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Objectif : ATSEM… Concours externe et 3e concours

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L’ATSEM (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) est devenu, au fil des années, l'assistant indispensable à l'enseignant et l’un des métiers d’exécution (catégorie C) le plus populaire de la Territoriale. Les concours externe et de 3e voie auront lieu le mercredi 17 octobre 2018. Revue détaillée… pour décrocher le précieux sésame.

Externe, interne, 3e concours… A chacun son concours d’ATSEM

Pendant de nombreuses années, il n’était pas nécessaire de détenir un diplôme pour devenir agent territorial spécialisé des écoles maternelles  (ATSEM - catégorie C, cadre d'emplois médicosocial) de la fonction publique territoriale (communes, départements, régions…) : on pouvait être recruté directement par la mairie.
Aujourd’hui, il faut passer un des trois concours (externe, interne, 3e concours) de la FPT organisés par les centres de gestion de la fonction publique territoriale (CDG ou CIG), pour pouvoir être engagé dans une école maternelle publique.

Explications : dans la fonction publique (territoriale, hospitalière ou d’Etat), il existe trois grands types de concours : externe, interne et « troisième concours ». Ils ne s’adressent pas nécessairement aux mêmes viviers de candidats.

  • Les concours externes s’adressent aux candidats remplissant les conditions de diplôme ou de niveau d'étude exigées par ledit concours et les conditions générales d’accès à la fonction publique (16 ans minimum, possession de la nationalité française ou ressortissant de l’Union européenne, service national ou participation à la journée de défense et de citoyenneté effectué(e), situation au regard du bulletin n°2 du casier judiciaire compatible, jouissance du droit de vote, d’élection, d’éligibilité, aptitude physique).
  • Les concours internes s’adressent à des candidats déjà fonctionnaires ou agents publics justifiant d’une expérience professionnelle ou d’une durée de services déterminée dans l’administration. Les conditions précises sont fixées par les statuts particuliers de chaque corps. Pour les candidats aux concours internes d’ATSEM, il leur faudra justifier de 2 années de services publics « effectifs » (c’est-à-dire en qualité de fonctionnaire ou contractuel) auprès de jeunes enfants en milieu scolaire et maternel (ex. crèches, halte-garderie,…).
  • Les « troisièmes concours » sont accessibles aux candidats ayant acquis une expérience : soit dans l’exercice d’une activité professionnelle de droit privé (ex. salarié d’une entreprise publique ou privée, indépendant, agent avec un contrat n’ayant pas le statut d’agent public…), soit dans le cadre d’un mandat d’élu local ou bien au sein d’une activité associative (comme salarié ou responsable bénévole).

Le concours d’ATSEM demande de détenir le CAP « accompagnant éducatif petite enfance (AEPE) » (ex-CAP « Petite Enfance ») ou une certification équivalente ; ou avoir au moins 3 enfants ; ou être sportif de haut niveau ; ou encore faire une demande de dérogation si le candidat n’est pas dans l’une de ces situations.

En résumé : Pour les titulaires du CAP, ce sera donc le concours « externe ».
Pour les salariés, élus ou responsables d'association : le « 3ème concours », sous réserve de justifier d'une expérience professionnelle de 4 ans au moins auprès de jeunes enfants.

Le recrutement s’effectuera d’ailleurs ensuite selon un pourcentage établi en fonction du type de concours : 60% au moins des lauréats du concours externe ; 30% au plus des lauréats du concours interne ; 10% au plus (avec un minimum de 5%) du 3ème concours.

Les épreuves du concours d’ATSEM sont différentes selon le type de concours

Le concours externe comporte deux épreuves : une épreuve d'admissibilité (écrite), et une épreuve d'admission (orale). A l’écrit, le candidat doit répondre en 45 minutes à 20 questions à choix multiple (QCM) portant sur des situations concrètes habituellement rencontrées par ATSEM (la relation ATSEM /enseignant, l'hygiène et le soin des enfants, les règles de sécurité, l'éducation à l'équilibre alimentaire, les PAI,…). L’oral d’admission – qui dure 15 mn - est un « entretien avec le jury lui permettant d’apprécier l’aptitude du candidat et sa motivation à exercer les missions dévolues aux membres du cadre d’emplois ainsi que ses connaissances de l’environnement professionnel dans lequel il sera appelé à exercer ses fonctions », selon les termes du décret. Ce dernier se fera ainsi une opinion sur l’aptitude professionnelle, la motivation et le savoir-faire du candidat.

Le 3ème concours comporte deux épreuves : un épreuve écrite d’admissibilité de 2 heures, consistant, à partir d’un dossier et portant sur les problèmes susceptibles d’être rencontrés par les ATSEM, à répondre à une série de 3 ou 5 questions ; et une épreuve orale d’admission de 20 minutes, se décomposant en deux parties : tout d’abord, présentation de l’expérience professionnelle et des compétences acquises, puis « conversation avec le jury » au cours de laquelle le candidat doit faire la preuve de sa capacité à résoudre les problèmes que peut rencontrer une ATSEM et à analyser son environnement professionnel.

Pour réussir : Un entraînement et une bonne préparation, en solo ou avec un organisme, mais pas à la dernière minute !

Il n’existe pas de programme réglementaire mais les annales et les ouvrages spécialisés de préparation aux concours permettront aux candidats de construire un programme de révision efficace pour le jour des épreuves, même si l’année 2019 verra la première session du CAP « Accompagnant éducatif petite enfance ». En même temps que l’intitulé, le contenu de la formation est l’objet d’un sérieux remaniement : outre le socle commun portant sur l’accompagnement global de l’enfant, sont abordés l’exercice de la profession en établissement d’accueil, en école maternelle et à domicile. Une bonne part des enseignements fournis par la prépa au concours d’ATSEM ayant déjà été assimilée lors de la formation au CAP, on peut raisonnablement s’attendre à ce que les questions (écrites et orales) du jury soient aussi remaniées. 

Ensuite : il faut s’entraîner. Faire et refaire des exercices reste incontestablement la meilleure clé de réussite. Encore et toujours. Seul ou en groupe. Un entraînement efficace doit se faire de façon à être mis en situation. Tout d’abord sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer son niveau et de déterminer les points à travailler. Des auto-évaluations qui gagneront à être complétées par des travaux corrigés lors de formations intensives par exemple. Un « joker » certes, mais important : qu’elles se présentent sous forme d’entraînements à la maison et/ou de stages « présentiels », ces formations offrent un suivi rapproché et permettent aux candidats de demander des conseils en direct aux intervenants.

Préparez vos réponses et montrez-vous professionnel à l’oral

Admissible ? Bravo. A vous de briller à l’oral. La sélection est certes difficile, le niveau élevé. Pour exemple, au cours de la session 2011, certains CDG avaient fixé la barre d’admission à 19/20. Toutefois, les membres sont là pour choisir parmi les candidats qui ont réussi aux écrits, ceux qui correspondent le mieux aux attentes et aux besoins des écoles. Donc le jury va chercher comment, en tant que futur professionnel, vous vous présentez et vous comportez.

« Entretien » ou « conversation » ne veut pas dire conversation à bâtons rompus. Vous devez être capable de répondre à des questions (concernant, comme à l’écrit : l’animation des très jeunes enfants, la surveillance dans les cantines, la connaissance de l’environnement territorial…) soigneusement élaborées par le jury. Il vous posera certainement des questions « de cours » du type : « Qui élit le maire ? Quelles sont les différentes collectivités territoriales ? Y a-t-il des vaccins obligatoires ? » ou bien le jury vous mettra en situation : « Que faites-vous si un enfant vous frappe ? Un enfant a des hématomes. Que faites-vous ?… »

Pour être candidat, rappelez-vous que vous avez le « titre », c’est-à-dire, sauf dérogation, un diplôme spécifique (CAP « petite enfance », « accompagnant éducatif petite enfance » ou une équivalence de diplôme). Le jury a donc la garantie que vous avez la formation adaptée pour le métier d'ATSEM.

Le jury va chercher à évaluer votre aptitude à assurer vos missions, un peu comme un entretien d’embauche. Au-delà de vos connaissances, à vous de donner d’apporter la preuve que :

  • vous avez les qualités humaines et intellectuelles requises pour exercer les missions d’un ATSEM de 1ère classe ;
  • vous saurez répondre au mieux aux attentes de votre hiérarchie, aux exigences des enseignants, des enfants, des parents, des collègues, etc.

Par exemple, le travail d’ATSEM est un travail relationnel qui exige une grande maîtrise de soi, une capacité à dialoguer avec les autres, à écouter, à discuter… Vous devez donc veiller à être clair dans votre présentation, sans être rapide, ni trop lent, avoir le souci d'être compris.

Concours réussi ? CV et lettre de motivation à envoyer au maire !

Une fois le concours d’ATSEM réussi, vous serez inscrit sur une « liste d'aptitude » pour un an, renouvelable deux fois. Cette inscription est bien entendu valable sur toute la France. A vous d’envoyer votre candidature au maire de la commune de votre choix. Car oui, c’est à vous de trouver un poste.

Une fois recruté par le maire, après avis du directeur d'école, vous serez nommé stagiaire pendant un an, avant d'être « titularisé », si votre stage a donné satisfaction. Pendant cette période probatoire, vous serez rémunéré. Titulaire, vous aurez alors droit, comme tout fonctionnaire, à un déroulement de carrière (avancement de grade, d'échelon…). Vous pourrez changer de corps ou cadres d’emplois au sein même de la fonction publique d’appartenance, ou changer de fonction publique en passant un concours interne ou externe, ou un examen professionnel.

En 2018, plus de 50 000 ATSEM exercent dans les écoles françaises. Des professionnels qui ont la côte des recruteurs territoriaux. Parmi les agents de catégorie C (agents d’exécution) recrutés en 2015 par la Territoriale, les ATSEM sont les plus nombreux (+ de 1200) devant les auxiliaires de soins (885), les agents de maîtrise (805) ou encore les adjoints d’animation (414) (cf. rapport annuel de la fonction publique 2017). C’est donc un métier en plein essor qui vous attend !


 

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