir les conditions d’aptitude physique exigées pour l’exercice de la fonction, compte tenu des possibilités de compensation du handicap ; avoir le diplôme demandé (catégorie A : Bac +3, 4 ou 5 ; catégorie B : Bac +2 ou équivalent ; en revanche, pour certains concours de catégorie C, aucun diplôme n’est requis et, dans certains cas, pour charge de famille et pour les sportifs de haut niveau). Si vous n'avez pas le diplôme requis, vous pouvez obtenir une équivalence.

Selon votre situation, vous devez choisir le concours que vous allez présenter, parmi 3 types : externe, interne (si vous avez de l’ancienneté dans la fonction publique), 3e concours, si vous avez été élu, salarié d'une entreprise publique ou privée sans statut d'agent public, ou encore, responsable d’association.

Avant de vous lancer, il est donc important de voir, en fonction de votre expérience professionnelle et de votre parcours, le programme de chaque type de concours, de comparer en fonction de la nature des épreuves, des coefficients, ou encore de vérifier la possibilité de passer un même concours à plusieurs endroits, voire même de le repasser.

Demander des aménagements aux épreuves en cas de situation de handicap

Autre (bonne) nouvelle : les taux d’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique ne cessent d’augmenter année après année (FPT : 6,76 % ; FPE 4,65 % et FPH : 5,67 % en 2019).

Compte tenu de la nature de leur handicap, les candidats reconnus travailleurs handicapés par la commission départementale pour l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), peuvent demander à bénéficier d’aménagements d'épreuves (majoration du temps imparti, aides techniques ou humaines…) auprès des organismes organisateurs du concours (CDG…).

S’informer sur le(s) épreuve(s) des concours et les annales corrigées

Parce qu’un candidat averti en vaut deux, prenez le temps de vous renseigner sur le règlement, le déroulement, la date et la nature des épreuves. Lire les contenus détaillés des matières au programme ou encore la bibliographie des ouvrages recommandés est un bon moyen d’acquérir une « culture maison » (toujours très appréciée à l’écrit, comme à l’oral). Complétez, bien sûr, vos lectures par celle des documents qui vous seront remis par l’administration lors de votre inscription.

Suivez également l’actualité sur les concours. 2020 est une année de réformes. À compter de la session de printemps, par exemple, les candidats aux trois concours des IRA seront sélectionnés à partir de trois nouvelles épreuves : le cas pratique, le questionnaire à choix multiples (QCM) et l’épreuve d’entretien avec le jury.

Enfin, les annales sont des mines de renseignements : en prendre connaissance, vous permettra de trouver, à l’occasion, des précisions sur la façon de traiter les sujets, la liste des erreurs à éviter, ou encore, « la » meilleure copie ou les « plans » qui ont convaincu le jury.

Recourir à un organisme de préparation ?... Pourquoi pas

Même si depuis plusieurs années la sélectivité enregistre une baisse, pour l’ensemble des recrutements externes, avec un niveau général autour de 7 présents par admis, le taux reste fort sur bon nombre de concours. A l’État, pour ceux de catégorie A (hors enseignants), la sélectivité est de 18,2. Ou, pour le dire autrement et de façon plus pessimiste, près de 82 candidats sur 100 échouent…

Pour mettre toutes leurs chances de leur côté, les lauréats ont généralement suivi une préparation spécifique (ex. CNFPT, CNG…). Côté organismes privés, en 2020, Carrières Publiques n’en propose pas moins de 72.

A la clé ? Une présentation « pas à pas » du concours préparé, une méthodologie, des cours et des devoirs avec des corrections personnalisées et du tutorat qui vous permettront de surveiller votre progression de manière régulière.

Partir à temps et appréhender le « plan de charge »

Pour réussir, quel que soit le type de concours ou la catégorie, à moins d’être une bête de concours, se présenter sans un minimum de préparation est peu réaliste.

Afin d’être prêt le jour des épreuves, faites la liste de tout ce que qu’il y a à réviser, vos points d’amélioration à travailler (ex. qualité de l’expression écrite) et établissez un rétro planning. Vous vous sentirez dès lors plus en confiance, qualité primordiale pour atteindre votre ambition. Pour calibrer au plus juste le nombre de jours de travail approprié, comptez plusieurs mois pour un concours de catégorie C, une année scolaire pour les concours de l’enseignement et de catégorie B, et une bonne année pour un concours de catégorie A.

S’entraîner comme un athlète…

Préparer un concours, c’est se préparer tel un sportif de haut niveau, avec de l’entraînement, beaucoup d’organisation, mais aussi physiquement et mentalement.

Faire et refaire des exercices reste incontestablement la meilleure clé de réussite. Seul ou en groupe. La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement. Une bonne préparation doit se faire de façon à être mis en situation : sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer son niveau et de déterminer les points à améliorer. Comme un musicien, faites vos gammes chaque jour. Révisez un point du programme ou lisez la presse selon vos spécialités.

Après les épreuves écrites, pour se placer dans la meilleure posture et préserver ses chances : prenez une semaine de relâche et remettez-vous au travail comme si le passage de l’admission était obligé !

S’il va falloir travailler dur, ne négligez pas pour autant vos moments de détente, faites du sport (yoga, running, fitness, natation, boxe…) ou allez au cinéma. Notez ces moments dans votre planning s’il le faut. L’alimentation et le sommeil sont aussi primordiaux. Pas besoin d’être gastronome, cherchez simplement à vous nourrir de manière saine sans oublier de vous faire plaisir. Essayez de vous en tenir à des horaires fixes. Au lit à 23 heures ou à minuit, levé tôt, suivez votre rythme mais tenez-vous-y. Et quid, du travail la nuit ? Tous les experts s’accordent : c’est contre-productif.

…dans un « état d’esprit positif »

Partez gagnant ! On ne réussit pas un concours en partant pessimiste, en s’excusant d’être candidat ou en cherchant seulement à participer. En un mot, soyez ambitieux. Cela ne veut pas dire que vous devez chercher à éliminer, par tous les moyens, vos concurrents avant le jour J. Cela signifie surtout que vous devoir avoir confiance en vous et en vos capacités. Assumez votre objectif et donnez-vous les moyens de l’accomplir.

Être curieux

Lire les ouvrages appropriés (ex. Connaissances des institutions) et construire des fiches sont un travail minimum. Aucune impasse n’est possible.

Mais il ne faut pas oublier que les concours de la fonction publique doivent permettre de déceler les meilleurs agents de demain. A l’oral, comme à l’écrit, les candidats curieux qui disposent d’une culture générale et « citoyenne » ont plus de chance de réussir.

A chacun sa revue. Suivre l'actualité générale et lire la presse (Le Monde, Les Échos…), en étant particulièrement attentif à la dimension étatique (ou territoriale ou encore hospitalière en fonction du concours préparé) est un bon moyen pour étendre sa culture et améliorer ses connaissances théoriques. La lecture des journaux spécialisés (ex. La Lettre du cadre territorial, La gazette des communes, pour ce qui concerne la FPT) servira, quant à elle, de base à la construction et l’actualisation de fiches.

20 minutes de « lecture travail », en prenant des notes « personnelles », suffisent pour être efficace.

En conclusion : information, organisation, motivation et… bons réflexes sont les facteurs clés du succès !

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