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Réussir les concours de la fonction publique : 3 conseils pour éviter les fautes d’orthographe

août 2021

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Lorsqu’on se présente aux épreuves écrites d’un concours ou d’un examen de la fonction publique, maitriser la langue française et l’orthographe est une compétence qui sera vérifiée par le correcteur. Quelle que soit la discipline concernée et la catégorie du concours ou de l’examen professionnel, une copie remplie de fautes d’orthographe indisposera le jury et vous fera inévitablement perdre des points. Pour vous amener au niveau attendu et obtenir la note maximale, voici 3 méthodes que vous pouvez facilement utiliser.

1. Pour bien entamer votre préparation, reprenez les fondamentaux

Dans les 3 fonctions publiques (État, hospitalière, territoriale), quel que soit le concours (externe, interne, 3e voie) ou l’examen professionnel, les épreuves écrites diffèrent : note administrative, note de synthèse, dissertation de culture générale ou juridique, résumé de texte, questions à réponses courtes (QRC), questionnaires à choix multiples (QCM)…

Certaines épreuves écrites sont même axées uniquement sur les savoirs de langue (avec des QCM ou des QRC de grammaire, d’orthographe, etc.). En revanche, s’agissant de la méthode et du formalisme, le jury est unanime. Il cherche ici systématiquement à évaluer trois compétences :

  • l’ordonnancement de la réflexion (introduction, développement ordonné par un plan, conclusion),
  • la compréhension de texte (du dossier, etc.),
  • et… la maîtrise de la langue française.

Dans la plupart des concours de catégorie C, le niveau en orthographe, en grammaire et en vocabulaire est clairement présenté comme un critère de sélection à travers l’épreuve de QCM. Pour les concours de catégorie A et B, la copie est d’abord évaluée sur le fond (qualité de l’argumentation, capacité de synthèse, niveau de connaissance, etc.) mais la forme l’est également.

Les accents et la ponctuation entrent dans le décompte des fautes d’orthographe. Et vous serez inévitablement sanctionné dès lors que votre copie contiendra un nombre de fautes significatif. (ex. A titre indicatif, extrait de note de cadrage concours d’attaché territorial – FPT – filière administrative – catégorie A : copie négligée (soin, calligraphie, présentation) : - 0,5 point ; au-delà de 10 fautes d’orthographe ou de syntaxe : - 2 points).

Vous voilà donc prévenu. Plusieurs attitudes sont alors possibles : soit vous faites partie de ceux qui cherchent avec plaisir la bonne orthographe en toutes circonstances, soit vous êtes de ceux qui la maîtrisent sans difficulté majeure, soit, comme beaucoup, vous gardez des angoisses de dictées annotées de rouge ou encore de participes passés mal accordés…

Chacun a des difficultés avec l’orthographe française. Envisager la parade qui consisterait à utiliser à l’excès des abréviations est, toutefois, une solution à éviter. La qualité orthographique est même devenue un « sujet de préoccupation » pour les membres des jurys (cf. Rapport IRA Lille 2017-2018). Ces défaillances constituent un sérieux handicap dans la vie professionnelle. Ce n’est pas une raison pour démissionner. Conjugaisons, accords, formation des mots… il n'est absolument pas nécessaire de tout connaître et de tout maîtriser sur le bout des doigts tant le risque de s’éparpiller est important (cf. « Comment réussir une bonne copie de concours. Présentation, maîtrise de la langue, style », Guerrero Nicolas, Ellipses, 2014).

Le secret est d'identifier et de noter vos points forts et vos points faibles, afin de jauger le travail plus ou moins important à faire. Reprenez les bases, certains points sont particulièrement délicats (accents, nature des mots, nombre, participes…).

Pour devenir bon en français aux concours et examens professionnels de la fonction publique, un niveau de classe de 3ème générale, autrement dit, des compétences en langue validées par le brevet des collèges (DNB), suffit. Un des concours les plus emblématiques en la matière, qui demande les plus larges révisions, est celui d’adjoint administratif (filière administrative – catégorie C). Il pourra vous servir de référence pour mesurer votre niveau.

2. Pour progresser en français… Soyez actif, entraînez-vous !

Pour réussir, il vous faut vous autoévaluer, vous entraîner, et… persévérer. Bref, pour réussir, il faut vous coacher !

Dans un premier temps, pour vous aider à surmonter vos difficultés, identifiez-les. Faites un petit bilan : est-ce l'accord des participes passés qui vous pose problème ? Les conjugaisons ? La nature des mots ou l'orthographe d'usage ? En essayant de comprendre l'origine de vos erreurs : inattention, règles de grammaire non maîtrisées, mauvaise mémoire… vous pourrez déterminer les exercices appropriés pour vous améliorer.

Ensuite, il faut vous exercer. Mais pas n’importe comment. Devant un exercice où vous bloquez, se précipiter sur les solutions ne vous servira à rien si vous n’avez pas cherché par vous-même. La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement. Il faut passer du temps sur les détails. Plutôt que des exercices avec des phrases à trou qui risqueraient de vous embrouiller le jour J, car vous aurez visualisé autant les bonnes réponses que les mauvaises, allez voir la règle. Le site du Bescherelle sera un atout précieux. Une fois la règle connue, vous saurez l’appliquer, plus besoin de vous entrainer.

Reste que les règles de la langue française sont nombreuses, et leurs exceptions aussi. Aussi, reprenez les dictées. Elles permettent de travailler à la fois le vocabulaire, la grammaire française et d'étudier des tournures de phrases complexes. Sur le Web, il n'est pas rare de trouver des dictées de qualité au format audio, permettant de s'exercer dans de bonnes conditions.

Et puis, parce qu’il est plus facile d’apprendre en jouant, prenez les mots comme un jeu. Trouvez des jeux de société ou inventez des jeux dans lesquels vous devez utiliser des mots, des notions de grammaire et des verbes. Le plus connu de tous : le Scrabble évidemment. Pourquoi ne pas vous mettre aussi aux mots-croisés ?

Au quotidien, dès que vous avez un doute, vérifiez l'orthographe du mot dans un Bescherelle ou un dictionnaire ou sur le Web (par exemple, sur larousse.fr). Votre goût pour la langue française ne sera peut-être pas renouvelé, mais le plus important ici, est d’apprendre à mieux maîtriser l’orthographe, la grammaire…

Des exercices qui gagneront à être complétés par une formation en ligne par exemple. Un parcours personnalisé peut être une bonne option pour maîtriser la langue française.

3. Le jour J, relisez et corrigez votre copie

Le jour J est arrivé, vous avez découvert le sujet, et après avoir préparé votre brouillon, vous êtes prêt à composer. Tout au long de l’épreuve, prenez soin de faire des formulations bien énoncées, faciles à rédiger. Mieux vaut des phrases simples que des tirades qui perdraient votre correcteur.

Les 10 dernières minutes sont arrivées, vous avez su gérer votre temps (et votre stress), vous avez veillé à faire une présentation claire, structurée et soignée. Il est l’heure de terminer l’épreuve par la relecture, et la correction éventuelle, de votre copie. C’est un moyen indispensable pour ne pas perdre un ou deux points bêtement.

Cette ultime lecture doit vous servir non plus à vérifier le sens de vos propos mais (uniquement) l’orthographe. Rien de pire que de laisser une faute que vous ne feriez pas d’habitude. Cela vous décrédibilise. Vous ne devez plus réfléchir au contenu, à la formulation de vos phrases pour vous concentrer sur la conjugaison, les accords…

Si vous devez vous corriger, faites-le clairement et proprement. Toute rature ou écriture approximative créera un doute dans l’esprit du correcteur, et vous fera, inévitablement, perdre des points.

Un bon test : si vous relisez votre copie avec plaisir, vous pouvez alors supposer qu'il en sera de même pour le correcteur.

En conclusion, un planning défini, un travail au jour le jour, des dictées, des entraînements réguliers sont les ingrédients indispensables pour devenir un futur « admissible » !

Bonne préparation !


 

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