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Concours d’ingénieur territorial : 6 conseils clés pour arriver bien préparé à l’épreuve d’entretien avec le jury en 2021

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Au début de l’année 2021, débutent les épreuves des concours d’ingénieur territorial… Si les épreuves écrites sont réputées pour être difficiles, l’oral n’est pas en reste. Prenez le temps de lire ses conseils pour être le meilleur.

Conseil n°1 : Entrez dans la peau du personnage

Pour le concours externe, l’épreuve orale obligatoire d’admission des concours d’ingénieur territorial (catégorie A – filière technique – Fonction publique territoriale) est, selon l’intitulé réglementaire, un entretien : « consistant, dans un premier temps, en des questions portant sur l’une des options choisies lors de son inscription, au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. Il vise ensuite à apprécier l’aptitude du candidat à s’intégrer dans l’environnement professionnel au sein duquel il est appelé à exercer ainsi que sa capacité à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur » (durée : 40 minutes ; coefficient 5).

Il s’agit donc pour le jury d’apprécier les connaissances et aptitudes du candidat non fonctionnaire (ou contractuel) à assurer les missions relevant du cadre d'emploi des ingénieurs territoriaux.

En interne, l’épreuve orale obligatoire d’admission est un entretien portant sur l’expérience professionnelle, les connaissances et les aptitudes du candidat. Il consiste, dans un premier temps, en des questions portant sur l’une des options choisies par le candidat au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. Il vise ensuite à : « apprécier sa capacité à analyser son environnement professionnel ainsi que son aptitude à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur » (durée : 40 minutes ; coefficient 5).

Globalement, l’objectif poursuivi lors de l’oral d'admission est le même que vous passiez le concours interne ou externe : cerner votre motivation et apprécier votre aptitude à exercer les missions dévolues à un ingénieur territorial.

Pour briller et décrocher une bonne note (plus de 12/20), vous devez réagir en professionnel, c’est-à-dire en ingénieur territorial. En poste, ce dernier doit par exemple, réaliser et encadrer les travaux demandés par une assemblée collective territoriale (conseil municipal, départemental, régional ou intercommunal…), gérer le service technique dans lequel lui sont données ses attributions, exercer sa profession selon sa spécialité comme l’aménagement rural ou urbain, l'architecture, l'environnement, l'informatique ou encore l'urbanisme.

Pour vous positionner, vous devez entrer dans un jeu de rôles. Faire « comme si… ». En pratique, répondez aux questions techniques ou générales, en qualité d’ingénieur territorial, et non, en votre qualité d’actuel contractuel de la Territoriale (pour le concours externe par exemple) ou de technicien territorial.

Conseil n°2 : Relisez le cadre d’emploi des ingénieurs territoriaux

Pour mieux entrer dans la peau du personnage, prenez le temps de relire le cadre d’emplois des ingénieurs territoriaux.

Il est également indispensable de lire les rapports établis pour les concours des années précédentes par le jury. Cela vous permettra de comprendre les exigences et les attentes des membres durant l’épreuve.

Conseil n°3 : Jouez le « joker » d’une préparation

Pour mettre toutes les chances de votre côté, pensez aussi aux organismes de formation. L'objectif d’une préparation n'est certainement pas d'enseigner les bases du futur métier d’ingénieur territorial, mais de préparer à des épreuves écrites et orales. Toutes voies de concours d’ingénieur territorial confondues, les jurys soulignent l’impact favorable d’une préparation spécifique : 2/3 des lauréats en interne et 1/3 en externe avaient préparé les épreuves en recourant à un organisme de préparation en présentiel - formations intensives – ou encore à distance.

A la clé : une méthodologie, des conseils, une écoute, un tutorat téléphonique...

Conseil n°4 : Prenez de la hauteur

En interne particulièrement, souvenez-vous que vous passez un concours qui vous permet d’accéder à un grade de la FPT, celui d’ingénieur territorial, et non pas, un concours qui vise à vous nommer sur le poste occupé. C’est un défaut que déplore bon nombre de jury. Même si dans la réalité, votre collectivité envisage de vous nommer sur votre poste à l’issue du concours, si vous êtes sur la liste d’aptitude, le jury est intéressé de savoir si vous correspondez à l’idée qu’il a de ce qu’est un fonctionnaire territorial occupant le grade d’ingénieur territorial. Ce, indépendamment de la collectivité dans laquelle vous travaillez actuellement.

Prenez de la hauteur. Vous devez démontrer que vous avez les capacités et les compétences requises pour être ingénieur territorial.

De même, au-delà de vos bonnes connaissances du monde territorial, des collectivités et des entreprises, faites voir au jury que vous avez une ouverture d’esprit, une sensibilité, un sens de l’action et de l’intérêt pour le service public

Votre bonne connaissance de l’environnement territorial vous permettra le jour J, d’envisager différents cas de figure et d’apporter en conséquence, une réponse étayée aux questions.

N’ayez pas peur également de montrer que vous avez une connaissance plus large. Illustrer vos propos par votre intérêt pour tel auteur, vos lectures sur la réforme territoriale de l'Etat, sur le management peut apporter le « petit plus » qui fera dire au jury qu’il a face à lui, une personne qui a pris du recul sur sa fonction, son métier, qui sait placer tel ou tel sujet dans un cadre plus large.

Conseil n°5 : Structurez vos réponses

En interne, évitez la présentation fleuve de votre expérience. Vos réponses doivent mettre en avant votre parcours, le fait que vous possédez des aptitudes de terrain, votre capacité à prendre des initiatives, gérer et encadrer une équipe. Des éléments qui doivent être enrichis d’exemples variés. Ces illustrations, bien choisies, peuvent vous assurer au minimum 12/20.

Ensuite, au jeu des questions/réponses, que celles-ci soient techniques ou plus générales, sur le fond, elles doivent être argumentées, éventuellement, comporter des recommandations (avantages, inconvénients, conditions de réussite). Un ingénieur est force de proposition et une aide à la décision des élus et autorités locales. Comme à l’écrit, envisagez tous les aspects : juridiques, sociétaux, environnementaux, économiques, financiers, managériaux… y compris les principes déontologiques relatifs au service public (intérêt général) et insérez, quand cela est utile, des notions de planifications.

Sur la forme, efforcez-vous d’apporter des réponses structurées. Exemples : « Dans le cadre du projet..., l’objectif était de… mon plan d’action avait deux axes 1... 2… résultat… » ; ou encore, « Avant la réforme… ; après… car nous avons mis en œuvre…». Ainsi le jury pourra facilement suivre. Cela démontrera également que vous savez être rigoureux, méthodique.

Par ailleurs, les questions « Avez-vous confiance en vous ? », « Êtes-vous un leader ? », « D’après vous, qu’est-ce qu’un bon ingénieur territorial ? » peuvent déstabiliser si elles sont non préparées. En (bon) professionnel que vous êtes, anticipez ces questions.

Mais au-delà, pensez à construire des réponses précises. Autrement dit, soyez spécifique et donnez des exemples. A la question : « Quel est type de manager êtes-vous ? », préférez une réponse personnalisée : « Pour ma part, j’ai un management, à la fois… et …. D’ailleurs / Pour illustrer, j’ai mis en œuvre tel type de formation ». Fuyez les généralités. Exemple banal : « J’ai un management participatif ». Amenez des retours de votre expérience professionnelle, qu’ils soient des réussites ou des échecs. Cela délasse le jury qui souvent, a des réponses « passe-partout ».

Conseil n° 6 : Apportez de l’authenticité tout au long de l’entretien

Enfin, ultime conseil : être un bon élève aux concours d’ingénieur territorial, devant un jury ne suffit pas. Il n’y a pas de modèle idéal que les membres de jury pourront prendre comme référence, mais les lauréats sont ceux qui auront su mettre en avant leur motivation, avec des qualités personnelles fortes.

Pour être sur le haut du panier, attachez-vous à être authentique. Par exemple, « par rapport à la loi…, voilà comment je me suis situé… » (…) « j’ai connu telle ou telle difficulté… » ou « tel moment de doute… ». L’authenticité sera comprise par le jury comme votre capacité à avoir une certaine hauteur de vue sur une situation.

Ajoutez à cela un peu d’originalité et le jury sera conquis. Il vous laissera alors quitter la salle, convaincu que vous êtes un futur ingénieur territorial motivé !

 

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