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L'essentiel à connaître pour passer le concours d'attaché

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Envie d'un poste avec des responsabilités et de la polyvalence dans la fonction publique ? Les missions d'attaché sont faites pour vous ! Pour cela, il faut décrocher le précieux sésame : Quelles sont les principales stratégies à adopter pour réussir le concours ? Les épreuves ? Pourquoi est-il important de se mettre dans la peau d'un attaché dès sa préparation ?... Réponses et conseils sur ce concours toujours très prisé et d’un bon niveau.
 

Quelques chiffres :


Taux général d’absentéisme : + de 45% tout concours d’attaché confondu (d’administration d’Etat, AAH, territorial).
Dès l’admissibilité : 14% des candidats aux concours d’attaché territorial sont éliminés à l’issue de la composition (note inférieure à 5/20). Et sur l’épreuve de note, la moyenne atteint tout juste 8,5/20 (chiffres CIG Grande Couronne – 2014).
Aux concours d’entrée aux IRA, à peine 1 candidat sur 3 est admis aux oraux. Et seuls 2 sur 5 réussissent (chiffres IRA - 2015).

L’irrésistible attrait du concours d’attaché ? Les conditions pour se présenter

Attaché d'administration pour l'Hospitalière, après passage dans un des 5 instituts régionaux d'administration (IRA de Bastia, Lille, Lyon, Metz et Nantes) pour l'Etat, ou encore « territorial » pour les collectivités (région, département, commune), ce cadre-clé de catégorie A de l’organisation administrative dans les 3 versants de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière), contribue à l’élaboration du travail réglementaire, à la mise en place et au suivi des procédures administratives. Et ce, qu’il soit chargé de missions spécialisées (études, conception et mise en œuvre des politiques publiques) ou bien dans la gestion courante (ressources humaines, affaires financières, gestion des moyens matériels), situé à Paris ou dans une région ou dans un des 101 départements français, qu’il travaille dans un ministère, une collectivité territoriale, un organisme public (ex. Conseil d'Etat), un établissement hospitalier ou scolaire...

Relevant de catégorie A (niveau hiérarchique supérieur), il a aussi, presque toujours, un rôle d’encadrement d’agents : secrétaires d'administration, rédacteurs territoriaux (catégorie B – niveau Bac / Bac +2), adjoints administratifs, agents d'administration (agents d'exécution - catégorie C). A cette richesse des activités exercées, s'ajoute une variété de postes : dans un établissement scolaire, on trouve par exemple, l'attaché d'administration scolaire et universitaire (AASU), chargé de l'intendance, dans une commune de plus de 3 500 habitants, le directeur général des services...

Il y a également des perspectives d'emploi intéressantes. D’ici à 2017, la moitié des 23 700 attachés territoriaux en activité partiront à la retraite. Pas étonnant donc que dans la territoriale, 47 864 inscriptions ont été enregistrées pour plus de 2 660 places (selon le rapport d'activité de la FNCDG 2014 paru en 2015).
Plus de 11 000 postulants (6 217 pour le concours externe pour 345 postes) se sont également inscrits aux concours organisés par les IRA en 2014 (700 postes créés par an au niveau national - selon le guide de la préparation des IRA – 2015).
Et pas moins de 806 candidatures ont été déposées pour tenter de décrocher un des 90 postes d'attaché d'administration hospitalière (AAH) sur la même période (et 95 postes sont ouverts pour 2017).

En fonction de son parcours et profil, il existe différentes voies d’accès au concours d’attaché. Le concours externe (en général 50% des postes) en étant titulaire au minimum d’un diplôme de niveau Bac+3 (Licence, Master) ou d’un titre ou diplôme reconnu comme équivalent. Le concours interne pour les agents déjà fonctionnaires (autour de 30%), et « le concours 3ème voie » pour ceux qui veulent faire valoir leur expérience professionnelle (autour de 20%). Si le niveau licence est requis pour se présenter aux sélections externes, les lauréats de ce type sont de moins en moins nombreux. Comme bon nombre de candidats aux concours de catégorie A de ce niveau (par exemple : élèves attachés des IRA, inspecteurs des impôts et du trésor public, secrétaires des affaires étrangères, ingénieurs d’études), plus d’un sur deux a un diplôme supérieur (Bac +5 généralement ou Bac +4), selon le la DGAFP (« Les recrutements externes dans la fonction publique de l'État et la fonction publique territoriale en 2014 », juillet 2016).

Par ailleurs, pour réussir les épreuves, de solides connaissances de droit sont demandées. Les licences en droit sont donc particulièrement appréciées mais une formation en IEP (institut d'études politiques) assure également un bon bagage au départ. Le candidat qui fait le choix de se destiner à des fonctions plus pointues, aura intérêt à choisir alors un cursus en lien avec ses souhaits (finances, informatique, psychologie...). Le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), organisateur des concours des AAH rappelle, sur son site Internet, que les parents de 3 enfants (mères ou pères), candidats au concours externe, peuvent bénéficier d’une dispense de diplôme.

Mais quelle que soit la voie choisie, les candidats doivent respecter les conditions générales d'accès à la fonction publique fixées à l’article 5 du titre 1er du Statut Général. Les postulants doivent, notamment, être âgés de 16 ans au moins et posséder la nationalité française ou être ressortissants d’un État membre de l’Union Européenne ; être également en règle avec la législation sur le service national en France ou dans le pays où les candidats sont résidents (notamment avoir participé à la journée de défense et de citoyenneté) ; ne pas avoir fait l’objet de condamnations incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées, mentionnées au bulletin n°2 du casier judiciaire ; jouir de leurs droits civiques (droit de vote, d’élection, d’éligibilité) ; et remplir les conditions d’aptitude physique exigées dans l’exercice de leurs fonctions. Enfin, pour la FPH, nul ne peut concourir plus de 3 fois à l’un ou l’autre des 3 concours ni plus de 5 fois au total à l’ensemble des concours.

Les stratégies à mettre en œuvre dès l’inscription

Avec à peine 10% de réussite, se préparer aux concours d'attaché suppose du temps, des efforts considérables et surtout une grande motivation !

Préparer et réussir le concours d'attaché s’envisage comme une compétition sportive : dès l’inscription, il faut concevoir un plan stratégique en fonction du nombre de postes ouverts dans chaque spécialité. Pour cela, il est utile de se rapprocher des centres organisateurs, consulter les règles générales communes à tous les concours (arrêté d’ouverture, date des premières épreuves) et les modalités d'organisation, qui elles, peuvent varier d’un concours d'attaché à un autre.

Dans la FPT, ce sont les centres de gestion départementaux ou régionaux qui, en fonction des besoins en recrutement des collectivités, fixent le nombre de postes ouverts et la fréquence des concours (en général tous les 24 mois). Au moment de son inscription, le candidat sera amené à choisir une des spécialités parmi les suivantes : administration générale ; gestion du secteur sanitaire et social ; analyste ; animation ; urbanisme et développement des territoires (attention, toutes ne sont pas accessibles à chaque concours organisé). Les épreuves d'admissibilité, écrites (cf. infra), font appel à des connaissances très générales (économie, droit, histoire...). Même si la spécialité choisie entre en jeu, c'est surtout à l'oral (donc au stade de l’admission) qu'elle sera importante. Il faut être vigilant au nombre de postes offerts et avoir une véritable appétence pour une des quatre « petites » spécialités (hors spécialité administration générale) car elles n’offrent que très peu de postes. Seuls les candidats experts dans le domaine sont, dans les faits, en mesure de faire la différence car les jurys ne descendront pas sous le niveau requis, même si le vivier de candidatures est plus restreint. Il convient donc de privilégier la spécialité qui offre le plus grand nombre de postes, en se rappelant que l’obtention du concours dans une spécialité ne conditionne aucunement la nature du poste sur lequel sera recruté le futur lauréat. Autrement dit, il est tout à fait possible de réussir le concours dans la spécialité « administration générale » et d’occuper un poste de directeur d’un office HLM.

Côté attaché des administrations (scolaire et universitaire, centrale ou territoriale) de l’État : les concours d'accès aux IRA sont le principal mode de recrutement. Il revient donc aux postulants de contacter l’institut de leur choix (en fonction de la localisation de formation et la région d'affectation souhaitées). Les inscriptions se font en ligne, entre novembre/décembre, les épreuves écrites démarrent en février (dans les 23 centres de métropole et d'outre-mer) et les épreuves orales se déroulent au mois d'avril/mai (dans les IRA).

Enfin, pour le concours des AAH, les inscriptions se font entre février et mars de chaque année, auprès du CNG (à Paris). Les épreuves écrites d'admissibilité des trois concours d'admission se déroulent dans certains centres de formation des élèves directeurs d'hôpital (Basse-Terre, Lyon, Paris, Saint-Denis de La Réunion et Toulouse), mais les oraux ont lieu à Paris.

Pour multiplier ses chances de réussite, rien n'interdit de cumuler les inscriptions. Un choix, que certains candidats font d'ailleurs chaque année, et ce d'autant plus facilement que l'inscription est gratuite. Attention toutefois, il peut parfois être difficile, voir impossible, en raison d'un calendrier fixé nationalement par exemple (c'est le cas pour les IRA), de répondre présent dans plusieurs centres d’épreuves à la fois. C'est ainsi qu'à chaque session de concours d'attaché territorial par exemple, le taux général d’absentéisme dépasse souvent les 40%. En 2014, celui d'AAH a dépassé les 51%, pour atteindre 57% au concours externe.

Des épreuves en relation directe avec les préoccupations des employeurs publics

Avec peu d’épreuves, le concours d'attaché est exigeant : le nombre important de candidats inscrits et le jeu des coefficients n’offrent aucune marge d’erreur.

Si l’absentéisme est fort et la sélectivité en baisse en 2014 (le nombre de candidats présents est en hausse de 48 %, moitié moins que l’augmentation du nombre des postes offerts (+80 %)), la concurrence aux concours de catégorie A reste importante. Et les concours d’attaché n’y échappent pas.

Le nombre réduit d’épreuves - depuis leur refonte en 2008 (pour les IRA) et 2010 - oblige les candidats à faire la différence sur deux à trois épreuves seulement. Un candidat ne peut être admis si la moyenne de ses notes aux épreuves est inférieure à 10/20 après application des coefficients correspondants. Toute note inférieure à 5/20 est éliminatoire.
Dans ce contexte, l’échec à une épreuve baisse considérablement les chances de réussite, le jeu des coefficients ne permettant pas de rattraper les points perdus à une autre épreuve.

Tout concours d'attaché se déroule en deux phases : une phase d’admissibilité, avec une série d’épreuves écrites, et une phase d’admission, avec des épreuves orales et/ou pratiques et une/des épreuve(s) facultatives). La nature et la durée des épreuves sont différentes d'un concours à un autre. Parfois, un programme est fixé par les textes. Il est donc indispensable de connaître ce programme pour préparer efficacement les épreuves. Par exemple, pour les trois concours des IRA, un arrêté ministériel du 27 juin 2016 fixe la liste des thèmes des épreuves d’admissibilité, etc.

Pour les candidats au concours d'attaché territorial, les épreuves en externe ont une visée « opérationnelle ». Aussi, pendant 4 heures à chaque fois, les candidats doivent, pour être admissibles, d'une part, composer sur un sujet d’ordre général « relatif à la place et au rôle des collectivités territoriales dans les problématiques locales » (démocratie, société, économie, emploi, éducation/formation, santé, culture, urbanisme et aménagement, relations extérieures...) afin de permettre au jury d’apprécier, outre les « qualités rédactionnelles des candidats, leur ouverture au monde, leur aptitude au questionnement, à l’analyse et à l’argumentation ainsi que leur capacité à se projeter dans leur futur environnement professionnel » ; d'autre part, rédiger une note administrative à partir d'un dossier soulevant « un problème rencontré par une collectivité territoriale et relatif à la spécialité choisie ».
Pour être admis, les candidats doivent briller lors d'un entretien avec le jury. Pendant 20 minutes, seront appréciées leurs (bonnes) connaissances administratives générales, leur motivation et leur aptitude à exercer les missions dévolues au cadre d’emplois, notamment dans la spécialité choisie. Au delà des connaissances de l'environnement territorial et des préoccupations des maires et président locaux, il est demandé aux candidats de savoir « se démarquer en sortant des approximations ou clichés pour démontrer leur vision « moderne » de ce qu’est la FPT dans son contexte actuel » (cf. Extraits des rapports de jury session 2014). Par ailleurs, une épreuve de langue étrangère (allemand, anglais, espagnol, italien, grec, néerlandais, portugais,…) de traduction d'un texte puis de conversation (15 min – coeff. 1) vient sanctionner la seconde partie du concours.

Les candidats aux IRA au concours externe subissent également deux épreuves écrites d’admissibilité : une composition sur un sujet d’ordre général « portant sur la place des pouvoirs publics et leur rôle dans les grands domaines de l'intervention publique », et des questions à réponse courte portant sur les éléments essentiels du droit public, des questions européennes, de la gestion des ressources humaines, des questions sociales, des finances publiques et de l’économie ( cf. arrêté du 6 juin 2008 modifié par arrêté du 27 juillet 2012). Et l'oral est aussi organisé en deux temps : entretien avec le jury à partir d'un texte ou d'un sujet de réflexion (25 min, coeff. 4), épreuve de langue vivante étrangère (allemand, anglais, espagnol, italien...).

Les épreuves pour l’accès aux trois concours des AAH comprennent 3 épreuves d'admissibilité : comme les deux autres on retrouve l'épreuve de composition portant cette fois, sur un « sujet d’ordre général relatif à l’évolution des idées et des faits politiques, économiques, sociaux et culturels en France et dans le monde permettant d’apprécier l’aptitude du candidat à exprimer sur le sujet proposé, tant une analyse des faits et des événements qu’une interprétation personnelle et argumentée » et la note rédigée à partir d’un dossier portant « sur une question relative à l’organisation et à la gestion dans le domaine sanitaire, social et médico-social » (4 heures – coeff. 4). La 3ème épreuve est une composition de connaissances (3 heures) portant, au choix du candidat, sur le droit hospitalier ou public, les finances publiques, l'histoire, la législation sociale et aide sociale ou encore les sciences économiques. Pour cette 3ème épreuve d’admissibilité, le choix du candidat est irréversiblement fixé lors de la clôture des inscriptions. Ensuite, les candidats subissent 3 épreuves orales : l'entretien avec le jury avec un commentaire de texte portant sur les problèmes sanitaires, sociaux et médico-sociaux contemporains d’actualité suivi d'un échange. Pour cette épreuve, le jury dispose soit du CV du candidat (en externe - avec cursus universitaire et/ou professionnel...), soit pour les candidats au concours interne ou au 3ème concours du dossier constitué en vue de la Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP). Ensuite, les candidats doivent passer une interrogation portant sur l’une des matières à option. Enfin, les candidats ont aussi l'épreuve orale de langue vivante (coeff. 2). Pour augmenter leur chance d'être bien classés, les candidats aux trois concours peuvent demander à subir une épreuve facultative d’admission : une épreuve orale de langue (autre que celle choisie à la 3ème épreuve orale d’admission), de statistiques ou encore une épreuve sportive d’athlétisme et natation.

Réussir de l’écrit à l’oral : « Etre » un futur attaché impliqué et bien préparé !

Clé d'un concours de catégorie A réussi : savoir être « force de proposition » et intégrer l'esprit du service public, sans chercher à tout maîtriser.

Pour réussir un des concours d'attaché, le candidat doit démontrer qu'il est prêt à prendre et à exercer les responsabilités d’un cadre administratif. Ces concours demandent de plus en plus d’implication de la part des candidats. Les jurys affinent leurs critères et deviennent de plus en plus exigeants. La fonction publique cherche à recruter des personnalités ayant la tête bien faite et qui possèdent un certain recul par rapport à leur métier, mais aussi vis-à-vis de la société et de ce qui s’y passe. Il est de moins en moins bien perçu qu’un candidat ne sache pas ce qui se passe, ne serait-ce qu’un peu, en France, en Europe ou dans le monde. La préparation sera souvent de longue haleine au vu de la densité du programme. Il faut beaucoup de temps et d’énergie et surtout une grande motivation.

Les épreuves d'admissibilité sont redoutables, car elles demandent aux candidats non seulement des connaissances législatives et administratives transversales mais aussi des compétences méthodologiques affirmées : sur l'épreuve de composition des attachés territoriaux, près de 14% des candidats ont été éliminés (leur note étant inférieure à 5) à la dernière session et si l’épreuve de la note permet souvent aux candidats d'avoir un résultat plus honorable, la moyenne, toutes spécialités confondues, ne dépassait pas 8,5/20 (chiffres CIG de la Grande couronne – session 2014). Cet exercice réclame une préparation méthodologique (savoir analyser un dossier relativement volumineux et formuler des propositions d’actions dans un temps donné) et un entraînement qui manquent visiblement à de nombreux candidats. Beaucoup éprouvent des difficultés à gérer correctement le temps de l’épreuve, ce qui se traduit souvent par un déséquilibre entre le volet « analyse » de la note et le volet «propositions », alors que ce dernier constitue un élément essentiel de la commande. Mêmes tendances lors de la dernière session du concours d'entrée aux IRA : à peine 1candidat sur 3 a été déclaré admissible aux épreuves orales (concours externe et 3ème concours tout IRA confondu) et à l'issue des épreuves orales, seuls 2 candidats sur 5 ont été déclarés admis (chiffres IRA - 2015).

Généralement, à l'écrit, le jury estime qu'une copie est mauvaise lorsqu'elle manque de profondeur et d’argumentation (ex. catalogue d’idées reçues présentées hors contexte et défaut de mise en perspective, problématique se résumant souvent à de simples reformulations du sujet). C’est une erreur fréquente, mais malheureusement, trop de candidats misent sur la quantité d’informations plutôt que sur leur bon sens et leur capacité de réflexion. A l'inverse, le jury valorise la copie du candidat réussissant à démontrer ce qu'il ferait de cette information dans le cadre de l’exercice professionnel (que faire face à l’évolution des attentes des usagers, à sa tendance consumériste ou encore quelles sont les limites des nouvelles formes de gestion inspirées ou issues du secteur marchand par exemple) et mobilisant ses connaissances pour les mettre au service d’une démonstration (ex. en apportant des cas concrets...). De même, connaître les tenants et aboutissants d’une loi ou d’un fait d’actualité ne suffit pas pour obtenir une note de 15/20 aux concours. Il faut avant tout maîtriser le sens de ce qui aura été appris. Ainsi, il faut apprendre à se faire confiance en révisant moins de masse documentaire, mais en comprenant plus d’informations pertinentes.

S'agissant des oraux, le jury se montre souvent détendu, mettant à l’aise le candidat, même si certaines questions peuvent déstabiliser (ex. à l'oral des IRA : « que vous apporte la musique dans votre vie ? »). La réalité est que la conversation avec le jury est un entretien de recrutement. Dans la majorité des cas, les membres des jurys ne sont pas des professeurs mais des agents de la fonction publique qui sont là pour en recruter d’autres. Pour convaincre, c’est un grade assorti de responsabilités que le candidat doit donc viser et pas simplement une note. Il doit « être » attaché dès qu'il voit le jury. Passera à côté de l’épreuve, celui qui appréhendera l’exercice comme un oral de Bac ; à contrario, en s’appuyant sur ses forces (expériences professionnelles chargées de sens), sur sa vraie motivation, le candidat persuadera davantage.

Pour mettre toutes ses chances de son côté, deux méthodologies s’offrent aux candidats : soit se préparer seul grâce aux annales et aux manuels de préparation, soit solliciter le soutien d'un organisme de préparation avec des entraînements à la maison ou une formation / un stage « présentiel(le) » dans un IEP ou un IPAG (Institut de préparation à l'administration générale), par exemple. Les préparations « en présentiel » peuvent ici s'avérer d'une grande aide car elles permettent de découvrir les formats d'épreuves, avec les professeurs, de comprendre les attentes spécifiques du concours, d'être régulier et suivi tout au long de sa préparation.

Depuis 2009, chaque IRA propose une classe préparatoire intégrée (CPI) pour les candidats répondant à certains critères et qui préparent le concours externe. 25 places sont offertes par IRA pour une préparation qui dure 7 mois environ. Ces CPI permettent d’aider les candidats de conditions modestes (plafond de ressources fixé à 33 100 euros pour la session 2016/2017, domiciliation, etc.), d’offrir un soutien pédagogique renforcé, un appui financier et un accompagnement particulier. Un soutien identique est offert aux candidats aux AAH. Le taux moyen de réussite depuis la création de la CPI est de 73%. Par ailleurs l'EHESP de Rennes organise, pour les « admissibles », des préparations à l’oral axées sur des conférences d’actualités et des entraînements aux oraux (culture générale, matières techniques, langues). De même, les futurs candidats souhaitant assister aux épreuves orales des concours administratifs sont invités à faire la demande auprès du CNG.

Dans le contexte actuel, où l’on attend de plus en plus des services publics, être un bon élève devant un jury ne suffit pas. Les attachés sont des managers qui doivent savoir conduire le changement, avoir le sens de l’autorité, de l’organisation ainsi qu’une grande rigueur. Spécialistes, ils doivent aussi être adaptables et avoir une bonne culture générale. Le contact avec les élus et les acteurs des politiques publiques demande un réel attrait pour la « chose publique », une certaine diplomatie et la capacité à mettre en œuvre, de manière totalement neutre, les politiques décidées par les organes délibérants. Aux futurs lauréats donc de démontrer... leur professionnalisme !

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