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Concours d’ingénieur territorial : 5 conseils clés pour arriver bien préparé aux épreuves

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Les prochaines épreuves des concours (interne et externe) d’ingénieur territorial (catégorie A) se dérouleront au mois de juin 2017… Lors de la dernière session en 2015, pour un poste ouvert, on comptait en moyenne 7 candidats aux épreuves en externe et 3,2 en interne. Un taux de sélectivité qui ne laisse donc pas de place au hasard et à la chance mais qui demande une bonne préparation personnelle et des conseils avisés pour être le meilleur.

Epreuves des concours d’ingénieur territorial : Renseignez vous auprès des CDG

Il existe deux concours d’accès au grade d’ingénieur territorial : le concours externe sur titres avec épreuves et le concours interne, organisés par les centres de gestion (CDG ou centre interdépartemental des petite et grande couronnes parisiennes - CIG).

Le concours externe comporte :

  • L’épreuve unique d’admissibilité qui consiste, à partir de l’analyse d’un dossier remis au candidat, en la rédaction d’une note tenant compte du contexte technique, économique ou juridique lié au support remis. Celui-ci porte sur l’une des spécialités, choisie par le candidat au moment de l’inscription (durée : 5 heures ; coefficient 5).
  • L’épreuve orale obligatoire d’admission : un entretien permettant d’apprécier les connaissances et aptitudes du candidat dont l’intitulé réglementaire est le suivant : « Cet entretien consiste, dans un premier temps, en des questions portant sur l’une des options choisies lors de son inscription, au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. L’entretien vise ensuite à apprécier l’aptitude du candidat à s’intégrer dans l’environnement professionnel au sein duquel il est appelé à exercer ainsi que sa capacité à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur » (durée : 40 minutes ; coefficient 5).
  • Une épreuve orale d’admission facultative de langue vivante étrangère (allemand, anglais, ... durée : 15 minutes ; coefficient 1).

Le concours interne comprend :

  • 3 épreuves d’admissibilité :
    • une épreuve écrite de mathématiques appliquées et de physique appliquée (durée : 4 heures ; coefficient 3) ;
    • La rédaction d’une note à partir d’un dossier portant sur la spécialité choisie par le candidat, au moment de son inscription (durée : 4 heures ; coefficient 3) ;
    • L’établissement d’un projet ou étude portant sur l’une des options choisie par le candidat au sein de la spécialité dans laquelle il concourt (durée : 8 heures ; coefficient 7).
  • L’épreuve orale obligatoire d’admission est un entretien portant sur l’expérience professionnelle, les connaissances et les aptitudes du candidat. Cet entretien consiste, dans un premier temps, en des questions portant sur l’une des options choisies par le candidat au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. L’entretien vise ensuite à « apprécier sa capacité à analyser son environnement professionnel ainsi que son aptitude à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur » (durée : 40 minutes ; coefficient 5).
  • ne épreuve facultative d’admission d’épreuve écrite de langue vivante étrangère (durée : 2 heures – coefficient 1).

Préparez-vous un plan de charge personnalisé

Le concours d’ingénieur territorial se pense longtemps à l’avance : comptez une bonne année de préparation.

Pour réussir, se présenter sans un minimum de préparation est peu réaliste (à moindre d’être une « bête » de concours). Les épreuves des concours d’ingénieur territorial sont élaborées de manière à assurer un équilibre entre d’une part, un niveau de savoirs et d'aptitude, et le développement des compétences professionnelles (rédaction, expression…), d’autre part.

Alors, comment anticiper et optimiser son temps de préparation ? Au préalable, en prenant connaissance des documents remis par l’organisateur au moment de l’inscription : règlement, calendrier, lieu, déroulement mais aussi le programme et la nature des épreuves. Il est également indispensable de lire les rapports établis pour les concours des années précédentes par le jury. Cela permet de comprendre les exigences et les attentes des membres de jury, aussi bien pour les épreuves écrites ou orales, et donc, notamment de savoir si l’on a les connaissances nécessaires ou si des efforts de remise à niveau dans une ou plusieurs matière(s) sont à produire.
Pour compléter, il est bon d’aller chercher sur Internet : les annales, les ouvrages et les contenus détaillés des matières au programme ou encore la bibliographie, histoire d’acquérir, grâce à la lecture des ouvrages recommandés, une « culture maison » toujours très appréciée à l’écrit, comme à l’oral.

Pour ne pas baisser les bras en cours de route, bien connaître ses motivations est indispensable. De même, ne pas compter ses heures à la bibliothèque pour réussir est une bonne chose, mais il est important de garder un rythme de vie sain : s’offrir des plages de détente, pour sortir, faire du sport, etc. : des ingrédients utiles pour maintenir son équilibre et ne pas chuter avant la ligne d’arrivée.

Pour rester mobilisé : Jouez le « joker » d’une préparation

Il est vrai que les épreuves des concours d’ingénieur territorial sont aussi des épreuves physiques et mentales, à aborder dans un état d’esprit positif ! « L’épreuve de note ? Traiter un dossier de plus de 30 pages en 4 ou 5 heures ? Infaisable. » (…) « Les « faux externes » ? Ils ont plus de chance de réussir… ». Avant de se lamenter, il faut se convaincre que la question n’est pas de réaliser un devoir ou un oral parfait mais d’être le meilleur possible.

S’approprier les outils pédagogiques, la « méthode » de rédaction d’une note, les techniques de lecture active… et faire le lien avec le sujet à traiter, construire un plan adapté par exemple, sont des points de passage obligés qui permettent de prendre confiance. Même si les débuts peuvent faire peur tant la logique intellectuelle peut paraître éloignée de ses habitudes, il faut garder le cap et se rappeler que les règles méthodologiques ont fait la preuve de leur efficacité par le passé.

Toutes voies de concours confondues, les jurys soulignent l’impact favorable d’une préparation spécifique : 2/3 des lauréats en interne et 1/3 en externe avaient préparé les épreuves en recourant à un organisme de préparation en présentiel - formations intensives – ou encore à distance. Un « joker » certes, mais important pour qui veut atteindre son objectif de réussite rapidement. A la clé : une méthodologie, des cours, des devoirs avec des corrections personnalisées, des conseils, une écoute, un tutorat téléphonique...

A l’écrit, l’épreuve de rédaction d’une note à partir d’un dossier : soignez le fond et la forme

Le jour J des épreuves écrites et notamment celle de la rédaction de la note est arrivé. L’épreuve de la note est une épreuve professionnelle servant à mesurer l’aptitude et les connaissances (précises) du candidat.


Un ingénieur est force de proposition et une aide à la décision des élus et autorités locales. Pour les propositions, celles-ci doivent, sur le fond, être argumentées et comporter des recommandations (avantages, inconvénients, conditions de réussite). Il vous faut envisager tous les aspects : juridiques, sociétaux, environnementaux, économiques, financiers, managériaux… y compris les principes déontologiques relatifs au service public (intérêt général) et la maîtrise des notions de planifications (maîtrise d’ouvrage, …).


Côté rédaction, il faut soigner les intitulés, être concis et précis. Le correcteur sera sensible à la forme de votre écrit. La lecture de votre rapport doit être facile : les titres et sous-titres doivent être en quelque sorte la synthèse de la note ; il faut aérer la présentation, utiliser un vocabulaire précis et simple mais éviter le style télégraphique. Enfin, prévoyez 10 minutes pour vous relire.  

A l’oral : Persuadez le jury que vous êtes un futur ingénieur territorial motivé

Globalement, l’objectif poursuivi lors de l’oral d'admission est le même que vous passiez le concours interne ou externe : cerner votre motivation et apprécier votre aptitude à exercer les missions dévolues à un ingénieur territorial. En poste, ce dernier doit réaliser et encadrer les travaux demandés par une assemblée collective territoriale (conseil municipal, départemental,…),  gérer le service technique dans lequel lui sont données ses attributions, exercer sa profession selon sa spécialité comme l’aménagement rural ou urbain, l'architecture, l'environnement, l'informatique ou encore l'urbanisme.

Le bon candidat à l’oral arrive bien entraîné et démontre qu’il a les capacités et les compétences requises pour être ingénieur territorial. A vous de convaincre, qu’au-delà de vos bonnes connaissances du monde territorial, des collectivités et des entreprises, vous savez être rigoureux, dynamique, méthodique, prendre des initiatives, gérer et encadrer une équipe, et que vous possédez des aptitudes de terrain.

Enfin ultime conseil : être un bon élève devant un jury ne suffit pas. Il n’y a pas de modèle idéal que le jury pourra prendre comme référence. Mais les lauréats sont ceux qui auront su mettre en avant leur motivation, avec des qualités personnelles fortes et plus particulièrement, une ouverture d’esprit, une sensibilité, un sens de l’action et de l’intérêt pour le service public.
 

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