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Les points essentiels pour passer le concours d'attaché

avril 2022

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Quelles sont les principales stratégies à adopter pour réussir le concours d’attaché de la fonction publique ? Pourquoi est-il important de se mettre dans la peau d'un manager, d’un cadre polyvalent pour bien aborder l’épreuve d’entretien avec le jury ?... Réponses et conseils sur ce concours de catégorie A toujours très prisé et d’un bon niveau.

Avant de se lancer…

Pourquoi le concours d’attaché attire-t-il toujours autant de candidats ?

Attaché d'administration pour l'Hospitalière (AAH), après passage dans un des 5 instituts régionaux d'administration ( IRA de Bastia, Lille, Lyon, Metz et Nantes) pour l'Etat, ou encore « territorial » pour les collectivités (région, département, commune et leurs établissements), ce cadre-clé de catégorie A (niveau Bac +3) de l’organisation administrative dans les 3 versants de la fonction publique (Etat, territoriale, hospitalière), contribue à l’élaboration du travail réglementaire, à la mise en place et au suivi des procédures administratives. Et ce, qu’il soit chargé de missions spécialisées (études, conception et mise en œuvre des politiques publiques) ou bien dans la gestion courante (ressources humaines, affaires financières, gestion des moyens matériels), situé à Paris ou dans une région ou dans un des 101 départements français, qu’il travaille dans un ministère, une collectivité territoriale, un organisme public (ex. Conseil d'État), un établissement hospitalier ou scolaire...

Hiérarchiquement supérieur, il assure des fonctions de direction et, presque toujours, d’encadrement d’agents : secrétaires d'administration, rédacteurs territoriaux (catégorie B – niveau Bac / Bac +2), adjoints administratifs, agents d'administration (agents d'exécution - catégorie C). A cette richesse des activités exercées, s'ajoute une variété de postes : dans un établissement scolaire, on trouve par exemple, l'attaché d'administration scolaire et universitaire (AASU), chargé de l'intendance, dans une commune de plus de 3 500 habitants, le directeur général des services...

En 2022, les perspectives d'emploi d’attaché sont toujours très intéressantes. De nombreux attachés territoriaux en activité auprès des administrations locales partiront à la retraite. Les postes d’encadrement et des services administratifs comptables et financiers (FPE, FPH) à pourvoir seront, eux aussi, nombreux. 

Quelles sont les conditions pour se présenter au concours d’attaché ?

En fonction de son parcours et profil, il existe différentes voies d’accès au concours d’attaché. Le concours externe (en général 50% des postes) en étant titulaire au minimum d’un diplôme de niveau Bac+3 (Licence, Master) ou d’un titre ou diplôme reconnu comme équivalent. Le concours interne pour les agents déjà fonctionnaires (autour de 30%), et « le concours 3ème voie » pour ceux qui veulent faire valoir leur expérience professionnelle (autour de 20%).

Si le niveau licence est requis pour se présenter aux sélections externes, les lauréats de ce type sont de moins en moins nombreux. Comme bon nombre de candidats aux concours de catégorie A de ce niveau (par exemple : élèves attachés des IRA, inspecteurs des impôts et du trésor public, secrétaires des affaires étrangères, ingénieurs d’études), plus de 62 % disposent d’un diplôme de niveau Bac+5 ou d’un doctorat, selon le la DGAFP (« Les recrutements externes dans la fonction publique de l'État et la fonction publique territoriale en 2019  » , 2021).

Mais quelle que soit la voie choisie, les candidats doivent respecter les conditions générales d'accès à la fonction publique fixées à l’article 5 du titre 1er du Statut Général. Les postulants doivent, notamment, être âgés de 16 ans au moins et posséder la nationalité française ou être ressortissants d’un État membre de l’Union Européenne ; être également en règle avec la législation sur le service national en France ou dans le pays où les candidats sont résidents (notamment avoir participé à la journée de défense et de citoyenneté) ; ne pas avoir fait l’objet de condamnations incompatibles avec l’exercice des fonctions envisagées, mentionnées au bulletin n°2 du casier judiciaire ; jouir de leurs droits civiques (droit de vote, d’élection, d’éligibilité) ; et remplir les conditions d’aptitude physique exigées dans l’exercice de leurs fonctions.

Peut-on se présenter plusieurs fois au concours d’attaché ?

Avant 2021, nul ne pouvait concourir plus de 3 fois à l’un ou l’autre des 3 concours d’AAH, ni plus de 5 fois au total à l’ensemble des concours.

Un décret paru le 28 mars 2021 supprime ces règles afin de rendre la fonction publique « plus ouverte et de renforcer les chances de réussite des candidats » (source : Localtis 2021).

Faut-il suivre une mise à niveau en droit pour réussir le concours d’attaché ?

Pour réussir les épreuves, vous devez savoir que de solides connaissances de droit sont demandées. Les licences en droit sont donc particulièrement appréciées mais une formation en IEP (institut d'études politiques) assure également, un bon bagage au départ. Le candidat qui fait le choix de se destiner à des fonctions plus pointues, aura intérêt à choisir alors un cursus en lien avec ses souhaits (finances, informatique, psychologie...).

Enfin, le centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG), organisateur des concours des AAH rappelle, sur son site Internet, que les parents de 3 enfants (mères ou pères), candidats au concours externe, peuvent bénéficier d’une dispense de diplôme.

Dès l’inscription…

Quelle stratégie mettre en œuvre pour maximiser ses chances de réussite ?

Avec 6 candidats présents pour un lauréat, se préparer aux concours d'attaché suppose du temps, des efforts importants et surtout une grande motivation !

Préparer et réussir le concours d'attaché s’envisage comme une compétition sportive : dès l’inscription, il faut concevoir un plan méthodique en fonction du nombre de postes ouverts dans chaque spécialité. Rapprochez-vous des centres organisateurs et consultez les règles générales communes à tous les concours (arrêté d’ouverture, date des premières épreuves) et les modalités d'organisation, qui elles, peuvent varier d’un concours d'attaché à un autre.

Dans la FPT, ce sont les centres de gestion départementaux ou régionaux qui, en fonction des besoins en recrutement des collectivités, fixent le nombre de postes ouverts et la fréquence des concours (en général tous les 24 mois).

Comment choisir sa spécialité ?

Au moment de votre inscription, vous serez amené à choisir une des spécialités parmi les suivantes : administration générale ; gestion du secteur sanitaire et social ; analyste ; animation ; urbanisme et développement des territoires (attention, toutes ne sont pas accessibles à chaque concours organisé). Les épreuves d'admissibilité, écrites font appel à des connaissances très générales (économie, droit, histoire...). Même si la spécialité choisie entre en jeu, c'est surtout à l'oral - donc au stade de l’admission - qu'elle sera importante.

Soyez vigilant au nombre de postes offerts. Ayez en tête qu’il faut avoir une véritable appétence pour une des quatre « petites » spécialités (hors spécialité administration générale) car elles n’offrent que très peu de postes. Seuls les candidats experts dans le domaine sont, dans les faits, en mesure de faire la différence car les jurys ne descendront pas sous le niveau requis, même si le vivier de candidatures est plus restreint.

Privilégiez la spécialité qui offre le plus grand nombre de postes, en se rappelant que l’obtention du concours dans une spécialité ne conditionne aucunement la nature du poste sur lequel sera recruté le futur lauréat. Autrement dit, il est tout à fait possible de réussir le concours dans la spécialité « administration générale » et d’occuper un poste de directeur d’un office HLM.

Côté attaché des administrations (scolaire et universitaire, centrale ou territoriale) de l’État : les concours d'accès aux IRA sont le principal mode de recrutement. Il revient donc aux postulants de contacter l’institut de leur choix (en fonction de la localisation de formation et la région d'affectation souhaitées). Le calendrier des sessions de concours est généralement celui « Concours de printemps » : inscriptions en décembre-janvier, épreuves écrites en mars, épreuves orales en juin, entrée à l'IRA choisi au 1er septembre, pré-affectation sur le premier poste au 1er mars ; « Concours d’automne » : inscriptions en juin-juillet, épreuves écrites en octobre, épreuves orales en janvier, entrée à l’IRA choisi au 1er mars, pré-affectation sur le premier poste au 1er  septembre.

Enfin, pour le concours des AAH, les inscriptions se font entre février et mars de chaque année, auprès du CNG (à Paris). Les épreuves écrites d'admissibilité des trois concours d'admission peuvent se dérouler dans certains centres de formation des élèves directeurs d'hôpital (Le Gosier (Guadeloupe), Lyon, Rungis/Paris, Saint-Denis de La Réunion et Toulouse), mais les oraux ont lieu à Paris.

Est-il possible de s’inscrire à plusieurs concours ?

Avant 2019, chaque session de concours d'attaché territorial entrainait un taux d’absentéisme dépassant souvent les 40%. Afin de lutter contre ce phénomène, la loi de transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019 et plus particulièrement son article 89, interdit les multi-inscriptions aux concours, et, un dispositif unique d’inscription au niveau national a été mis en place.

L’absentéisme est une plaie qui touche aussi la FPE et l’Hospitalière. Ainsi, en 2017, le taux général d’absentéisme des concours d'attaché d’administration hospitalière a approché les 51% en interne, pour atteindre 54% au concours externe. Une défection que le jury a regretté, n’hésitant pas dans son rapport à souligner : «  la désinvolture de quelques candidats qui n’ont pas signalé leur absence aux épreuves a porté ainsi préjudice à d’autres candidats qui auraient pu avoir des emplois du temps plus adaptés à leurs contraintes » (source : rapport  du président du jury - Concours d’entrée au cycle de formation des élèves-attachés d’administration hospitalière –CNG 2017)

Pourquoi dit-on que les épreuves sont des épreuves « professionnalisées » ?

Avec peu d’épreuves, le concours d'attaché est exigeant : le nombre important de candidats inscrits et le jeu des coefficients n’offrent aucune marge d’erreur.

Le nombre réduit d’épreuves oblige les candidats à faire la différence sur deux à trois épreuves seulement. Un candidat ne peut être admis si la moyenne de ses notes aux épreuves est inférieure à 10/20 après application des coefficients correspondants. Toute note inférieure à 5/20 est éliminatoire. Dans ce contexte, l’échec à une épreuve baisse considérablement les chances de réussite, le jeu des coefficients ne permettant pas de rattraper les points perdus à une autre épreuve.

Tout concours d'attaché se déroule en deux phases : une phase d’admissibilité, avec une série d’épreuves écrites, et une phase d’admission, avec des épreuves orales et/ou pratiques et une/des épreuve(s) facultatives). La nature et la durée des épreuves sont différentes d'un concours à un autre. Parfois, un programme est fixé par les textes. Il est donc indispensable de connaître ce programme pour préparer efficacement les épreuves.

Pour les trois concours des IRA, en lien avec la réforme de la formation, les épreuves des concours d’accès aux IRA ont été réformées par arrêté du 28 mars 2019. Les nouvelles épreuves réduisent la place attachée à la vérification de connaissances et compétences déjà validées au cours du cursus antérieur, notamment pour les candidats externes par l’obtention d’un diplôme. Les épreuves s’attachent davantage à la détection des compétences et aptitudes nécessaires à l’exercice des fonctions d’un attaché d’administration de l’État (compte tenu des apports délivrés par la suite en formation initiale en IRA). Les unités de compétences évaluées, fixées par arrêté du 5 juillet 2019, recouvrent six domaines : conduite de l’action publique, ressources humaines, juridique, pilotage des ressources, management, communication et transition numérique.

Pour les candidats au concours d'attaché territorial, les épreuves en externe ont une visée « opérationnelle ». Vous allez être mis dans des situations portant sur des sujets d’actualité, en relation directe avec les préoccupations des employeurs publics.

Aussi, vous allez devoir pendant 4 heures, pour être admissible, d'une part, composer sur un sujet d’ordre général « relatif à la place et au rôle des collectivités territoriales dans les problématiques locales » (démocratie, société, économie, emploi, éducation/formation, santé, culture, urbanisme et aménagement, relations extérieures...) afin de permettre au jury d’apprécier, outre vos « qualités rédactionnelles, votre ouverture au monde, votre aptitude au questionnement, à l’analyse et à l’argumentation ainsi que votre capacité à vous projeter dans votre futur environnement professionnel » ; d'autre part, rédiger une note administrative à partir d'un dossier soulevant « un problème rencontré par une collectivité territoriale et relatif à la spécialité choisie ».

Pour être admis, les candidats doivent briller lors d'un entretien avec le jury. Pendant 20 minutes, seront appréciées vos (bonnes) connaissances administratives générales, votre motivation et votre aptitude à exercer les missions dévolues au cadre d’emplois, notamment dans la spécialité choisie. Au delà des connaissances de l'environnement territorial et des préoccupations des maires et président locaux, il vous est demandé de savoir « vous démarquer en sortant des approximations ou clichés pour démontrer votre vision  « moderne » de ce qu’est la Territoriale dans son contexte actuel. Par ailleurs, une épreuve de langue étrangère (allemand, anglais, espagnol, italien, grec, néerlandais, portugais,…) de traduction d'un texte puis de conversation (15 min – coeff. 1) vient sanctionner la seconde partie du concours.

Les épreuves pour l’accès aux trois concours des AAH comprennent 3 épreuves d'admissibilité : comme les deux autres on retrouve l'épreuve de composition portant cette fois, sur un « sujet d’ordre général relatif à l’évolution des idées et des faits politiques, économiques, sociaux et culturels en France et dans le monde permettant d’apprécier l’aptitude du candidat à exprimer sur le sujet proposé, tant une analyse des faits et des événements qu’une interprétation personnelle et argumentée » et la note rédigée à partir d’un dossier portant « sur une question relative à l’organisation et à la gestion dans le domaine sanitaire, social et médico-social » (4 heures – coef. 4). La 3ème épreuve est une composition de connaissances (3 heures) portant, au choix du candidat, sur le droit hospitalier ou public, les finances publiques, l'histoire, la législation sociale et aide sociale ou encore les sciences économiques. Pour cette 3ème épreuve d’admissibilité, le choix du candidat est irréversiblement fixé lors de la clôture des inscriptions.

Ensuite, les candidats ont 3 épreuves orales : l'entretien avec le jury avec un commentaire de texte portant sur les problèmes sanitaires, sociaux et médico-sociaux contemporains d’actualité suivi d'un échange. Pour cette épreuve, le jury dispose soit du CV du candidat (en externe - avec cursus universitaire et/ou professionnel...), soit pour les candidats au concours interne ou au 3ème concours du dossier constitué en vue de la Reconnaissance des Acquis de l’Expérience Professionnelle (RAEP). Ensuite, les candidats doivent passer une interrogation portant sur l’une des matières à option. Enfin, les candidats ont aussi l'épreuve orale de langue vivante (coeff. 2). Pour augmenter leur chance d'être bien classés, les candidats aux trois concours peuvent demander à passer une épreuve facultative d’admission : une épreuve orale de langue (autre que celle choisie à la 3ème épreuve orale d’admission), de statistiques ou encore une épreuve sportive d’athlétisme et natation.

Réussir de l’écrit à l’oral ?… « Être » un futur attaché impliqué et bien préparé !

Clé d'un concours de catégorie A réussi : savoir être « force de proposition », montrer sa motivation et intégrer l'esprit du service public, sans chercher à tout maîtriser.

Pour réussir un des concours d'attaché, vous devez démontrer que vous êtes prêt à prendre et à exercer les responsabilités d’un cadre administratif. Ces concours demandent de plus en plus d’implication. Les jurys affinent leurs critères et deviennent de plus en plus exigeants. La fonction publique cherche à recruter des personnalités ayant la tête bien faite et qui possèdent un certain recul par rapport à leur métier, mais aussi vis-à-vis de la société et de ce qui s’y passe. Il est de moins en moins bien perçu qu’un candidat ne sache pas ce qui se passe, ne serait-ce qu’un peu, en France, en Europe ou dans le monde. La préparation sera souvent de longue haleine au vu de la densité du programme. Il faut beaucoup de temps et d’énergie et surtout une grande motivation.

Les épreuves d'admissibilité sont redoutables, car elles demandent aux candidats non seulement des connaissances législatives et administratives transversales mais aussi des compétences méthodologiques affirmées : sur l'épreuve de composition des attachés territoriaux, près de 14% des candidats ont été éliminés (leur note étant inférieure à 5) à la dernière session et si l’épreuve de la note permet souvent aux candidats d'avoir un résultat plus honorable, la moyenne, toutes spécialités confondues, ne dépassait pas 8,5/20.

Cet exercice réclame une préparation méthodologique : savoir analyser un dossier relativement volumineux et formuler des propositions d’actions dans un temps donné… Un entraînement qui manque souvent à de nombreux candidats. Certains éprouvent des difficultés à gérer correctement le temps de l’épreuve, ce qui se traduit souvent par un déséquilibre entre le volet « analyse » de la note et le volet « propositions », alors que ce dernier constitue un élément essentiel de la commande.

Qu’est ce qu’une « bonne » copie de concours ?

Généralement, à l'écrit, le jury estime qu'une copie est mauvaise lorsqu'elle manque de profondeur et d’argumentation (ex. catalogue d’idées reçues présentées hors contexte et défaut de mise en perspective, problématique se résumant souvent à de simples reformulations du sujet). C’est une erreur fréquente, mais malheureusement, trop de candidats misent sur la quantité d’informations plutôt que sur leur bon sens et leur capacité de réflexion.

A l'inverse, le jury valorise la copie du candidat réussissant à démontrer ce qu'il ferait de cette information dans le cadre de l’exercice professionnel (que faire face à l’évolution des attentes des usagers, à sa tendance consumériste ou encore quelles sont les limites des nouvelles formes de gestion inspirées ou issues du secteur marchand par exemple) et mobilisant ses connaissances pour les mettre au service d’une démonstration (ex. en apportant des cas concrets...). De même, connaître les tenants et aboutissants d’une loi ou d’un fait d’actualité ne suffit pas pour obtenir une note de 15/20 aux concours. Il faut avant tout maîtriser le sens de ce qui aura été appris. Ainsi, il faut apprendre à se faire confiance en révisant moins de masse documentaire, mais en comprenant plus d’informations pertinentes.

Comment bien appréhender les oraux des concours d’attaché ?

S'agissant des oraux, le jury se montre souvent détendu, mettant à l’aise le candidat, même si certaines questions peuvent déstabiliser (ex. à l'oral des IRA : « que vous apporte la musique dans votre vie ? »).

La réalité est que la conversation avec le jury est un entretien de recrutement.

Dans la majorité des cas, les membres des jurys ne sont pas des professeurs mais des agents de la fonction publique qui sont là pour en recruter d’autres. Pour convaincre, c’est un grade assorti de responsabilités que vous devez donc viser et pas simplement une note. Vous devez « être » attaché dès que vous voyez le jury. Si vous appréhendez l’exercice comme un oral de Bac, vous passerez à côté de l’épreuve ; a contrario, en vous appuyant sur vos forces (ex. expériences professionnelles chargées de sens), sur votre vraie motivation, vous persuaderez davantage.

Comment intensifier sa préparation au concours ?

Pour mettre toutes les chances de votre côté, deux méthodologies s’offrent à vous : soit vous vous préparez seul, soit vous sollicitez le soutien d'un organisme de préparation, comme Carrières Publiques, proposant une préparation complète : méthodologie, apport de connaissances et des entraînements pour chaque épreuve à correction personnalisée.

Par exemple, également, chaque IRA propose une classe prépas Talents pour les candidats répondant à certains critères et qui préparent le concours externe. 15 places sont offertes par IRA pour une préparation qui dure 10 mois environ. Ces classes permettent d’aider les candidats de conditions modestes (plafond de ressources fixé à 33 100 euros pour la session 2021/2022 pour un élève comptant 0 point de charge, domiciliation, etc.), d’offrir un soutien pédagogique renforcé, un appui financier et un accompagnement particulier. Un soutien identique est offert aux candidats aux AAH par l’école des hautes études en santé publique (EHESP).

Dans le contexte actuel, entre crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 et crise tout court, où l’on attend de plus en plus des services publics, être un bon élève devant un jury ne suffit pas. Les attachés sont des managers qui doivent savoir conduire le changement, avoir le sens de l’autorité, de l’organisation ainsi qu’une grande rigueur. Spécialistes, ils doivent aussi être adaptables et avoir une bonne culture générale. Le contact avec les élus et les acteurs des politiques publiques demande un réel attrait pour la « chose publique », une certaine diplomatie et la capacité à mettre en œuvre, de manière totalement neutre, les politiques décidées par les organes délibérants.

A vous donc, futurs lauréats, de démontrer... votre professionnalisme !


Retrouvez toutes les préparations aux concours d’Attaché territorial de Carrières Publiques.


 

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