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Concours et recrutement : les 5 chiffres à retenir en 2020

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Vous vous destinez à la fonction publique (d’État, territoriale ou hospitalière) en 2020. Partir bien informé, est un gage de cohérence dans votre candidature. Voici les 5 chiffres clés, issus de l’édition 2019 du rapport annuel sur l’état de la fonction publique.

La fonction publique en 2020 : 5,526 millions d’agents publics…

La dernière édition du rapport annuel sur l’état de la fonction publique, parue au mois d’octobre 2019, fournit l'ensemble des données et analyses sur les ressources humaines des trois versants de la fonction publique (État, territoriale ou hospitalière).
On y apprend que la FP compte plus de 5,526 millions d’agents publics (fonctionnaires ou contractuels), soit 20% de l’emploi en France. Parmi ces agents, 9 sur 10 sont en contact direct avec la population…
Tous versants confondus, ce sont plus de 100.000 emplois annuellement pourvus, avec une part belle aux concours. Des concours qui concernent tous les niveaux de diplômes et donnent accès à près de 250 métiers : médecins, infirmiers, aides-soignants, pompiers, chef de service de la police municipale, gardien, animateur, et bien d'autres encore...

…Et une légère hausse de l’emploi public  (+0,8 %)

Cette année encore, l’emploi public connaît une augmentation (+ 0,8 % de manière globale). Dans la FPE et la FPH, les effectifs augmentent pour la troisième année consécutive tandis que dans la FPT, l’emploi s’accroît après deux années de baisse.

L’État recrute majoritairement pour des emplois de catégorie A (emplois de cadres supérieurs - niveau Bac +3 et/ou Bac + 4 ou équivalent – ex. attaché, ingénieur…). Une hausse à l’Etat qui provient principalement des augmentations dans les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Intérieur et de la Justice (+ 600 postes dans l’administration pénitentiaire et + 800 postes pour le judiciaire) en lien avec les priorités gouvernementales : volonté de création de postes dans les secteurs prioritaires de l’enseignement, de la justice et de la défense ou encore pour promouvoir l’apprentissage.

Dans la fonction publique territoriale, l’emploi progresse, en raison, partiellement, du recrutement de contractuels - bénéficiaires de contrats aidés, mais essentiellement dans les établissements intercommunaux dans un contexte de transferts de compétences des communes vers ces établissements. Les emplois augmentent de 2,3 % dans les régions en raison notamment du transfert de la compétence « transport » des départements vers les régions. 

Dans la fonction publique hospitalière, l’emploi augmente de 0,7 % à un rythme plus soutenu que les deux dernières années : + 2 000 médecins supplémentaires, 4 400 agents dans la filière soignante (1 600 infirmiers, 2 100 aides-soignants…) et 500 postes en plus dans la filière administrative.

Des métiers recherchés dans la filière du numérique, de l’immobilier ou de la communication

Dans des secteurs comme le numérique, l’immobilier ou la communication, les managers ne trouvent pas nécessairement les profils dont ils ont besoin au sein de la population de fonctionnaires, et les emplois à pourvoir dans ces domaines sont en concurrence directe avec ceux des entreprises privées sur le marché du travail. Il est de plus en plus complexe de fidéliser les bons profils.

Au sein de l’État, 600 emplois d’ingénieurs en nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont ainsi en permanence vacants, faute de candidats aux concours ou de candidats aux profils spécialisés recherchés.
Pour faire face à cette « pénurie de vivier » et lutter contre la concurrence du secteur privé, où les rémunérations et conditions de travail sont globalement plus attractives, des mesures ont été prises par les ministères pour renforcer l’attractivité de ces filières. Il est prévu, par exemple, de professionnaliser davantage et d’accompagner les employeurs publics recruteurs, mais également, en amont, d’intensifier les pratiques de « sourcing ».

Le PrAB ouvert depuis le 1er janvier 2018

Par ailleurs, la loi du 27  janvier 2017 relative à l’égalité et la citoyenneté instaure la possibilité de recourir au contrat de préparation aux concours de catégories A et B (PrAB). Le PrAB, à l’instar du Pacte, est ouvert, jusqu’au 1er janvier 2024, aux personnes sans emploi souhaitant s’insérer ou se réinsérer dans la vie active, en exerçant un métier de catégorie A ou de catégorie B, en tant qu’agents publics contractuels tout en préparant un concours externe ou 3e voie (ex. attaché, ingénieur, rédacteur, secrétaire administratif, technicien…). Il s’agit d’un contrat à durée déterminée (CDD) de droit public qui permet à son titulaire de bénéficier d’une formation de préparation au concours correspondant à l’emploi occupé.

L’offre de postes issus des recrutements externes diminue encore

Si en 2017, il n’existe pas de recensement complet, le rapport note que les recrutements externes sur concours sont en hausse dans la Territoriale (FPT), alors que les administrations de l’État ont ouvert (seulement) 38 650 postes au concours externe. Le recrutement par concours, considéré comme la « voie royale » pour entrer dans la fonction publique, diminue.

Par ailleurs, le troisième concours, qui permet aux candidats de faire valoir une expérience professionnelle en dehors du secteur public quelle qu’en soit la nature, poursuit sa généralisation avec l’ouverture de cette voie d’accès à un plus grand nombre de corps de la fonction publique de l’État (ex. emplois administratifs de catégorie C). Le nombre d’emplois proposés augmente de nouveau par rapport à l’année précédente (1 329 postes offerts en 2017 après 1 128 en 2016). Une hausse qui concerne notamment les professeurs des écoles et certifiés de classe normale (+122 et 70 emplois supplémentaires).

7,2 candidats présents pour un admis : le taux de sélectivité des concours de l’État baisse

Des concours de moins en moins sélectifs. Avec 7,2 candidats présents pour un admis, la sélectivité de l’ensemble des recrutements externes de la FPE enregistre en 2017 son niveau le plus bas depuis 2001. La sélectivité reste en baisse en 2017 dans toutes les catégories hiérarchiques (A, B, C) : dégradation de la sélectivité des concours de l’ENA  (concours de catégorie A+) (mais avec un redressement en 2018) ;  et des concours des IRA (depuis 2014).

Dans la fonction publique territoriale hors la Ville de Paris, la sélectivité des recrutements sur concours en 2017 se situe à 3,8 candidats présents pour un admis en catégorie A. Elle est légèrement plus forte pour les catégories C avec un candidat admis pour 4,1 présents.

La sélectivité est le rapport entre le nombre de candidats présents et le nombre de candidats admis à un concours. Son évolution est généralement considérée comme un indicateur de l’attractivité des concours. Une explication à considérer toutefois avec prudence. La hausse de l’offre de postes peut, par exemple, expliquer la baisse du taux de sélectivité. De même, l’évolution du chômage a un impact sur la sélectivité plus ou moins fort (par exemple pour les concours de catégories B et C).

1,4 million d’agents contractuels

La hausse de l’emploi public s’explique donc par la croissance du nombre de contractuels. Cela concerne plus d’un agent de la fonction publique sur cinq en 2017 : 1,4 million d’hommes et de femmes.

Entre 2011 et 2017, leur nombre a augmenté en moyenne de 1,1 % par an dans l’ensemble de la fonction publique. Près de 8 contractuels sur 10 exercent leur activité dans la FPE et la FPT. À l’hôpital, leur hausse fait plus que compenser la baisse du nombre de fonctionnaires. Dans la FPE, leur augmentation au ministère de l’Éducation explique en grande partie cette hausse. Dans la FPT, le recours aux contractuels dans les établissements publics locaux (offices du tourisme…) est fréquent, les emplois occasionnels ou saisonniers y étant plus nombreux. Mais la part des contractuels des autres EPA « locaux » (OPHLM, régies…) augmente également ces dernières années.

2019… un recours au contrat facilité

Un mode de recrutement appelé à s’élargir dans les années à venir. Un des objectifs de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019, annoncée par le Gouvernement, comme le texte fondateur d’une véritable « refondation du contrat social avec les agents publics », étant de rendre le secteur public aussi attractif que le privé. La loi offre ainsi la possibilité de recruter directement en contrat à durée indéterminée (CDI), indépendamment du niveau hiérarchique de l’emploi ; donne des libertés nouvelles, tant aux agents qu’aux employeurs publics, et accorde plus de souplesse à l’administration en la matière (ex. indemnisations en fin de contrat…).

Cet élargissement du recours au contrat concerne toutes les catégories d’emplois (A, B et C) et contribue notamment, à garantir la continuité du service public sur l’ensemble du territoire (ex. de territoires les « moins attractifs » : le Nord, l’Est et le Centre de la France).

 

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