Actualité

Concours territoriaux : 6 thèmes à maitriser en 2026

janvier 2026

lien externe vers facebook lien externe twitter lien externe vers Google+
lien externe imprimer lien externe envoi par email

Animateur, attaché, attaché principal, rédacteur, technicien…voici quelques-uns des concours de la fonction publique territoriale qui se dérouleront en 2026. Quels sont les sujets d’épreuve de note de synthèse, de rapport que vous pourriez trouver ? Voici 6 thèmes « pronostic », pour vous aider dans vos révisions et réussir vos concours. 

1. Social - Aggravation de la pauvreté, quels leviers pour les collectivités ? Un thème envisageable en 2026

La pauvreté s’est aggravée en France ces dernières années, avec une augmentation de plus d’un million du nombre de personnes en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale entre 2019 et 2023. 9,1 millions de personnes, soit 14 % de la population française, vivent sous le seuil de pauvreté monétaire (source : INSEE). Si de manière globale la pauvreté s’est accentuée en France, certains publics sont plus fréquemment et plus difficilement touchés, tels que les familles monoparentales (qui constituent un quart des familles avec enfants), tandis que d’autres, tels que les jeunes ou encore certaines personnes en emploi qualifiées de « travailleurs pauvres », incarnent les nouveaux visages de la pauvreté.

Les politiques sociales de solidarité en France sont, depuis les années 2000, passées à des politiques sociales dites « d'activation » : l'allocataire d'une aide ou prestation sociale doit adopter, pour la recevoir, une attitude « active », qui sera contrôlée et sanctionnée par l'administration publique en cas de manquement. 

Les personnes concernées doivent alors emprunter des chemins vers l'effectivité de leurs droits sociaux toujours plus imposés et toujours plus complexes : des procédures administratives de plus en plus dématérialisées, à l’heure où 1 Français sur 2 n’est pas à l’aise avec l’ordinateur (rapport du Sénat sur l’illectronisme du 17 septembre 2020) ; des procédures standardisées qui ignorent les fortes inégalités de situations et de capitaux culturels entre les personnes concernées ; des guichets d’accueil moins nombreux et aux horaires contraints, où la logique d’information sur les droits et d’accompagnement a cédé la place à une logique d’orientation vers les démarches numériques  

Cette complexité, voire ce « fardeau administratif" » entraîne de nombreuses personnes vers le non-recours, la pauvreté, l'exclusion de la société. Plusieurs études constatent qu’aujourd’hui plus de 30 % des Français ne font pas les démarches pour avoir accès aux droits auxquels ils peuvent prétendre, ce qui peut faire basculer les ménages concernés dans la pauvreté ou les empêcher d’en sortir.

Si le Gouvernement Lecornu a annoncé au mois de novembre 2025, la création de la « solidarité à la source » et l'éventuelle future « allocation sociale unique » (ASU), comme de puissants leviers de simplification ; dans ce contexte marqué, d’une part, par une évolution et une diversification sans précédent des besoins sociaux, en plus de l’augmentation de ceux-ci ; d’autre part, par une réduction des moyens des collectivités locales, les collectivités (communes, départements, régions,…) agissent à hauteur de leurs moyens pour promouvoir des actions répondant aux besoins de la population et favorisant l’autonomie des personnes par des réponses globales et concertées avec l’ensemble des acteurs. 

Une des questions du jury pourrait être : « Comment les communes et les intercommunalités peuvent agir pour faciliter l'accès de leurs habitants à leurs droits sociaux ? ». Actuellement, les territoires s’attachent à adapter leurs modalités d'accueil, de communication et d'accompagnement : « lieux d'accueil numérique et solidaire » dans chaque mairie, adaptation du langage utilisé pour communiquer sur les démarches, animations ou encore « camion itinérant » pour aller à la rencontre des habitants. D’autres ont l’appui de dispositifs expérimentaux comme « Territoires zéro non-recours ». Une action de terrain protéiforme qui s'accompagne, dans les territoires expérimentateurs, d'un travail sur les données reposant sur la mobilisation des CAF (source : Localtis). 

Dans son avis du 27 novembre 2024, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) formule 19 préconisations articulées autour de trois axes :

  • Concevoir des politiques publiques respectant les droits fondamentaux,
  • Faciliter l'accès aux aides sociales et assurer l'effectivité des droits sociaux,
  • Améliorer l'accompagnement social, les missions et la formation des agents.

Le jury pourrait donc par exemple vous demander : « Quelle offre d’accompagnement social adapté construire pour mieux coordonner et structurer les réponses apportées aux personnes. (ex. référent de parcours, mise en place du « premier accueil social inconditionnel de proximité ») ? » ; ou encore , « Comment développer des lieux d’accueil physiques pour répondre aux besoins spécifiques des usagers les plus vulnérables (ex. Maisons ou Espaces France Services) ? ». 

2. Évolution des services publics dans les territoires : les nouveaux moyens de paiement 

Les collectivités territoriales doivent répondre à la nécessité de modernisation et d’optimisation des relations avec les usagers pour fournir un service de qualité. Les chèques et le prélèvement (TIP - titre interbancaire de paiement) longtemps emblématiques des paiements administratifs, connaissent un déclin marqué en raison de leur coût de traitement élevé, des délais de recouvrement et des risques de fraude, ce qui pousse les administrations à privilégier des solutions numériques plus sûres et rapides.  

Offrir une gamme étendue de solutions de paiement constitue non seulement une réponse aux usages numériques en constante progression, mais également un levier d’optimisation du recouvrement des recettes.

C’est dans ce contexte que la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) encourage les collectivités à offrir des solutions de paiement adaptées, fiables et inclusives. L’enjeu est double : améliorer la qualité du service public en simplifiant les démarches des usagers de manière inclusive ; sécuriser et fluidifier le recouvrement des recettes, en réduisant les incidents et les coûts de gestion.

Les collectivités territoriales disposent aujourd’hui d’une palette variée de moyens de paiement. Chacun d’eux traduit une étape de l’évolution des pratiques, entre tradition et innovation. Le prélèvement automatique demeure l’outil de prédilection pour les paiements réguliers : il sécurise les recettes et libère l’usager de toute contrainte de calendrier. À ses côtés, le paiement en ligne, via des plateformes comme PayFiP, incarne la modernité et la simplicité, permettant à chacun de régler ses obligations en quelques clics, depuis son domicile ou son smartphone.

La carte bancaire, omniprésente dans les usages quotidiens, reste un moyen pratique et rapide, mais son coût pour les collectivités incite à rechercher des alternatives. C’est dans ce contexte que s’inscrit le virement simplifié, actuellement en phase d’expérimentation et promis à une généralisation en 2026 : il vise à offrir une solution universelle, accessible à tous les détenteurs d’un compte bancaire. Plus ambitieux encore, le projet Wero, attendu à l’horizon 2027/2028, introduira le virement instantané comme une alternative moins coûteuse et plus fluide que la carte bancaire.

Pour autant, la modernisation ne doit pas exclure les publics éloignés du numérique. C’est pourquoi le paiement de proximité, proposé chez les buralistes ou partenaires agréés, garantit une continuité de service. De même, les espèces et les règlements au guichet de la DGFiP subsistent, assurant une accessibilité universelle. 

Pour cette thématique (comme pour le thème 1.), l’accompagnement des usagers est un enjeu central. Les collectivités ne peuvent pas se contenter de mettre à disposition de nouveaux outils de paiement : elles doivent aussi veiller à ce que chacun puisse les comprendre et les utiliser. Elles se doivent d’assurer (dans les axes d’accompagnement) une information claire et accessible, de l’accompagnement humain, mettre en place d’une assistance en ligne, de l’inclusion numérique afin de ne pas laisser de côté les personnes âgées, isolées ou en difficulté avec les outils digitaux. Ainsi, maintenir des solutions traditionnelles (espèces, chèques, paiement de proximité) garantit l’égalité d’accès au service public. Les collectivités doivent enfin, savoir faire preuve de progressivité et de pédagogie. Les nouveaux moyens de paiement (comme le virement simplifié ou Wero, par exemple) doivent être introduits progressivement, avec une phase d’expérimentation et de sensibilisation avant leur généralisation.

Le jury pourra donc vous interroger sur : « Pourquoi diversifier les moyens de paiement ? (Pour répondre aux usages numériques, améliorer l’accessibilité et optimiser le recouvrement) ; « Quels moyens de paiement privilégier ? » ; ou encore « Comment garantir que les nouveaux moyens de paiement ne creusent pas la fracture numérique ? »

À retenir pour l’oral, les nouveaux moyens de paiement illustrent la modernisation des services publics territoriaux. Ils traduisent l’équilibre recherché entre efficacité financière, inclusion numérique et proximité avec les citoyens, et conjuguent : innovation numérique, rationalisation des coûts et souci d’inclusion sociale.

3. Fonction publique territoriale : L’évolution professionnelle des agents en situation de handicap  

Les questions liées aux Ressources Humaines et à la gestion de celles-ci sont récurrentes dans les concours territoriaux : télétravail, conditions de rémunération, lutte contre les discriminations et inégalités ou encore la question de la mobilité et du maintien dans l’emploi sont des sujets qui peuvent être posés en 2026. 

Vingt-et-un ans après l’adoption de la loi fondatrice du 11 février 2005, le paysage de l’emploi public pour les personnes en situation de handicap s’est indéniablement transformé. L’accès à la Fonction publique s’est amélioré grâce aux obligations légales et aux dispositifs d’accompagnement mis en place, ouvrant des portes qui, longtemps, étaient restées closes.

Cependant, si l’insertion professionnelle a progressé, l’évolution de carrière demeure un chemin semé d’embûches. Les données du Défenseur des Droits et l’étude IFOP/AGEFIPH/LADAPT de 2024 en témoignent : 3 personnes sur 4 estiment que leur handicap a freiné leur progression. Ce constat révèle une réalité persistante, celle d’une discrimination encore trop présente, le handicap restant la première cause de différenciation injuste dans le monde du travail.

À cette difficulté s’ajoute un paradoxe : une nouvelle génération de jeunes en situation de handicap, plus diplômés, mieux formés et porteurs d’ambitions légitimes, fait son entrée dans la Fonction publique. Leur présence oblige les employeurs à repenser les parcours professionnels, à dépasser la logique de simple insertion pour construire de véritables trajectoires ascendantes, adaptées et valorisantes.

Les principaux enjeux actuels pour la Fonction publique est d’abord, de transformer le regard des managers, en dépassant les stéréotypes pour reconnaître pleinement les compétences et les ambitions des agents en situation de handicap. L’évolution professionnelle doit être envisagée comme un parcours dynamique, qui ne se limite pas à l’aménagement du poste mais ouvre des perspectives de mobilité, de promotion et de réussite aux concours. Il convient également de combattre les discriminations invisibles, qu’elles prennent la forme de représentations négatives, d’une méconnaissance des besoins spécifiques ou d’un manque de formation des encadrants. L’inclusion doit être pensée dans toutes ses dimensions, qu’elles soient numériques ou organisationnelles, en adaptant les outils de travail, en favorisant le télétravail et en proposant des formations accessibles. Enfin, renforcer l’attractivité de la Fonction publique suppose de valoriser les opportunités de carrière, y compris par voie contractuelle, afin d’attirer une nouvelle génération de jeunes diplômés en situation de handicap, porteurs d’ambitions légitimes.

Le programme Handi’Talents, lancé en 2025 par la DGAFP, illustre une nouvelle étape dans l’accompagnement des agents publics en situation de handicap. Destiné aux agents des trois versants de la Fonction publique, qu’ils soient de catégorie A, B ou C, il propose un accompagnement de six mois mêlant ateliers collectifs, temps de partage d’expériences et séances de coaching individuel.

Son objectif est clair : aider les bénéficiaires à dépasser les freins qui entravent leur évolution professionnelle et leur donner les moyens de se projeter dans des parcours ambitieux. Les managers de proximité sont également associés, afin de soutenir leurs agents tout au long du processus et de devenir acteurs de leur progression.

Expérimental, ce dispositif vise à dégager des enseignements précieux pour enrichir les interventions du FIPHFP et, à terme, offrir un accompagnement plus efficace et plus personnalisé aux agents en situation de handicap dans leur carrière.

En 2026, l’enjeu n’est plus seulement d’ouvrir la porte de l’emploi public aux personnes en situation de handicap, mais de leur permettre d’y grandir, d’y évoluer et d’y trouver une reconnaissance à la hauteur de leurs compétences et de leurs aspirations (l’égalité des chances dans l’évolution professionnelle). La Fonction publique dont la Territoriale, doit devenir exemplaire en matière d’accompagnement, de mobilité et de reconnaissance des compétences des agents en situation de handicap.

« Quels freins persistent dans l’évolution professionnelle des agents en situation de handicap et comment les lever ? » ; « Comment la Fonction publique territoriale peut-elle garantir des parcours professionnels inclusifs et dynamiques ? » ; « En quoi le dispositif Handi’Talents illustre-t-il une nouvelle approche de l’accompagnement professionnel ? » sont quelques-uns des sujets possibles en 2026 en lien avec cette thématique.

4. Jeunesse, Éducation et Sport : Santé mentale des jeunes, quelles propositions pour sortir de la crise ? 

Le Gouvernement a décidé de prolonger en 2026 la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale. Il est un thème transversal qui peut tomber dans les concours territoriaux, car il touche à la fois aux politiques publiques, à l’organisation des soins, aux inégalités territoriales et aux enjeux sociaux. 

Les collectivités doivent être des acteurs de premier plan, en soutenant les structures locales, en favorisant la prévention et en garantissant l’égalité d’accès aux soins.

La santé mentale est aujourd’hui au cœur des préoccupations nationales. Les rapports parlementaires publiés en 2024 et 2025 dressent un constat alarmant : les urgences psychiatriques sont saturées, les inégalités territoriales d’accès aux soins persistent et les troubles psychiques explosent chez les jeunes. En 2024, près de 30 % des 11-24 ans étaient concernés par des risques anxiodépressifs. La crise du Covid-19 a accentué une tendance déjà amorcée au milieu des années 2010.

Les enjeux actuels de la santé mentale consistent d’abord à réduire les inégalités territoriales en renforçant le maillage des centres médico?psychologiques (CMP), des maisons des adolescents et des dispositifs de proximité. Il s’agit aussi de privilégier la prévention plutôt que la médicalisation, en évitant l’hyperspécialisation et l’effet d’étiquetage, au profit d’une approche globale et éducative. Un autre défi majeur est d’accompagner les jeunes en tenant compte des facteurs aggravants tels que l’isolement social, l’absence parentale ou la surexposition aux écrans et aux réseaux sociaux. Dans le même temps, il est indispensable de soutenir les acteurs de terrain – associations, maisons des jeunes, dispositifs d’écoute – qui jouent un rôle essentiel mais restent sous?financés. Enfin, la santé mentale exige un décloisonnement entre les secteurs sanitaire, social et médicosocial afin de construire des parcours fluides et centrés sur la personne, tout en renforçant la gouvernance territoriale pour donner aux collectivités locales un rôle accru dans la coordination des politiques.

Face à la dégradation de la santé mentale, plusieurs pistes d’action ont été avancées. Il s’agit d’abord de créer des centres de crise adossés aux urgences pédiatriques et psychiatriques, afin d’apporter une réponse immédiate aux situations les plus graves. Les parlementaires insistent également sur la nécessité de consolider l’offre existante – médecins généralistes, maisons des adolescents, psychologues, centres médico?psychologiques – plutôt que de multiplier les dispositifs ou de privilégier l’hyperspécialisation.

Dans cette logique, les acteurs de terrain appellent à développer les actions d’ « aller?vers », qu’il s’agisse de sensibilisation, de permanences d’écoute ou de dispositifs mobiles, pour toucher les jeunes et les publics vulnérables là où ils se trouvent. Enfin, plusieurs rapports soulignent l’importance d’une gouvernance territoriale renforcée, permettant aux collectivités locales de coordonner les politiques de santé mentale et d’adapter les réponses aux besoins spécifiques de chaque territoire. 

Les collectivités sont en effet, directement concernées : elles participent au financement des structures médico-sociales, soutiennent les associations locales et doivent répondre aux besoins croissants des jeunes et des publics vulnérables. La santé mentale devient ainsi un enjeu de cohésion sociale et territoriale, au même titre que l’éducation ou la sécurité.

Un des sujets de note de synthèse ou de rapport pourrait être : « Quels leviers pour améliorer la santé mentale des jeunes dans les territoires ? » ; « Comment réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins psychiatriques ? » ; « Quel rôle pour les collectivités territoriales dans la gouvernance de la santé mentale ? » ou « En quoi la santé mentale constitue-t-elle un enjeu de cohésion sociale ? » ou encore, « Comment concilier prévention, accompagnement et lutte contre la médicalisation excessive ? ». 

5. Économie : les collectivités dans l'installation de centres de données dits « Data centers » 

Dans un monde marqué par la multiplication des cyberattaques (sujet du l’examen professionnel d’avancement de grade de rédacteur territorial principal de 1ère classe session 2024) et par la montée en puissance de l’intelligence artificielle, la souveraineté numérique est devenue un enjeu stratégique pour la France. Les data centers, longtemps cantonnés au stockage des données et à l’interconnexion des réseaux, sont désormais indispensables au calcul haute performance et aux nouveaux usages numériques. Leur implantation sur le territoire national est donc considérée par l’État comme un levier essentiel pour bâtir un secteur numérique souverain, résilient et innovant.

Les collectivités territoriales sont au premier rang de cette stratégie. Propriétaires fonciers et porteurs de projets, elles disposent d’un rôle clé dans l’accueil des infrastructures numériques. L’installation d’un data center peut générer des retombées fiscales, dynamiser le tissu économique local et renforcer l’attractivité du territoire. Le guide publié par le gouvernement en 2025 leur fournit un cadre pratique, des repères techniques et une liste d’interlocuteurs privilégiés – DREETS et agences régionales de développement – pour accompagner les projets.

L’État encourage désormais à diversifier la localisation des data centers, jusque-là concentrés en Île-de-France, dans le Nord et autour de Marseille. Les régions disposant de foncier et de capacités électriques abondantes sont invitées à se positionner. Les critères retenus incluent : la disponibilité foncière, le raccordement au réseau électrique, la présence d’infrastructures adaptées, le respect des contraintes environnementales et d’urbanisme.

Une task force de la Direction générale des entreprises a déjà identifié 63 sites favorables, dont quatre bénéficient d’une procédure accélérée de raccordement (« fast-track »).

Les enjeux d’un développement responsable des data centers dépassent les seuls aspects techniques : leur implantation doit s’inscrire dans une logique de sobriété foncière, d’efficacité énergétique et d’intégration territoriale. L’acceptabilité locale demeure un facteur décisif, ce qui rend indispensable une concertation étroite avec les élus et les habitants afin de prévenir tout risque de blocage.

Reste que les procédures administratives et environnementales, souvent jugées trop longues, demeurent un obstacle majeur à l’implantation des data centers. Le projet de loi de simplification de la vie économique, qui devait accélérer ces démarches, reste pour l’heure en suspens. Ce retard illustre toute la difficulté de concilier deux impératifs : d’un côté, la volonté de moderniser rapidement les infrastructures numériques pour renforcer la souveraineté du pays ; de l’autre, l’exigence de respecter les règles de protection environnementale et de garantir une véritable concertation démocratique au niveau local.

En synthèse sur ce thème d’économie les collectivités sont des acteurs incontournables de la souveraineté numérique. L’accueil des data centers sur leur territoire représente une opportunité économique et stratégique, mais suppose une gestion fine des contraintes techniques, environnementales et sociales.

Le jury pourrait donc vous interroger sur : « Quels sont les avantages pour une collectivité d’accueillir un data center ? » ; ou, « Comment concilier attractivité numérique et contraintes environnementales ? ». 

6. Autre thème possible en 2026 : Vieillissement de la population, un défi pour les finances publiques territoriales 

La France connaît une transformation profonde de sa pyramide des âges. Selon l’Insee, la part de la population en âge de travailler (20?64 ans) devrait passer de 55,3 % en 2023 à 50 % en 2070. Cette évolution, liée au vieillissement et à la baisse de la fécondité, entraîne un déséquilibre croissant entre contributeurs et bénéficiaires du système de prélèvements. 

« Les transformations démographiques en cours ont déjà et auront de plus en plus des effets profonds sur les finances publiques. (…) Toutefois, les pouvoirs publics anticipent peu les conséquences budgétaires à venir ». C'est le constat d'un rapport de la Cour des comptes publié le 2 décembre 2025 (source : Vie Publique) . 

Trois grandes conséquences sont identifiées par les juges, tout d’abord, l’impact sur la croissance économique : la diminution du nombre d’actifs réduit le taux d’emploi et la productivité, tandis que l’épargne des personnes âgées ne compense pas la baisse de dynamisme économique ; puis, l’érosion des recettes publiques : moins d’actifs signifie moins de cotisations et d’impôts, ce qui fragilise le financement des politiques publiques ; enfin, la déformation de la structure des dépenses : les retraites, l’assurance?maladie et la perte d’autonomie absorbent une part croissante des budgets, tandis que les dépenses liées à l’éducation et à la famille diminuent.

Le défi pour les collectivités territoriales est grand. Directement concernées par ce basculement démographique, elles devront financer davantage de services liés au vieillissement : établissements pour personnes âgées, dispositifs de maintien à domicile, adaptation de l’habitat, transports accessibles. Dans le même temps, la baisse des recettes fiscales locales liée à la diminution du nombre d’actifs risque de fragiliser leurs équilibres budgétaires.

La Cour des comptes appelle à intégrer la démographie comme un élément systématique de la programmation budgétaire pluriannuelle. Elle recommande d’investir dans la statistique publique et la prospective pour mieux anticiper les besoins ; de repenser la vision collective des âges de la vie, en reconnaissant la période 60?70 ans comme un temps d’activité et de contribution économique ; mais aussi, de préparer dès maintenant le financement de la perte d’autonomie des générations nombreuses nées après?guerre, dont les besoins se feront sentir dès la seconde moitié des années 2020.

Ne pas anticiper reviendrait à (subir) reporter les ajustements nécessaires, au risque de les rendre plus brutaux et plus difficiles à mettre en œuvre. Pour les finances publiques territoriales, le vieillissement de la population est donc à la fois un défi budgétaire et un enjeu de cohésion sociale.

Un des sujets aux concours en 2026 pourrait être notamment dans les spécialités de finances publiques, de répondre à la question : « Quel pourrait être l'impact de l'évolution démographique sur les finances publiques ? » 

À retenir pour l’oral : Le vieillissement n’est pas seulement une question sociale, c’est aussi un enjeu budgétaire majeur. Les collectivités doivent anticiper la hausse des dépenses liées à la dépendance et à la santé, tout en faisant face à l’érosion des recettes. La programmation budgétaire doit intégrer la démographie comme un facteur structurant de l’action publique.

En conclusion, ces 6 thèmes sont à la mode, toutefois, cela ne veut pas dire, qu’ils sont les seuls. 

Prenez bien soin de relire les articles sur les thèmes pouvant « tomber » en 2024 (développement économique des territoires et aménagement foncier ; label et qualité du service rendu ; égalité salariale entre femmes et hommes ; le service public de la petite enfance ; les impacts de la guerre en Ukraine sur les collectivités territoriales ; finances publiques et crise énergétique), et surtout, de suivre l’actualité. 

Pour mieux retenir vos lectures, faites-vous des fiches thématiques et bien sûr, lisez régulièrement la presse spécialisée (ex. Gazette des communes) et nationale (ex. Vie publique ; Localtis).

Pourquoi compléter vos révisions par des travaux corrigés ?... Pour renforcer vos connaissances 

Dernier conseil : gardez à l’esprit que les épreuves sont là pour vous mettre en situation professionnelle ; le traitement des sujets requérant fréquemment, des propositions sur la manière de conduire un projet, pensez à réviser la méthode.

Une préparation, des travaux dirigés ou encore une formation intensive, par exemple, sera pour vous le meilleur moyen d’acquérir non seulement une méthode de rédaction efficace mais également des supports de connaissances à jour. Sous forme d’entraînements, de mises en situation professionnelle, de quizz, de fiches thématiques, notamment, ces préparations spécifiques proposent un suivi rapproché. En bonus, des conseils en direct vous seront prodigués par les intervenants (ex. « A quoi doit servir le brouillon ? Comment rédiger une bonne introduction ?... »).

Bonnes révisions avec Carrières Publiques !

Inscrivez-vous à la newsletter Carrières Publiques !

Merci de renseigner votre e-mail

Les informations à caractère personnel recueillies font l’objet d’un traitement par Carrières Publiques de la société GROUPE MONITEUR, RCS Créteil 403.080.823. GROUPE MONITEUR ou toutes sociétés du groupe Infopro Digital pourront les utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services analogues. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Merci, nous vous confirmons votre inscription à la newsletter Carrières publiques.

Une erreur est survenue veuillez réessayer ultérieurement

×