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Concours de la fonction publique, mode d'emploi pour mettre toutes les chances de son côté !

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Quand on a envie d'exercer un métier dans la fonction publique, se pose inévitablement la question du concours. « Voie royale » du recrutement dans les trois fonctions publiques (État, territoriale , hospitalière) le concours a, il est vrai, de quoi convaincre : pas moins de 57 867 personnes ont ainsi été recrutées en 2008 rien que dans la fonction publique d'État . Cependant, avant de se lancer tête baissée dans la préparation de l'un d'entre eux, il est bon d'avoir en main toutes les clés des aspects techniques et administratifs qui l'entourent et des conseils pratiques pour aborder les épreuves...

Dans la FPE, 57 867 personnes ont été recrutées en 2008 via un concours.

Pour se mettre sur la voie du succès, une sérieuse préparation au concours est nécessaire, la concurrence étant de plus en plus rude.

Chaque année, pour préparer au mieux leurs concours, 1 000 candidats, « les plus méritants », peuvent se voir offrir un coup de pouce financier d'un montant de 2000  

Le concours, mode de recrutement des fonctionnaires. Mais pourquoi donc ?

Les fonctionnaires[1] se voient appliquer des règles et principes qui leur sont propres, différents donc de ceux qui existent dans le secteur privé. Leur situation de travail, leurs droits et obligations sont régis, non pas par le Code du travail, mais par le « statut général des fonctionnaires »[2]. Certains sont titulaires[3], d'autres sont employés par contrats (non titulaires) mais les métiers de la fonction publique sont, par principe, accessibles par concours, car c'est le seul procédé garantissant le principe constitutionnel d'égal accès aux emplois publics : « tous les citoyens sont égaux [aux yeux de la loi], ils sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents »[4].  

Le concours, en effet, se présente sous la forme d'une série d'épreuves écrites, anonymes et d'épreuves orales[5]. Les candidats admis sont ceux qui ont réussi ces dernières de façon jugée satisfaisante par un jury de l'administration composé de personnalités dont la diversité doit, comme les épreuves, garantir toute absence de discrimination (en fonction du sexe ou de l'origine par exemple).   

Concours externes, internes et « 3e concours »...comment choisir et s'inscrire ?

Traditionnellement, les candidats sont recrutés soit par concours « externe », soit par concours « interne ». Les concours externes sont réservés aux candidats possédant un niveau de diplôme déterminé, variant selon la catégorie des concours (voir infra). Les concours internes sont, quant à eux, ouverts aux agents déjà en poste dans une administration et qui ont accompli une durée minimale de service. Enfin, l'accès à certains corps ou cadres d'emplois est également possible via le « 3e concours ». Ils sont réservés aux candidats qui justifient d'une activité professionnelle dans le secteur privé, d'un mandat d'élu local ou encore d'une activité associative, pendant une certaine durée.  

Pour s'inscrire à un concours, les candidats doivent remplir deux sortes de conditions, les unes communes à tous les fonctionnaires, les autres spécifiques aux candidats des concours externes.

Aussi avant de se présenter aux épreuves de l'un d'entre eux, chaque candidat doit remplir les conditions générales pour être fonctionnaire, à savoir :

- posséder la nationalité française ou être citoyen de l'Espace économique européen ou suisse (exceptions : certains corps sont accessibles par concours aux ressortissants de toutes nationalités : emplois de professeurs de l'enseignement supérieur, médecins des établissements hospitaliers... ; d'autres emplois dits « de souveraineté » (justice, intérieur...) ne sont ouverts qu'aux agents de nationalité française),

- jouir de ses droits civiques,

- être en situation régulière au regard des obligations du service national (en France ou dans son pays d'origine),

- être physiquement apte à exercer ses fonctions, compte tenu des possibilités de compensation du handicap,

- ne pas avoir fait l'objet de condamnations inscrites au bulletin n° 2 du casier judiciaire incompatibles avec l'exercice des fonctions.  

Pour les candidats des concours externes, il existe des conditions spécifiques qui concernent le diplôme et, le cas échéant, le nombre d'inscriptions et d'âge. En effet, les métiers de la fonction publique sont classés en trois catégories : A, B et C, selon les fonctions exercées et le niveau de diplômes requis. Ainsi, s'agissant des concours externes :

- de catégorie A (attaché territorial, ingénieur par exemple) qui permettent d'accéder à des corps ou cadres d'emplois qui correspondent à des fonctions de conception, de direction ou d'encadrement, un niveau licence minimum (Bac + 3 ou plus) est requis ; - de catégorie B (contrôleur des impôts, rédacteur territorial, etc.) qui donnent accès à des fonctions d'application et de rédaction, un niveau baccalauréat ou Bac + 2 est nécessaire ;

- de catégorie C (adjoint administratif, auxiliaire de soins, etc.) qui donnent accès à des fonctions d'exécution, certain requièrent un niveau inférieur au baccalauréat (BEP, CAP) voir même aucun diplôme.  

Dans les « conditions d'accès » à chaque concours, la mention « niveau I », « niveau II » pourra être inscrite. Pour s'y retrouver, il faut savoir que : « niveau I » correspond au Bac + 5, « niveau II » au Bac + 4, etc. et que le « niveau V » correspond à un CAP, BEPC...  

Par ailleurs, les conditions d'âge pour l'accès aux concours ont été supprimées depuis le 1er novembre 2005 sauf pour les concours donnant accès à des corps classés en service actif (police, pompiers...) et pour ceux qui sont suivis d'une période de formation initiale d'une durée supérieure ou égale à 2 ans.  

Enfin si dans l'absolu, un candidat peut se présenter à un concours autant de fois qu'il le souhaite, certains concours (ex. celui d'administrateur territorial), sont limités à 3 participations par type de concours (externe, interne...) et à 5 participations au total.  

Concours : aspects techniques et administratifs

Quelques règles fondamentales et de base en matière de concours à connaître impérativement...  

Tout d'abord, il est essentiel de ne pas « rater » l'annonce du concours. Chaque session fait l'objet d'un arrêté publié[6]. Il indique : le lieu où les dossiers d'inscription sont disponibles, les conditions pour s'inscrire, et éventuellement, le nombre de places au concours ainsi que sa nature (externe, interne...), les spécialités et options ouvertes. Un délai de plusieurs semaines (voire de deux mois dans la fonction publique territoriale) va séparer l'annonce du concours de la date limite de dépôt des dossiers de candidature et un délai d'un mois au moins s'écoulera entre la date limite de dépôt des candidatures et celle à laquelle débute la première épreuve du concours.   Ensuite, d'un point de vue pratique, il faut faire acte de candidature en adressant un dossier d'inscription à l'autorité organisatrice comprenant une demande écrite (avec la spécialité éventuelle et l'option ou les options choisies de façon définitive), signée et complétée par des pièces justificatives. Attention : les dates limites de retrait et de dépôt des dossiers sont impératives (cachet de la poste faisant foi). Toute candidature tardive ou incomplète sera rejetée.  

Des épreuves aux résultats : schéma du déroulement d'un concours-type

Côté programme, traditionnellement, toutes catégories de concours confondues, les concours se déroulent en deux temps :

1.    « l'admissibilité » avec des épreuves qui regroupent les examens écrits ;
2.    « l'admission » qui consiste principalement en une série d'oraux.  

Première phase, « l'admissibilité » : en général, les concours de catégorie A et B présentent plusieurs types d'épreuves écrites. Parmi les plus classiques, on trouve : la composition ou dissertation (de culture générale ou de spécialité) et/ou une note de synthèse. Les concours de catégorie C peuvent comporter un QCM (questionnaire à choix multiples) accompagnée d'une dictée et/ou d'une épreuve de mathématiques.

Pour chaque épreuve, il est attribué une note de 0 à 20 qui est multipliée par le coefficient affecté à l'épreuve. Toute note inférieure ou égale à 5 généralement, entraîne l'élimination du candidat et celui qui ne participe pas à l'une des épreuves obligatoires est éliminé.  

Les candidats qui obtiennent, pour l'ensemble des épreuves écrites, un total de point fixé par le jury sont déclarés admissibles : ils accèdent donc à la phase « d'admission » du concours.

Cette seconde phase intervient parfois plusieurs mois après la première partie, et comprend une, deux ou trois épreuves orales obligatoires, d'ordre général, de langues ou technique (conversation avec le jury, entretien à partir de l'expérience du candidat, pratique professionnelle...), et souvent une ou plusieurs épreuves facultatives notamment de langue étrangère ou d'exercices physiques. Dans ce cas, seuls sont pris en compte les points au-dessus de 10 sur 20. Ils viennent s'ajouter au total des notes obtenues aux épreuves obligatoires. Comme il n'existe pas de note éliminatoire, il est vivement conseillé de choisir, lors de l'inscription, une épreuve facultative.

À l'issue des épreuves d'admission, le jury, au complet, délibère à huis clos. Il n'a pas à motiver ses décisions. Avant que le candidat reçoive ses résultats par courrier, ils font l'objet d'un affichage par l'administration organisatrice et peuvent très souvent, être consultés sur Internet. Tout candidat a le droit de se voir communiquer, à sa demande, ses copies de concours et les bordereaux de notation remplis par les correcteurs[7]. Le service organisateur a alors un mois pour répondre à sa demande.  

Le respect des opérations du concours (programmes, règlement du concours, déroulement correct des épreuves, égalité des candidats...) est placé sous le contrôle du jury qui en est le garant mais aussi du juge administratif. Ces dernières années, le nombre de contentieux portant sur les concours de la fonction publique n'a d'ailleurs cessé d'augmenter[8] (demande d'annulation de délibération pour impartialité des jurys, d'annulation de liste des candidats admissibles et admis...). Quelle conséquence peut avoir l'annulation d'un concours ? Heureusement pour les lauréats de concours, si leur nomination[9] n'a pas été contestée devant le juge, elle est devenue définitive et l'administration ne peut revenir sur sa décision. Le juge[10] privilégie ici la sécurité juridique.  

Cependant mieux vaut éviter de penser à cette hypothèse et se concentrer sur son propre objectif : sa réussite. Un concours se prépare longtemps à l'avance : environ une année pour un concours de catégorie A (pour acquérir les techniques mais aussi s'entraîner aux épreuves...), une année scolaire pour les concours de catégorie B et deux à trois mois seront utiles pour réviser et se familiariser avec les épreuves des concours de catégorie C.   

Avant, pendant le concours... quelques recommandations

Besoin d'un coup de pouce ? Des aides et des bourses financières disponibles

Pour permettre aux étudiants et demandeurs d'emploi, de conditions modestes, préparant les concours externes de la fonction publique de le faire dans de bonnes conditions, les classes préparatoires intégrées (CPI) peuvent leur apporter un soutien pédagogique renforcé, un tuteur et un appui financier. Ce dispositif est soumis à conditions de ressources, de mérite, de motivation et d'origine géographique.

De même, le dispositif « allocations pour la diversité dans la fonction publique » permet de soutenir les candidats les plus méritants en leur accordant une aide financière. Ces allocations attribuées par les préfets sur dossiers jugés « prioritaires » sont des aides contingentées[11] (2 000 ¤ pour chacun des 1 000 bénéficiaires).  

Enfin des bourses de mérite à l'intention des bacheliers particulièrement brillants[12] qui se destinent aux concours d'accès à l'ENA ont été créées. Annuelles, leur attribution dépend de critères sociaux et de la qualité des études secondaires.  

La « prépa » au concours via un organisme : passage obligé ou préconisé ?

Pour se préparer au mieux, deux solutions : se préparer seul, chez soi ou s'inscrire dans un organisme de formation. La première solution peut convenir si au candidat recalé au précédent concours, ayant des bons « bagages scolaires » (licence d'administration publique, cycle d'études d'un Institut d'études politiques mais aussi droit et sciences économiques pour les concours de catégorie A), ou ayant des obligations professionnelles.  

Dans les autres cas, préparer un concours dans un centre ou par correspondance est plus que raisonnable[13]. Les statistiques montrent que les candidats inscrits dans un cycle préparatoire réussissent mieux aux concours que les autres. Et puis, il ne faut pas oublier que la concurrence est de plus en plus rude, il faut donc être extrêmement bien préparé.  

Rappel de règles minimales...  

Tout au long de la préparation, il est indispensable de cultiver ses connaissances pour acquérir une solide culture générale. Parmi les outils à disposition : dictionnaires et lexiques spécifiques, manuels de culture générale, sites internet et... les médias. Être curieux est un autre atout. Pour cela, suivre l'actualité et son évolution avec les médias (au besoin se faire des « fiches mémoires »), reste un moyen privilégié pour l'épanouissement des idées.  

Le jour J : matériel nécessaire en poche (carte d'identité, stylos...), et pour l'oral : tenue sobre et correcte tout en restant naturel, attitude polie et self-control sont plus que recommandés, l'allure et la bonne attitude étant aussi appréciées par le jury même si les réponses recevront l'essentiel de son attention.    

Et au bout ? Liste d'aptitude, « stagiarisation »...

Après le concours ? Les dés sont jetés. Reçu ? Tout ne fait que commencer.

Dans la fonction publique d'État et la fonction publique hospitalière, le candidat est nommé sur un poste suite à sa réussite au concours comme stagiaire (secrétaire ou adjoint administratif...) ou élève (IRA, inspecteur des impôts...). Dans ce dernier cas, la période de formation peut durer parfois quelques jours ou un à trois ans. Prise en charge par l'administration, plus elle est longue, plus la formation est coûteuse. C'est pourquoi les fonctionnaires qui sortent des grandes écoles, par exemple, (ENA, Polytechnique) doivent rester entre 3 et 10 ans au service de l'État.  

Dans la territoriale, la réussite à un concours ne garantit pas un poste. CV, lettres de motivation, lectures des petites annonces[14]... sont des étapes classiques post-concours. Cependant, le lauréat de concours est protégé car il est inscrit sur une liste d'aptitude à valeur nationale, durant trois ans ou, si aucun concours n'a été organisé dans ce délai, jusqu'à la date d'organisation d'un nouveau concours. La réinscription, à l'issue de la première année, s'effectue à sa demande. Par ailleurs, les centres de gestion (CDG) et le CNFPT font parvenir aux candidats les offres d'emploi dont ils disposent et diffusent des bulletins et un magazine (Territoriale) où figure une bourse d'emplois.   

Que faire en cas d'échec ?

Recalé aux écrits ou oral raté ? Pour « digérer » ce moment qui peut être un peu dur, un temps de réflexion est nécessaire : il y a toujours une raison et l'essentiel est de bien comprendre pourquoi ça n'a pas marché. Si vous vous rendez compte que vous n'êtes pas fait pour le poste que vous convoitez, deux solutions : monnayer vos diplômes et savoir-faire dans le secteur privé ou se réorienter sur d'autres concours. Il ne faut pas hésiter à se présenter à plusieurs concours : beaucoup de ceux de catégorie A et B ont des matières communes. Si vous êtes sûre que la voie choisie est la bonne, alors vous avez la possibilité de le retenter.  

En conclusion, on l'aura compris, se présenter à un concours demande de la préparation, les mois précédant le concours seront souvent difficiles, il faudra parfois compter plusieurs années avant de réussir. Mais à la clé ? La possibilité de faire le métier qu'on aime !       

Contacts et adresses utiles : 

Pour se procurer un calendrier prévisionnel des concours de la FPE :  www.journal-officiel.gouv.fr/ ; www.concours.fonction-publisque.gouv.fr   

Pour se procurer un calendrier prévisionnel des concours de la Territoriale : consulter les sites du CNFPT et des centres de gestion départementaux (CDG), www.uncdg.comwww.centresdegestion.org   

Pour se procurer un calendrier prévisionnel des concours de la FPH : www.sante.gouv.fr   

Pour se préparer seul :
www.carrieres-publiques.com ; 
consulter les sites de l'ONISEP, du CNED, 
les sites Internet des ministères, du GRETA (Éducation nationale), du CNPR (pour les concours du ministère de la Culture) ou encore de l'EHESP (pour les concours relevant du secteur de la santé publique)   

Pour se préparer via un organisme de formation : consulter les sites des universités, IERP ou des CPAG   

Pour obtenir les conditions d'octroi d'aides financières ou bourses : consulter le site de l'ENA, du CNOUS ou encore des missions locales.     

[1] Ensemble des agents occupant les emplois civils permanents de l'État des collectivités territoriales ou de certains établissements publics hospitaliers.

[2] Le statut général des fonctionnaires dépend de quatre lois formant chacune l'un des titres de ce statut :
- Dispositions générales :Titre I : Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (loi Le Pors) ;
- Fonction publique de l'État : Titre II : Loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires  relatives à la fonction publique de l'État ;
- Fonction publique territoriale : Titre III : Loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant disposition statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- Fonction publique hospitalière : Titre IV : Loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière 

[3] Après recrutement - en principe par concours -  l'agent est placé en période stage et à l'issue de ce dernier il devient fonctionnaire et est « titularisé ». Celui qui n'est pas recruté par concours est appelé « non-titulaire » (ex. contractuel).

[4] Article VI de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 intégré au préambule de la Constitution du 4 octobre 1958.

[5] Certains concours sont également sur titres ou encore sur titres avec épreuves.  

[6] Dans le Journal officiel (JO) de la République française ou dans des supports de la presse quotidienne régionale.

[7] Ces documents entrent dans le champ d'application de la Loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public.

[8] Le contentieux lié aux concours, Bruno Cohen-Bacrie, Techni.Cités, n°177, 23 octobre 2009.

[9] Voir infra

[10] CE, 10 avril 2009, n° 311888  

[11] www.fonction-publique.gouv.fr-être fonctionnaire-concours.

[12] www.cnous.fr

[13] Voir contacts 

[14] Les collectivités locales font paraître certaines offres d'emploi dans la presse : La gazette des communes, la lettre du cadre territorial, le Monde, Télérama...  

Sandrine BOTTEAU  

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