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Fonction publique : les 5 chiffres clés à retenir en 2022

janvier 2022

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En 2022, vous envisagez de rejoindre ou d’évoluer au sein de la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière. Effectif, recrutement, taux de sélectivité, réformes et chantiers RH en cours sont des données à avoir en tête avant de se présenter à concours ou un examen professionnel… Voici les 5 chiffres clés, issus de l’édition 2021 du rapport annuel sur l’état de la fonction publique et les statistiques de la DGAFP.

La fonction publique : 5,7 millions d’agents publics

Selon la DGAFP (Direction générale de l'administration et de la fonction publique), la fonction publique emploie 5,7 millions d’agents au 31 décembre 2020 (Source :  L’emploi dans la fonction publique en 2020 DGAFP - premiers résultats décembre 2021).

Le confinement lié à la crise sanitaire en raison de la pandémie de COVID-19 a conduit à une chute temporaire de l’emploi au 2e trimestre 2020 avec un recul des emplois courts de contractuels et vacataires, conséquence d’un « gel des embauches », qui n’a pas forcément été choisi par les employeurs publics mais pu être subi du fait des restrictions sanitaires (dans les collectivités territoriales : régions, départements, communes et EPCI et dans l’enseignement).

L’emploi public connaît une augmentation : +0,6% sous l’effet, notamment, de la contractualisation d’anciens bénéficiaires de contrats aidés

Cette année encore, l’emploi public connaît une augmentation : +0,6% (soit 33 700 agents de plus qu’un an auparavant), une hausse plus soutenue qu’entre fin 2018 et fin 2019 (+0,3%) (Source : Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2021).

Ces nouveaux agents sont régulièrement un peu plus nombreux que les sortants, ce qui permet à l’emploi public de progresser au même rythme que l’emploi total en France ces dix dernières années.

A l’État, les effectifs continuent d’augmenter sous l’effet notamment de la contractualisation d’anciens bénéficiaires de contrats aidés au ministère de l’Éducation nationale. L’augmentation de l’emploi dans la FPE est portée par quatre ministères prioritaires dans le projet de loi de finances (Éducation, Intérieur, Armées et Justice). Les ministères de l’enseignement gagnent 21 000 postes, celui de l’Intérieur 2 200 postes, celui des Armées 1 700 postes et celui de la Justice 800 postes. L’État recrute majoritairement pour des emplois de catégorie A (emplois de cadres supérieurs - niveau Bac +3 et/ou Bac + 4 ou équivalent – ex. attaché, inspecteur, ingénieur,…).

Dans la Territoriale, l’emploi progresse aussi, en raison, partiellement, de la transformation de 11 700 contrats aidés en contrats de droit public. Ces évolutions sont également en partie portées par la fusion du département de Paris et de la commune de Paris. En 2019, la Ville de Paris qui découle de cette fusion est classée dans les communes. Ainsi, à périmètre constant, c’est?à?dire en considérant les effectifs du département de Paris dans les communes en 2018, l’emploi est stable dans les départements et augmente de 0,2 % dans les communes.

Dans la fonction publique hospitalière (FPH), l’emploi augmente de 0,4 % à un rythme moins soutenu que les dernières années. Dans ce versant, le recrutement sous statut de droit public d’anciens bénéficiaires de contrats aidés contribue moins que dans les deux autres versants à l’augmentation des effectifs (1 700 personnes concernées). Comme les années précédentes, l’emploi augmente plus vite dans les établissements médicosociaux (2,0%) que dans les hôpitaux publics (+0,2 %). Dans les hôpitaux, par rapport à 2018, la hausse des effectifs est plus soutenue pour les médecins (+2,1 % après +1,2 % en 2018) et le personnel soignant (+0,4 %) que pour le reste du personnel dont les effectifs sont stables.

Enfin, selon l’édition 2021, plus d’un agent de la fonction publique sur cinq est contractuel.
1 124 700 contractuels exactement.

57 % des contractuels sont en contrat à durée déterminée. Dans la fonction publique d’Etat (FPE), le recours aux contractuels au ministère de l’Éducation explique en grande partie leur nombre dans l’ensemble du versant. Dans la fonction publique territoriale (FPT), le recours aux contractuels dans les établissements publics locaux (offices du tourisme…) est fréquent et s’explique par le fait que les emplois occasionnels ou saisonniers y sont plus nombreux. Mais la part des contractuels des autres EPA « locaux » (OPHLM, régies…) augmente également. À l’hôpital, leur hausse fait plus que compenser la baisse du nombre de fonctionnaires.

Concours : 6,2 candidats présents pour 1 admis…Taux de sélectivité en baisse

Les concours externes de la fonction publique continuent d’attirer (seulement) 570 340 candidats en 2019.

L’absentéisme est globalement fort : 2 candidats sur 5 se sont présentés aux épreuves. Une absence aux épreuves qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la gratuité de l’inscription, l’absence de limitation du nombre d’inscriptions à un même concours qui incitent les candidats à s’inscrire même s’ils sont peu motivés ou insuffisamment préparés ; ou encore, l’inscription simultanée à plusieurs concours peut conduire les lauréats d’un concours à renoncer aux suivants.

La sélectivité des recrutements externes globalement diminue à l’Etat, avec 6,2 candidats présents pour 1 admis. Dans la Territoriale, le nombre d’admissions externes sur concours (9 420) a baissé de 17,1 % par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, 54 750 candidats se sont présentés à ces concours externes de la FPT, soit un taux de sélectivité de 5,8 candidats présents pour 1 admis.

2022…

…Un nouvel institut : l’Institut national du service public (INSP)

Pour rapprocher encore davantage l’administration des concitoyens français, le gouvernement entend s’assurer que la fonction publique ressemble davantage à la société. Or, en 2020, 70% des candidats à l'ENA ont un père issu d'une catégorie socio-professionnelle supérieure. 83% des lauréats au concours externe de l'ENA sont passés par la préparation de l'IEP de Paris ou par celle de l'ENS/Paris.

Dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique (mettre le lien), le gouvernement a initié, en avril 2021, une mesure forte symboliquement : la suppression de l’École nationale d’administration (ENA) et la création, au 1er janvier 2022, de l’Institut national du service public (INSP).

L’objectif de cette réforme est à la fois de décloisonner la haute fonction publique, la rendre plus forte, plus ouverte, plus attractive, et de l’ancrer pleinement dans les enjeux du 21ème siècle : écologie, sciences humaines, démographie.

…Des milliers de places « Prépas Talents » et un 4e concours

Enfin, dans le cadre de l’engagement pris en faveur de la jeunesse, le plan Talents du service public mis en œuvre dès la rentrée 2021 (1 700 places), offre de nouveaux cycles préparatoires aux concours de la fonction publique et une voie d’accès spécifique pour intégrer des écoles de service public. Les « Prépas Talents » sont destinées aux étudiants les plus méritants de l’enseignement supérieur pour qu’ils puissent préparer les concours donnant accès aux postes d’encadrement de la fonction publique.

Ces classes préparatoires sont présentes sur tout le territoire, intégrées soit à des écoles de service public, soit à des universités, à des instituts d’études politiques, ou à des CPAG (centres de préparation à l’administration générale) ou IPAG (instituts de préparation à l’administration générale).

Ce dispositif ambitieux s'articule autour de deux objectifs :
- lutter contre l'autocensure face aux concours
- diversifier la haute fonction publique

Enfin, une nouvelle voie d’accès (4e concours) destinée aux élèves des « Prépas Talents » du service public et des classes préparatoires intégrées (CPI) des trois années précédentes est ouverte à titre expérimental entre 2021 et 2024.

Six concours de la fonction publique sont concernés : INSP-Ex ENA, l'Institut national des études territoriales - INET : administrateur territorial, l'Ecole des hautes études de santé publique : directeur d’hôpital, directeur des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, commissaire de police, l'Ecole nationale supérieure de la police et l'Ecole nationale de l’administration pénitentiaire : directeur des services pénitentiaires.

Le nombre de places dédiées à ce concours sera compris entre 10 et 15 % des places offertes aux concours externes.


Retrouvez toutes les préparations aux concours de la fonction publique de Carrières Publiques.

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