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Motivation : les 5 raisons majeures pour passer un concours

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La motivation constitue un élément incontournable de la réussite à un concours d’entrée ou permettant d’accéder à des responsabilités plus importantes dans la fonction publique. Pour vous aider quand vous serez face au jury, voici les 5 raisons majeures, glanées sur les forums, entendues fréquemment par les membres des jurys, ou encore, lues dans l’édition 2018 du rapport annuel sur l’état des trois versants de la fonction publique, de la Direction générale de l'administration de la fonction publique (DGAFP).

1. Vous avez envie d’exercer un métier d’action publique et d’« être utile à la société »

Bon nombre de candidats cherchent à intégrer la fonction publique car elle présente un sens à leurs yeux.

Si les études Meurs & Audier (2004) portant sur les motivations des candidats aux concours de la fonction publique l’indiquaient déjà en 2004, l’étude du Cereq (centre d’études et de recherches sur les qualifications)  qui vise, pour le compte de la DGAFP et indirectement, des employeurs publics (maires, présidents de conseils départementaux, régionaux, d’établissements, responsables des ministères, des hôpitaux…), à « connaître les motivations des aspirants fonctionnaires » le confirme en 2018.

Une motivation, pour les trois quarts des jeunes candidats, plus prégnante encore, pour les candidats aux concours de catégorie B (fonctions d’encadrement intermédiaire et d’application - Ex. technicien territorial, contrôleur des travaux, rédacteur) et de catégorie C (fonctions d’exécution : agent technique, adjoint administratif), mais aussi, les diplômés d’un niveau BAC à BAC+4, qui sont devenus employés ou employés qualifiés.

Devenir fonctionnaire, c’est effectivement mettre ses compétences au service de l’intérêt général, développer son goût pour la « chose » publique, promouvoir les valeurs républicaines, participer à la mise en œuvre des politiques publiques, rendre un service aux citoyens, en prise directe avec les préoccupations de la société, etc.

Réussir un concours, c’est aussi la chance d’être « utile à la société dans le cadre de son travail » (38 % des jeunes candidats trouvent cette motivation « très importante »).

Ces dernières années, le service public n’a de cesse de développer sa capacité à innover, pour conserver ou remettre du lien social. La promotion et la recherche de l'intérêt général, du bien commun contre les communautarismes de toutes natures et le clientélisme animent les pouvoirs publics. Une vision exigeante du travail, que certains diront « utopique » mais aussi une ligne de conduite, que d’autres structures ne permettent pas. 

Dans la Territoriale, vous allez également pouvoir choisir les structures organisationnelles dans lesquelles vous voulez vous investir, avec, surtout pour les cadres A+ (ex. directeur général des services), l'obligation de vous remettre en question tous les 6 ans compte tenu des résultats des élections (municipales, départementales, régionales) en cas de changement ou du maintien du politique en place.

2. Vous allez pouvoir vous réaliser dans un métier « ayant de l’intérêt »

Dans les 3 versants de la Fonction publique, les métiers sont variés : environ 500 (dont 200 pour la FPH), qui s'inscrivent dans les filières enseignement, administration, technique, santé-social, sécurité, impôts et douanes, recherche ou culture-patrimoine.

Le panel est large : des fonctions administratives (adjoint administratif, attaché) ou spécifiques au secteur public (sapeur-pompier, officier de police), mais aussi tous les métiers qui existent dans des conditions comparables dans le secteur privé (cuisinier, jardinier, architecte, ingénieur, médecin, etc.). On peut y exercer une multitude de métiers souvent chargés de sens, très enrichissants.

Pour plus de neuf jeunes candidats sur dix, « l’intérêt du métier » est même la première source de motivation, une « vocation » (pour 51 %), soit par goût pour l’enseignement, soit encore, parce qu’ils travaillent déjà dans la fonction publique.

3. C’est l’opportunité de découvrir de nouveaux horizons

La réussite aux concours, comme la mobilité professionnelle dans des fonctions et des territoires diversifiés sont des moyens de changer d’emploi tout en restant dans la même collectivité/administration, ou encore de changer de fonction publique.

Vous allez aussi avoir la possibilité de découvrir de nouveaux horizons. Par exemple, être professeur dans une école, un collège ou un lycée, en milieu urbain ou rural, dans une classe de l'enseignement spécial ou non, d’une ou plusieurs disciplines, devant un nombre important d'élèves ou non... ne présente pas les mêmes avantages et inconvénients. C’est aussi découvrir des manières d’enseigner différentes. Les différences et les opportunités peuvent être considérables.

En validant un concours, vous pourrez aussi, par exemple, dans la fonction publique territoriale, choisir librement votre poste tant en termes de métier que de localisation.Vous pourrez vous renouveler et ne pas être cantonné au seul domaine des espaces verts, des ressources humaines, des finances toute votre vie professionnelle. Mais vous pourrez décider également, au cours de votre carrière, de conserver votre emploi tout en l’exerçant dans un autre lieu.

4. Vous pourrez travailler dans un cadre sécurisant…

La « sécurité de l’emploi » est une motivation très souvent citée. Arrivant même en 3ème position pour certains jeunes candidats. Les plus sensibles étant ceux des concours de la FPH (un critère « très important » pour 50 % d’entre eux et « peu ou pas du tout important » pour  seulement 5,2 %).

Les structures publiques doivent en effet, garantir un service, elles ne recherchent pas le profit comme une entreprise. Une spécificité française. Les administrations ne sont pas soumises aux aléas économiques. On peut donc s'y sentir à l'abri, protégé.

Les 3 versants de la fonction publique offrent, avec le Statut général de la loi du 13 juillet 1983 (sorte de Code du travail pour le secteur public), un système de « garantie de l’emploi». Alors que dans le secteur privé, la suppression d’un emploi conduit le plus souvent à un licenciement, le Statut assure à un fonctionnaire, dans une même situation, le maintien dans son administration (via une nouvelle affectation).

Toutefois, contrairement à de nombreuses affirmations, la possibilité de licencier est inscrite dans le Statut de la fonction publique. Même si les conditions de licenciement et de sanction des titulaires restent plus protectrices que dans le secteur privé, elles existent. Principal motif de licenciement : l’insuffisance professionnelle. Le deuxième est l’opposition de trois refus successifs aux offres d’emploi par l’administration en cas de réorientation professionnelle (si le poste n’est plus considéré comme utile), ainsi que de trois refus successifs pendant la période de disponibilité qui suit (où le fonctionnaire n’occupe plus son ancien poste). Si le fonctionnaire a commis une faute, des sanctions allant de l’avertissement à la révocation peuvent également être appliquées.

5. ...Pouvant offrir un équilibre « vie professionnelle / vie privée »

Enfin, parmi les motivations des candidats aspirants fonctionnaires les plus citées, se trouve « l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée ». C’est même, un aspect primordial pour les jeunes candidats aux concours d’enseignants (65 % le jugent « très important »).

L’organisation du travail au sein de la fonction publique, a connu des changements importants ces deux dernières décennies (augmentation du taux d'activité des femmes, mise en œuvre des 35 heures, apparition des nouvelles technologies et du télétravail...). Concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale est désormais devenu un enjeu pour la société. Et la fonction publique se veut être exemplaire en la matière. Horaires variables, aménagements d'horaires individualisés, compte épargne temps, temps partiel, télétravail : les formules sont aujourd'hui nombreuses pour permettre aux employeurs et aux agents d'organiser leur temps de travail.

Les gains observés sont importants : des agents plus motivés, une baisse des taux d’absence pour maladie, des offres de services aux habitants plus souples (ex. élargissement des horaires d'ouverture), une meilleure articulation entre la vie personnelle et vie professionnelle mais aussi une progression de l'égalité réelle au travail entre les femmes et les hommes…

Ces 5 raisons sont les plus fréquemment exprimées mais il en existe d’autres…

Cinq autres raisons pour vous aider un peu plus dans votre réflexion : 

  • le concours reste un « vrai » tremplin pour un premier emploi. La fonction publique est le secteur qui recrute le plus, encore aujourd'hui. Pas moins de 80 000 postes offerts, en 2019 et 2020, toutes fonctions publiques confondues ;

 

  • passer un concours est souvent le « meilleur moyen de booster sa carrière » (cf. témoignages de fonctionnaires extraits du site du ministère de la fonction publique) ;

 

  • en validant un concours de la fonction publique, vous pourrez, sans attendre de longues années, accéder à des responsabilités d’un niveau supérieur ;

 

  • entrer dans la fonction publique vous mettra en contact avec des personnes aux parcours variés : juristes, experts dans tel ou tel domaine (marchés, protection de l’enfance...), informaticiens, managers responsables de services ou d'équipes, élus, décisionnaires ;
  • la réussite du concours peut satisfaire un besoin « d’appartenance », être un moyen de rejoindre « la famille » (des attachés ou des ingénieurs…).


Cette liste en tête, à vous maintenant de construire votre présentation et d’argumenter… VOS motivations !

 

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