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Et si vous… receviez une bourse pour préparer votre concours ?

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Tenter un concours pour devenir un cadre (de catégorie A ou B) de la fonction publique ? Pas toujours facile quand on est demandeur d’emploi ou étudiant, aux fins de mois difficiles. Savez-vous qu’avec l'allocation pour la diversité, l’État peut vous apporter un coup de pouce de 2 000 € ? Point sur ce dispositif renouvelé à la rentrée 2018.

D’une égalité de droit vers une égalité de fait

Le recrutement constitue une étape clé dans l'organisation de la fonction publique, qu'elle soit d'État, hospitalière ou territoriale. La procédure doit garantir la sélection des meilleurs candidats, en respectant le principe d'égale admissibilité entre les postulants, « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents » (cf. article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789). Autrement dit, en respectant l'interdiction de « toute » discrimination. 

En 2007, partant du constat que sur le terrain, la réalité peut être différente, le gouvernement a décidé de créer l’allocation pour la diversité afin d’attirer dans ses élites, les personnes, pourtant talentueuses, traditionnellement écartées ou de plus en plus éloignées de l'accès à la fonction publique.

Près de 1 500 candidats « méritants » seront aidés en 2018-2019

Plus de 320 000 candidats se sont présentés aux concours externes de la fonction publique d’État, en 2016. Des postulants souvent contraints de travailler pour payer leur loyer, les factures, la nourriture, les livres, les transports, bref…, tous les besoins nécessaires à la vie courante d’un étudiant.

Conscient que la promotion de l'égalité des chances passe aussi par un volet financier, l’allocation, d'un montant de 2 000 euros, a vocation à permettre à des candidats aux ressources modestes, de préparer et passer les concours dans la fonction publique dans des conditions matérielles satisfaisantes. Près de 10 000 d’entre eux en ont déjà profité.

Plus précisément, ces allocations ciblent (source : extraits de la circulaire du 12 juillet 2018) :

  • les étudiants intéressés par les carrières de la fonction publique, préparant un ou plusieurs concours, notamment ceux qui sont inscrits dans les instituts de préparation à l’administration générale (IPAG) et les centres de préparation à l’administration générale (CPAG) ou ceux qui s’engagent à suivre une préparation mise en place à cet effet par des écoles du service public ou des employeurs publics (ex. élèves d’une des 27 classes préparatoires intégrées - CPI : 18 en catégorie A et 9 en catégorie B) ;
  • les personnes sans emploi préparant un ou plusieurs concours ;
  • mais aussi les candidats se préparant seuls, sous réserve que ces derniers s'engagent dans un processus de « tutorat ». Bon nombre de préfectures ont d’ailleurs constitué et formé un « vivier » de tuteurs volontaires. L’accompagnement s’effectue par des élèves ou anciens élèves des écoles du Réseau des écoles de services publics (RESP) mais également par des fonctionnaires volontaires qui exercent des fonctions proches ou identiques à celles exercées par un agent du corps correspondant au concours préparé ou ayant récemment préparé des concours. Sur le plan formel, candidat et tuteur signent une charte qui oblige chacun.

Si certains trouveront que cette aide est réservée à un trop petit nombre, que la part des allocataires « CPI » (jusqu’à 50%) est trop importante et les quotas par région discutables, ce financement a le mérite d’exister. Cette année encore, 1 494 allocations vont être servies.

Les critères d’attribution : revenus modestes, situation sociale…

3 volets sont pris en compte comme critères d’attribution de l’allocation : les ressources du demandeur et sa situation sociale (ou celle de ses parents s’il en dépend encore) ; le mérite lié à son parcours antérieur ; sa motivation pour intégrer la fonction publique. Chaque rubrique comptabilise un certain nombre de points et permet d'établir un classement de bénéficiaires.

Les revenus retenus pour le calcul du droit à l'allocation sont ceux perçus durant l’année précédente par rapport à l’année de dépôt de la demande. Pour la rentrée 2018/2019, le plafond de ressources annuel est de 33 100 € pour un candidat sans enfant à charge (0 point de charge), par exemple. Des points sont aussi attribués en fonction des difficultés d'origine matérielle, familiale ou sociale que le candidat a rencontrées (ex. pupille de la nation ou bénéficiaire d’une protection particulière, avec un ou plusieurs enfant(s) à charge, parent isolé…).

Mais aussi mérite et… motivation

S’agissant du mérite du candidat lié à son parcours antérieur, entrent en considération : l’obtention d’une mention obtenue aux diplômes (ex. Brevet des collèges et BAC pour un candidat préparant des concours de catégorie B ; BTS ou DUT pour un préparant aux concours de catégorie A), l’absence de redoublement, une éventuelle scolarité dans un QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville) ou une ZRR (zone de revitalisation rurale).

Quant à sa motivation à intégrer la fonction publique, le candidat doit la mettre en avant à l’aide de sa lettre de motivation, de préférence manuscrite, d'une ou 2 pages et de son CV. Cet exercice d’écriture doit servir à expliquer son parcours scolaire (ex. aucun redoublement, réussite du Bac sans « oral de rattrapage », voire avec mention...), son assiduité en tant qu'élève, ses choix d'étude, sa situation sociale mais aussi, son projet professionnel.

Dernière information utile : Pour cette année, les dossiers de candidature doivent être déposés pour le 28 septembre 2018 au plus tard auprès de la préfecture de la résidence du candidat.

Un jury sélectionnera (courant octobre/novembre), les bénéficiaires parmi les personnes éligibles. En cas d’accord, une convention financière est signée entre le candidat et la préfecture entraînant un premier versement (de 1 000 €) avant la fin de l’année civile (vers décembre), puis, un second (de 1 000 €) après vérification, toujours par la préfecture, de l’assiduité de l'allocataire.

En cas de réussite à un concours, même en cours d’année, la totalité de l’allocation est versée. En revanche, tout allocataire qui se désiste ou renonce, doit rembourser le ou les versements dont il a pu bénéficier.

L'allocation pour la diversité est donc un vrai coup de pouce. Elle permet aussi de préparer non pas un mais deux ou trois concours… De quoi, tout de même, se projeter dans ses futures fonctions un peu plus sereinement.

Voir aussi : Faire financer sa préparation - Livre Blanc

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