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Réussir à répondre aux 7 types de questions posées aux oraux de concours de la fonction publique en 2026

janvier 2026

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Réussir un oral de concours, ce n’est pas seulement répondre aux questions du jury… c’est montrer que vous êtes prêt, confiant et capable de convaincre. La clé ? Anticiper les différents types de questions qui peuvent vous être posées. En connaissant ces catégories à l’avance, vous transformez votre préparation en véritable entraînement ciblé. Résultat : le jour J, vous arrivez serein, vous gardez le contrôle et vous montrez au jury que vous êtes la bonne personne à faire figurer sur la liste d’aptitude.

Ce qu’attend le jury, le jour des épreuves orales…

Lors d’un oral de concours de la fonction publique ou de l’examen professionnel (EP), quel que soit le versant (État, territorial, hospitalier) ou la catégorie (A, B ou C), vous serez face, en général, à un jury composé de trois ou quatre personnes.

Pendant un temps réglementaire, variable suivant les concours (15, 20, 25 minutes), les membres de jury vont évaluer votre aptitude à exercer les fonctions qui seront les vôtres (ex. catégorie A : attaché territorial ; B : technicien, secrétaire de préfecture ; C : ATSEM) à l’issue du concours ou de l’examen.

Cette aptitude passe par des connaissances professionnelles à jour, une culture de l’institution publique, des capacités d’intégration et une expression orale d’une qualité suffisante. Autant de points sur lesquels vous devez montrer que vous êtes au niveau (source : la gazette des communes, avril 2021).

1. Les questions de connaissances ou techniques en rapport avec vos compétences professionnelles

Tout d’abord, lors des épreuves, le jury peut poser des questions portant sur les matières liées directement à vos compétences professionnelles : questions de droit public ou privé, les finances publiques, la gestion des ressources humaines, l’hygiène et la sécurité...

Le jury souhaite vérifier deux choses : 

  • d’une part, votre capacité à répondre de manière factuelle ;
  • d’autre part, votre faculté à structurer et organiser votre réponse autour d’un plan.

Sur ce type de questions, vous avez le droit de ne pas tout savoir : une expression vous arrête, vous n’avez pas compris une question, préférez être honnête. Plutôt que d’essayer de broder une réponse, un « je ne sais pas » sera apprécié par le jury. Reconnaître ses lacunes est une preuve de maturité.

Pour réussir, reprenez bien le programme réglementaire (s’il existe), révisez les QCM de connaissances et travaillez avec des ouvrages de référence. S’il y en a un thème où vous vous savez mauvais (ou que vous détestez), vous devez vous forcer à le travailler. Vous devez retenir les dates, les événements, les acteurs clés, leurs implications dans le temps et les dernières actualités (ex. jurisprudences récentes).

Il est recommandé ici de présenter systématiquement votre réponse en 2 ou 3 points bien distincts :

  1. Définition / cadre juridique (expliquez la règle ou la notion).
  2. Application / illustration (donnez un exemple concret).
  3. Actualité / enjeu. 

Et enfin, si possible, reliez votre réponse à une réforme ou une jurisprudence récente.

  • Exemple en droit public : « Pouvez-vous expliquer le principe de continuité du service public ? » - Réponse : « Le principe de continuité du service public implique que les services doivent fonctionner sans interruption, sauf cas de force majeure. Par exemple, les hôpitaux doivent rester ouverts même en période de grève. » ;
  • Exemple en finances publiques : « Quelles sont les règles budgétaires applicables aux collectivités territoriales ? » - Réponse : « La règle d’or budgétaire impose aux collectivités de financer leurs dépenses de fonctionnement par leurs recettes propres. Ainsi, une commune ne peut pas emprunter pour payer les rémunérations de son personnel. »

2. Les mises en situation sous forme de questions

Les mises en situations sont de plus en plus fréquentes lors des oraux de concours. Elles permettent de tester vos réactions et les moyens que vous mettez en œuvre pour y répondre

Elles sont souvent les plus redoutées par les candidats, car elles testent à la fois le bon sens, la maîtrise de soi et la capacité à incarner un futur agent public.

Pour réussir votre mise en situation, il est tout d’abord, important de rester calme et structuré. Pour cela, répondez en 2 ou 3 étapes (ex. constat / action / suivi). Deuxièmement, sur le fond, pensez à mobiliser la réglementation : rappelez les règles applicables (ex. code général de la fonction publique, déontologie, sécurité). Il est utile aussi, troisièmement, de valoriser les valeurs du service public (neutralité, égalité, respect, continuité,…Sur la forme, quatrièmement, adoptez une posture de manager responsable : montrez écoute, fermeté et sens du service public. Enfin, cinquièmement, ne cherchez pas à improviser « au hasard ». Mieux vaut une réponse simple et cohérente qu’un discours brouillon.

  • Exemples de questions et réponses types : 

Conflit hiérarchique : « Vous arrivez dans un département comme directrice de la protection de l'enfance, et votre adjoint ne vous respecte pas car vous êtes jeune et une femme, comment réagissez-vous ? » (Question posée lors des oraux d’admission 2020 à l’INET). 

Réponse type : « Je commencerais par un échange individuel pour comprendre les raisons de son attitude et rappeler le cadre hiérarchique. Si le comportement persiste, je formaliserais la situation par écrit et alerterais ma hiérarchie ou les ressources humaines. Mon objectif est de rétablir un climat de travail respectueux et conforme aux valeurs du service public. »

Comportement inadapté d’un agent : « Un de vos collègue arrive ivre au travail, que faites-vous ? » - Réponse type : « Je veille d’abord à la sécurité de l’agent et des usagers en l’écartant de toute activité. Je rappelle les règles de discipline et signale la situation à ma hiérarchie. Ensuite, j’oriente l’agent vers un accompagnement adapté (médecine du travail, RH). L’objectif est de protéger le service tout en respectant la personne. »

Désaccord avec un supérieur : « Vous êtes en désaccord avec votre responsable sur une question d’organisation du service, que faites-vous ? » - Réponse type : « J’expose calmement mon point de vue en m’appuyant sur des arguments factuels (organisation, efficacité, réglementation). Si le désaccord persiste, je respecte la décision hiérarchique tout en proposant un suivi pour en mesurer les effets. Mon rôle est de contribuer à l’efficacité du service, dans le respect de la chaîne de commandement. »

Le jury ne cherche pas une « bonne réponse unique » mais une posture professionnelle, par vos propos, il doit pouvoir se faire une idée précise de votre personnalité, de votre posture (ex. respect des règles), quel type de fonctionnaire vous serez : calme, curieux, moderne, quelqu’un qui peut facilement être déstabilisé… Dès lors, il faut avoir bien réfléchi à certaines questions avant de se présenter.

Bien se connaître est aussi important pour convaincre son auditoire. Être agent public au service du/des public(s) exige une grande maîtrise de soi, une capacité à dialoguer avec les autres, à écouter ou encore, à discuter.

3. Les questions de culture générale et d’actualité

Même si le jury cherche de plus en plus à tester les candidats des concours sur leurs compétences et leur potentiel professionnel, la culture générale reste incontournable. Le jury peut vous tester sur des questions qui n’ont pas de rapport avec les fonctions visées.

Pour bien vous préparer, lisez régulièrement pour rester informé. Consacrez 15 à 20 minutes par jour à la lecture de la presse nationale et internationale. Chaque matin, par exemple, parcourez les titres du Monde ou des Echos, puis complétez par un podcast par exemple. 

Le deuxième conseil est de rédiger des fiches thématiques. Sélectionnez entre 7 et 10 thèmes majeurs et créez des fiches synthétiques. Exemple de thèmes : Économie, Environnement (transition énergétique), Politique (réformes, élections), Droit/justice (grandes décisions, débats sociétaux), Europe (institutions, actualité de l’UE), Social (santé, éducation, inégalités), Culture/sport (événements majeurs, prix littéraires, compétitions), Divers (technologies, sciences, tendances). 

Concentrez-vous sur l’essentiel et les grandes tendances, plutôt que sur une accumulation de détails. Par exemple, plutôt que de retenir toutes les statistiques économiques, notez les grandes évolutions (inflation en hausse, croissance ralentie, chômage en baisse ou hausse).

Il est important également de vous entraîner avec des questions variées. Habituez-vous à répondre à des questions qui peuvent sembler éloignées du poste visé pour développer vos réflexes

  • Exemples de questions et réponses possibles : « Michel Sardou ou Juliette Armanet ? » (Question posée lors des oraux d’admission 2024 à l’INET) – Réponse type : Michel Sardou incarne une tradition de la chanson française populaire, marquée par des textes souvent polémiques mais profondément ancrés dans la mémoire collective. Juliette Armanet représente une nouvelle génération, avec une écriture plus intimiste et une esthétique contemporaine qui séduit un public différent. Le choix entre les deux ne relève pas d’une vérité absolue, mais de la capacité à analyser ce qu’ils symbolisent : continuité culturelle d’un côté, renouvellement artistique de l’autre. Ce genre de question permet au jury de voir si vous savez prendre du recul, éviter le jugement de goût personnel, et transformer une comparaison en réflexion sur la société et la culture. 

« Faut-il renommer les rues, places (etc.) qui portent le nom de l’Abbé Pierre ? » (Autre question posée lors des oraux d’admission 2024 à l’INET). Cette question s’inscrit dans le contexte des révélations de 2024 concernant des accusations de violences sexuelles visant l’Abbé Pierre, qui ont conduit à un débat national sur la mémoire et l’espace public. Cette question oblige à articuler actualité, culture générale et réflexion citoyenne. Elle ne demande pas une réponse «?juste?», mais une réponse construite et argumentée. Un rappel du contexte : rôle historique de l’Abbé Pierre, révélations récentes, débat national, puis une présentation d’arguments pour le renommage (ex. respect des victimes et refus de l’hommage public à une figure entaché ; cohérence avec les valeurs de la République (égalité, dignité)) et des arguments contre (ex. risque d’effacer une partie de l’histoire et de la mémoire collective ; reconnaissance des actions positives menées (Emmaüs, lutte contre l’exclusion)) vous permettra par exemple, de conclure par une position nuancée : distinguer mémoire des actions et mémoire de la personne, envisager des solutions intermédiaires (plaque explicative, contextualisation).

Il s’agit de montrer votre capacité à argumenter, en mobilisant des notions de droit, de société et de valeurs républicaines.  

Ne visez pas l’exhaustivité, vous ne pourrez ni tout noter, ni tout retenir. 

4. Les questions institutionnelles

Les questions portant sur la connaissance de l’environnement institutionnel sont un grand classique. Elles testent la capacité du candidat à maîtriser les bases de l’environnement administratif et à montrer qu’il a fait l’effort de se documenter.

Maîtriser les fondamentaux est la clé de réussite. Attachez-vous à bien connaitre les grandes lignes de : l’organisation administrative française (État, collectivités territoriales, intercommunalité) ; le service public (notion, modes de gestion) ; le statut de la fonction publique : les droits et obligations des fonctionnaires (neutralité, probité, droit à la formation, droit syndical).

  • Exemples de questions institutionnelles : « Qu’est-ce qu’un service public et ses modes de gestion (régie directe, délégation, partenariat public-privé) en 2026 ? » - Réponse : « Un service public est une activité d’intérêt général assurée ou contrôlée par une personne publique. Il peut être géré directement par l’administration ou confié à un opérateur privé via une délégation. Ses principes essentiels sont la continuité, l’égalité et l’adaptabilité ».

« Quelles sont les compétences d’une commune, d’un département ou d’une région ? » - Réponse : « La commune exerce des compétences de proximité, notamment en matière d’urbanisme et de gestion des écoles primaires. Le département est principalement chargé de l’action sociale et de l’organisation des collèges. La région, quant à elle, gère les lycées et les transports régionaux, affirmant son rôle stratégique à l’échelle territoriale ».

Familiarisez-vous avec les dispositifs récents (ex. RIFSEEP, CFU).

  • Exemple : « Qu'est-ce que le CFU (Compte Financier Unique) ? Est-il en place dans la fonction publique territoriale ? » - Réponse type : « Le CFU est un document budgétaire commun à l’ordonnateur et au comptable, qui remplace le compte administratif et le compte de gestion. Il vise à simplifier et rationaliser l’information financière des collectivités locales en supprimant les doublons et en offrant une présentation unique des comptes. Sa mise en place est progressive depuis la loi de finances pour 2024, et il devient obligatoire pour les collectivités selon un calendrier échelonné entre 2024 et 2026. » 

Votre réussite passe, évidemment, par la lecture des ouvrages appropriés (ex. Connaissances des institutions). Aucune impasse n’est possible. 

Il ne s’agit pas d’être un expert, mais de montrer une culture administrative minimale, une capacité de synthèse et une curiosité intellectuelle.

5. Les questions type « entretien d’embauche »

S’agissant de l’épreuve d’entretien, le jury apprécie ce dernier sur sa globalité. Il souhaite appréhender vos motivations pour évoluer professionnellement, vos capacités à exercer des missions nouvelles. Montrez que vous êtes apte à les remplir.

Parcours, motivations, qualités et défauts, expériences marquantes…. On est dans des séries de questions qui sont très proches de celles posées en entretien d’embauche : les raisons du choix de la fonction publique ; la justification du passage du concours ou de l’examen professionnel ; les motifs des choix de carrière : nature et taille de la structure d’emploi, mobilité (ou non).

  • Exemples de questions : « Pourquoi passez vous ce concours ? » Soyez capable de présenter votre parcours en 2 ou 3 points clairs, en insistant sur les étapes marquantes - Réponse type : « Je souhaite évoluer dans mes responsabilités et à (…). Ce concours correspond à la suite logique de mon parcours et valorise mes compétences acquises (puis détaillez). Il me permettra d’exercer des missions de (…) en cohérence avec mes aspirations professionnelles ».

Ou « Pourquoi ce choix de la fonction publique territoriale, de la filière administrative ? » Justifiez votre choix de la fonction publique territoriale ou de la filière administrative par des valeurs et des missions concrètes. Réponse type (3 phrases) : La fonction publique territoriale me permet (…) Elle offre (…) qui correspondent à mon profil (administratif, technique,..). Je suis motivé par l’idée de contribuer à (…).

Ou encore : « Quel type de manager êtes-vous ? » Soyez sincère et illustrez vos qualités par des exemples concrets ; ou « Vous mettez-vous en colère ? » ; ou plus difficile, à appréhender « Comment vous voyez-vous dans 5 ans ? » ; ou encore « Pourquoi vous et pas un autre ? » Pour bien répondre à cette dernière question, même si en principe, vous en avez déjà montré beaucoup lors de votre présentation personnelle, apportez un angle nouveau à vos propos.

Ces questions type « entretien d’embauche » ne visent pas à vous piéger, mais à vérifier votre sincérité, votre cohérence et votre capacité à vous projeter. L’authenticité est la clé : Ce qui compte ici, ce n’est pas de donner des réponses standardisées mais des réponses sincères. Mieux vaut une réponse simple et vraie qu’un discours appris par cœur. 

Pour vous exercer, faites des simulations avec votre famille, vos collègues, vos amis. Et lancez le débat sur ce qui cloche. Sachez aussi que certains organismes, comme Carrières publiques proposent des simulations d’entretien avec des membres de jury, suivies d’un débriefing. Un atout précieux.

6. Les questions « pièges »

Le jury peut s’amuser à présenter des sortes d’énigmes, déstabilisantes. Le jury n’attend pas forcément la bonne réponse, ce qu’il cherche, c’est plus un mode de raisonnement, du savoir-être (recul et du self?control).

  • Exemple de question « piège » : « Combien de marches compte l’escalier de votre mairie ? » - Réponse type : « Je ne connais pas le nombre exact, mais je peux vous dire que je fréquente régulièrement la mairie et que je m’y rends pour diverses démarches. Ce type de question montre l’importance d’observer son environnement, et je retiens surtout que l’essentiel est de rester attentif et curieux ».

Si vraiment vous êtes troublé, il faudra savoir vous en tirer avec le sourire. 

7. Les questions provocatrices

Enfin, le jury peut chercher à vous « titiller ». Par exemple, il peut vous interroger sur « les privilèges des fonctionnaires » ou vous demander : « Vous avez dit "Il me semble que..." au moins 4 fois, vous doutez de vous ? », « Comment jugez-vous votre prestation lors de cet oral ? », etc.

Écoutez, entendez : ne dites pas « C’est une bonne question », mais plutôt « C’est une question difficile, délicate, actuelle, controversée… ». 

  • Exemples de réponses types : 

Exemple 1 : « La question des privilèges des fonctionnaires est délicate et souvent controversée. Il existe des garanties statutaires, mais elles sont liées aux obligations fortes qui accompagnent le service public. L’enjeu est de montrer que ces droits visent à garantir la neutralité et la continuité du service. »

Exemple 2 : « Dire « Il me semble » traduit une prudence dans l’expression, mais cela ne remet pas en cause ma conviction. Je préfère nuancer mes propos plutôt que d’affirmer sans certitude. Cela reflète une démarche de réflexion et de rigueur. »

Exemple 3 : « Mon oral est une expérience exigeante, et je suis conscient de mes points forts comme de mes axes d’amélioration. Je pense avoir montré mon engagement et ma capacité de synthèse. Je reste ouvert à vos retours pour progresser davantage. » 

Ce qui compte, c’est de structurer, d’argumenter vos propos, et de prendre un recul critique. Vous devez garder confiance en vous, en toute circonstance, sans perdre de vue la place d’où vous vous adressez à vos interlocuteurs. Autrement dit, établissez la bonne distance avec le jury.

Quand l’échange fonctionne bien, les difficultés des questions vont progressivement ou s’élargissent : c’est bon signe. Le jury cherche à savoir jusqu’où monter votre note.

En conclusion, les membres de jury peuvent poser toute sorte de questions qu’ils estiment nécessaire pour juger vos compétences mais aussi votre intelligence sociale. Le rôle du jury n’est pas de vous piéger, mais de réussir à cerner le meilleur de vous-même, ce qui fera de vous la personne à recruter de toute urgence.

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