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Examen professionnel de technicien principal territorial : A l’écrit, mettez toutes les chances de votre côté !

novembre 2018

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Les prochaines épreuves de l’examen professionnel de technicien principal territorial commencent au mois d’avril 2019. Avec un taux de réussite par spécialité qui dépasse rarement les 20%, pas de secret : pour réussir, chaque détail compte. Voici donc quelques conseils pratiques, pour être paré à toute éventualité le jour de l’épreuve écrite et avoir les bons réflexes.

L’unique épreuve écrite d’admissibilité de l’examen professionnel de technicien principal vise à sélectionner les techniciens principaux qui, face à la complexité croissante de l’exercice des politiques publiques, sauront se montrer stratégiques, notamment dans leur capacité à donner du sens et faire des propositions réalistes, adaptées au contexte.

1.    La veille : Se remettre en tête ce que le jury attend de vous

Habitué au travail en transversalité avec les services techniques, votre expertise technique est solide et vous maîtrisez le suivi de l’ensemble de vos dossiers. Vos compétences et aptitudes managériales vous permettent de vous projeter vers des postes avec plus de responsabilités.

Vous allez avoir 3 heures pour rédiger un rapport technique avec des propositions opérationnelles portant sur la spécialité choisie au moment de votre inscription parmi les 10 possibles :
 

  • Bâtiments, génie civil
  • Réseaux, voiries et infrastructures
  • Prévention et gestion des risques, hygiène, restauration
  • Aménagement urbain et développement durable
  • Déplacements, transports
  • Espaces verts et naturels
  • Ingénierie, informatique et systèmes d'information
  • Services et interventions techniques
  • Métiers du spectacle
  • Artisanat et métiers d'art.

Ce rapport apportera la preuve aux correcteurs que vous avez les aptitudes et qualités humaines et intellectuelles indispensables pour devenir un  technicien territorial principal et que vous saurez répondre au mieux aux attentes des décideurs, des agents que vous encadrerez et des usagers du service public.

Pour être prêt le jour de l’épreuve et ne pas vivre l’angoisse de la page blanche, vous vous êtes organisé une bonne préparation en amont avec un planning de révisions plusieurs mois à l’avance, vous avez sacrifié des soirées, voire des week-ends entiers, lu les ouvrages et revues appropriés et construit des fiches pour éviter les impasses.

Hors de question de flancher si près de votre but. La veille de l’examen, relisez la note de cadrage voir un des derniers rapports des jurys : ces documents vous rappelleront que cette épreuve est « professionnelle ». Il s’agit donc de vous mettre en situation, de faire une analyse précise du cas présenté. Il s’agit toujours de sujets d’actualité pour les collectivités territoriales.


Exemples par spécialité :

  • « Métiers du spectacle » : mise en place d’une démarche “Eco-responsable” lors d’un spectacle pyroscénique ; organisation d’évènements (type festivals) dans un contexte d’état d’urgence ;
  • « Espaces verts et naturels » : création, aménagement et gestion d’une zone humide artificielle située sur un site communal délaissé en bordure de la rivière ;
  • « Déplacements, transports » : problématique du stationnement de surface en centre-ville et mise en place d’un nouveau plan de stationnement intégrant une gestion par horodateur

(source :  cdg69.fr   - sessions 2015 & 2017).


Cette épreuve comporte un programme précis par l’arrêté du 15 juillet 2011. Quelle que soit la spécialité, la connaissance des moyens juridiques d’action des collectivités territoriales ; des acteurs institutionnels  ; de la commande publique ; des relations entre l’administration et les administrés ; la gestion managériale ; l’accessibilité des services publics et l’information des usagers ; l’évaluation des politiques publiques… est à maîtriser. Enfin, ayant à l’esprit que le traitement des sujets requiert fréquemment de la part du candidat des propositions sur la manière de conduire un projet.

Le rapport comporte ainsi deux parties distinctes – première partie : analyse / seconde partie : propositions, chacune notée sur 10 points (Exemple « Bâtiment, génie civil » : première partie du rapport technique : Les phénomènes de moisissures et d’humidité – seconde partie : Un plan d’action permettant de réduire ces phénomènes dans les logements dont le technicien principal a la gestion).

La première partie, doit être exclusivement rédigée à l’aide des éléments du dossier (20/ 30 pages), avec une identification des problèmes à résoudre, une mise en valeur des grands principes qui sous-tendent les problèmes et, une seconde partie, qui présente des propositions opérationnelles pertinentes : cadre juridique, financier, ressources humaines, orientations politiques, expériences éclairantes conduites par différentes collectivités territoriales. Vous devez alors sortir du dossier, mobiliser vos acquis ou encore trouver des exemples pour rendre les propositions plus opérationnelles encore. Au besoin, vous pouvez élaborer des schémas, tableaux, graphiques, esquisses… mais ce rapport doit être suffisamment rédigé.

2. Votre méthode : « Être professionnel »

Gardez cela en mémoire : le jury cherche à retenir des candidats aptes à se projeter dans des fonctions d’encadrement d’équipes, en mode hiérarchique ou en mode projet, notamment au travers de certaines mises en situation professionnelles. Votre méthode, c’est : « être professionnel ».

Le jury attend que vous soyez dans une posture d’aide à la décision pour les élus ou votre hiérarchie. Savoir faire la synthèse d’un mode opératoire sans répondre à la commande ne saurait être suffisant. Inutile également de « tout mettre » si votre copie n’as pas « d’opérationnalité ». Pour être bon, votre rapport doit donc être suffisamment technique, comporter des propositions très concrètes, mettant en valeur le rôle et impact d’une mesure sur les services et les objectifs d’un projet par exemple. 

3. Début des épreuves : Bien lire (et relire) le sujet proposé

Le « jour J » tant attendu est arrivé. Le temps défilant à une vitesse grand V, pour aller au bout de l’épreuve, vous devez être proactif, maître du sujet et ne pas vous laisser submerger.

Face au sujet, il faut passer à l’action dès les premières minutes. En revanche, inutile de se précipiter à écrire avant d’avoir compris ce qui est demandé et ce qu’attend le correcteur. Commencer par bien lire (et relire) le sujet proposé. Chaque mot qui le compose a son importance. Le rapport vise d’abord à informer rapidement et efficacement l’autorité hiérarchique, sur les problématiques essentielles du sujet et s’inscrit dans un processus de prise de décision. Le sujet n’est pas fait pour obtenir des oui ou des non, ce serait trop simpliste. L’épreuve est là pour vous faire formuler un développement d’arguments compréhensibles et étayés. Vous devez donc construire votre réflexion (ex. en identifiant la problématique, etc.). Le plan que vous allez bâtir ensuite, va être la représentation matérielle de votre logique.

4. Un bon rapport respecte les règles formelles de présentation

Toute bon rapport doit respecter un certain formalisme : timbre, destinataire, objet (ex. : La mise en place d’un parapheur électronique dans la commune de…), informations figurant en première page du sujet, références (celles des principaux textes juridiques ou officiels fondant, le cas échéant, votre rapport).

Mais il doit aussi avoir une introduction unique pour les deux parties. Vous pouvez la faire en une phrase avec l’annonce de votre plan, mais vous comprendrez alors que votre rapport ne sera pas suffisant pour passer l’admissibilité.

Prendre le temps de faire une introduction de qualité, d’une vingtaine de lignes, en utilisant le vocable approprié, c’est là encore, la marque que vous êtes professionnel car vous cherchez à vous exprimer en tant que tel. Une bonne introduction comporte trois parties : le contexte du sujet, la problématique soulevée et l’annonce du plan. Elle doit donner envie au correcteur d’aller plus loin dans la lecture de la copie, mais également, de démontrer comment vous travaillez.

5. Franchissez pas à pas l’épreuve : 5 points clés

Pour réussir cette épreuve, 5 points sont essentiels à avoir en tête :

  • rendre un travail achevé. Sans ce premier point, pas de bonne note possible. Et cela quelle que soit la qualité du reste ;
  • traiter le sujet en se situant dans une démarche d’aide à la décision voire, de mise en œuvre d’un projet. Vous ne pouvez pas vous contenter de faire allusion à des textes ou des informations contenues dans le dossier. Votre lecteur ne dispose pas de ce dossier, il n’a que votre rapport pour comprendre ;
  • structurer vos réponses en argumentant de façon claire et synthétique sur les avantages et inconvénients des solutions proposées ;
  • apporter un contenu de qualité en maîtrisant le vocabulaire spécifique ;
  • savoir être concis et équilibré : 5 à 6 pages sont nécessaires et suffisantes.

Autre remarque : abandonnez toute signature ou parafe en fin de rapport afin d’éviter une rupture d’anonymat et être éliminé.

Reste l’éternelle question du rapport : «  Dois-je conclure ? » Pas d’obligation ici. Mais, ayez conscience qu’aucun correcteur n’enlève des points à un candidat qui en fait une. Mieux, votre conclusion peut vous faire gagner des points, si elle sert à finaliser votre écrit. Elle peut aussi donner au correcteur l’impression que vous allez toujours au bout de la commande qui vous est faite.  

Les trois heures se sont volatilisées ?! Voici déjà les cinq dernières minutes. Soignez les dernières phrases et prenez le temps de vous lire. Une bonne copie commence par un devoir où l’orthographe et la présentation sont soignées. 

Dernier conseil : Conditionnez votre esprit à penser positivement et gardez confiance ! Au besoin, imaginez-vous le jour des résultats, admis à l’oral, sourire aux lèvres…

 

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