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Conseils pratiques pour réussir l’oral du concours externe d’ATSEM !

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L’épreuve écrite du concours externe d'agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) terminée, il est temps d’envisager l’admission (concours de catégorie C). Le jour J, vous aurez 15 minutes pour convaincre le jury que, par vos qualités et vos compétences, vous serez « un acteur irremplaçable des classes de maternelles » (selon le Rapport du CSFPT, février 2017). Pour réussir l’épreuve orale d’entretien avec le jury, quelques conseils pratiques peuvent vous aider.

1. Mettez en avant que vous serez un bon professionnel

L’oral est une situation d’échange, ce qui compte, c’est de structurer, d’argumenter vos propos.

L’épreuve orale d’entretien avec le jury du concours externe d'ATSEM donne lieu à beaucoup de préjugés et reste bien souvent entourée de mystères. Les lettres de cadrage permettent de lever une partie des doutes. Elles rappellent bien sûr, le cadre réglementaire : « l'épreuve orale d'admission au concours externe est accessible à ceux qui ont réussi l'épreuve écrite d'admissibilité : elle consiste en un entretien de 15 minutes permettant d'apprécier l'aptitude du candidat et sa motivation à exercer les missions dévolues aux membres du cadre d'emplois, ainsi que ses connaissances de l'environnement professionnel dans lequel il sera appelé à exercer ses fonctions ». Mais au-delà, ces indications permettent de comprendre la commande faite au jury. Ce dernier doit choisir définitivement parmi les candidats qui ont réussi aux écrits, ceux qui correspondent le mieux aux attentes et aux besoins des écoles. Le jury n’a pas le droit à l’erreur. Pas question pour lui de passer à côté du « bon candidat » ou pire en admettant un « mauvais » (qui devra être subi et géré).

L’oral est l’épreuve la plus importante du concours externe d'ATSEM  (coefficient 2). Le jury va devoir évaluer en 15 minutes, comment en tant que futur professionnel, vous vous présentez et vous comportez. Il vous posera donc des questions « de cours » du type : « Qui élit le maire ? Quelles sont les différentes collectivités territoriales ? Y a-t-il des vaccins obligatoires ? » ; ou vous mettre en situation : « Que faites-vous si un enfant vous frappe ? Un enfant a des hématomes. Que faites-vous ? … »

Pour être candidat, rappelez-vous que vous avez le « titre », c’est-à-dire, sauf dérogation, un diplôme spécifique (CAP « petite enfance », « accompagnant éducatif petite enfance » ou une équivalence de diplôme). Le jury a donc la garantie que vous avez la formation adaptée pour le métier d'ATSEM. En revanche, il va chercher à évaluer votre aptitude à assurer vos missions, un peu comme un entretien d’embauche. Au-delà de vos connaissances, à vous de donner le sens de ce projet qui vous mène à la fonction publique territoriale, d’apporter la preuve que :

  • vous avez les qualités humaines et intellectuelles requises pour exercer les missions d’un ATSEM ;
  • vous saurez répondre au mieux aux attentes de votre hiérarchie, aux exigences des enseignants, des enfants, des parents, des collègues, etc.

Par exemple, le travail d’ATSEM est un travail relationnel qui exige une grande maîtrise de soi, une capacité à dialoguer avec les autres, à écouter, à discuter… Vous devez donc veiller à être clair dans votre présentation, sans être rapide, ni trop lent, avoir le souci d'être compris. Il est important aussi, de vous adresser à l'ensemble du jury sans « privilégier » un seul interlocuteur.

2. Travaillez vos réponses…

Le jury doit, par vos propos, pouvoir se faire une idée précise de votre personnalité, quel type de fonctionnaire vous serez : calme, curieux, moderne, quelqu’un qui peut facilement être déstabilisé,… Aussi, il faut avoir bien réfléchi à certaines questions avant de se présenter. En cas de question déstabilisante, il faudra savoir s’en tirer avec le sourire. Le conseil essentiel est de garder son « self-control » le jour de l’épreuve. Pour vous préparer à répondre aux questions du jury, vous pouvez consulter le site Internet du centre départemental de gestion (CDG ou CIG) qui organise le concours, certains CDG ou CIG publient les questions fréquemment posées. La lecture d'ouvrages spécialisés pourra aussi vous aider.

 

Pour vous mettre en condition, dites-vous que le jury est l’équivalent de votre employeur potentiel. Aussi, votre ton ne doit pas être péremptoire. Il est souverain, ne le braquez pas contre vous. Si vous ne devez pas systématiquement être d’accord avec les membres du jury, vous n’avez pas à les contester à chaque fois non plus. Écoutez calmement les questions posées, réfléchissez rapidement et répondez. Mais évitez d’être bref. Les réponses de type « oui » / « non » sans un minimum d’explications, vous feraient perdre des points. Cherchez à argumenter vos réponses par des phrases qui reprendront une partie de la question.

3. …Mais en restant sincère

Mieux vous connaître. C’est un des points essentiels de cette phase du concours. Pour faire son choix, le jury va chercher à en savoir plus sur vous. Comment ? En posant des questions relatives à votre expérience, votre motivation. Le jury pourra vous demander : « Pourquoi voulez-vous devenir fonctionnaire ? Quels stages avez-vous suivis ? Quelle est votre formation ?... ». Des questions simples en apparence mais en apparence seulement. Ce qui compte ici, ce n’est pas de donner des réponses standardisées qu’il suffirait d’apprendre par cœur, ou pire inventées, mais des réponses sincères. Vous pouvez en amont, réaliser une fiche récapitulative de votre présentation que vous pourrez consulter en attendant d’entrer dans la salle du concours. Mais il n’est pas question, bien entendu, d’apporter cette fiche et de la lire pendant l’épreuve.

4. Sachez gérer votre stress, vos émotions…

Quand vous sortirez de la salle d’épreuves, le jury devra être convaincu que c’est vous, et pas un autre, qu’il doit choisir.

Le jour J est arrivé. Vous allez d’abord attendre dans un couloir que l’on vienne vous chercher. Être tendu, avoir le « trac » est tout à fait fréquent. Le jury le sait et en tient compte dans la note. On vous appelle ? C’est à votre tour. N’oubliez pas que la première impression compte beaucoup. Votre apparence vestimentaire doit être soignée et vous devez portez des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise. L’épreuve démarre dès que vous entrez dans la pièce. Vous devez sourire et saluer tous les membres du jury, avant de vous asseoir. Pour bien vous préparer à entamer ces premières minutes cruciales, des exercices très simples de respiration ou de sophrologie pourront vous aider à entrer concentré mais souriant.

Installez-vous, posez vos mains à plat sur la table et n'y pensez plus. Évitez de porter des bracelets si vous « parlez avec les mains ». Il est important aussi de vous adresser à l'ensemble du jury sans « privilégier » un seul interlocuteur, même si un seul prend la parole et semble diriger la conversation : la note est attribuée de manière collégiale, selon une grille établie par le jury.

5. …Et le temps de l’épreuve

Le jury pourra poser des questions théoriques « de cours » ou vous  « mettre en situation ».

Enfin, le jury attend que vous soyez capable de ne pas vous perdre dans les détails, de distinguer l'essentiel de l'accessoire afin de bien gérer votre temps. Préparez-vous avec des exercices. Il est important de connaître la réalité de l’épreuve pour ne pas être surpris ou décontenancé le jour J.

Vous pouvez suivre une formation en communication orale. Un certain nombre de préparations organisent également des oraux fictifs (service complémentaire "entrainement à l'oral"). Pas de centre de formation ? Vous pouvez vous organiser des oraux avec des fonctionnaires, ou simplement des amis ou d’autres préparants, en recourant à des enregistrements, avec ou sans webcam, pour observer votre comportement… Faites le point régulièrement sur les progrès que vous avez réalisés. Cela participera à développer votre confiance en vous.

Dernier conseil : A la fin de l’épreuve, n’oubliez pas dire au revoir au jury, avec un grand sourire avant de vous en aller d'un pas assuré…

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