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Tout savoir sur la validation des acquis de l'expérience (VAE) dans la fonction publique en 2019

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En fonction depuis plusieurs années, vous souhaitez booster votre carrière, évoluer ou encore entamer un nouveau cursus de formation. Et si vous transformiez votre expérience en diplôme ? Avec plus de 15 000 diplômes et titres accessibles, le choix est vaste. Bien définir son projet avant de se lancer est donc indispensable. Point sur…

1. VAE, REP, RAEP… De quoi parle-t-on ?

En France, le diplôme tient toujours une place prédominante dans les politiques de gestion du personnel dans les trois versants de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière). Même s’il ne se traduit pas immédiatement par un avantage matériel, le diplôme améliorera souvent les perspectives d’évolution de carrière de l’agent public (fonctionnaire ou contractuel).

Instaurée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, dans le secteur public et privé (article L.6411-1 du Code du travail), la validation des acquis de l’expérience (VAE) aboutit, après le passage devant un jury, à la délivrance, en totalité ou en partie, d'un diplôme, d'un titre ou d'un certificat de qualification professionnelle inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). À savoir :

  • les diplômes ou titres professionnels délivrés par l’État ou au nom de l’État, par un établissement d’enseignement supérieur (ex. BTS) ;
  • les titres d’un organisme de formation consulaire ou privé ;
  • les certificats de qualification paritaire.

Le dispositif permet de faire reconnaître officiellement les compétences professionnelles et personnelles acquises de votre expérience salariée, non salariée (bénévole ou volontaire).

La VAE se distingue de la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle (RAEP) et de la reconnaissance de l'expérience (REP)… Comme la RAEP (créée par la loi du 2 février 2007 relative à la modernisation de la fonction publique - NDLR), la VAE permet de reconnaître officiellement les savoirs et les compétences des agents publics à travers l’élaboration d’un rapport d’activités personnalisé, mais la RAEP est une épreuve de concours qui remplace le plus souvent une épreuve orale de culture générale. Quant à la REP, elle permet, dans la fonction publique territoriale, de valoriser son expérience professionnelle et de la faire reconnaître comme équivalente à un diplôme.

En 2017, l’ANFH (FP hospitalière) recensait près de 1 200 dossiers de VAE en cours d’examen et concernaient majoritairement des agents hospitaliers de catégorie C (ex. aides soignants).

2. Pourquoi se lancer dans une démarche de VAE ?

Les bénéfices d’une VAE profitent à l’agent mais aussi, à l’employeur.

Pour l’agent, la démarche permet de donner une autre orientation à sa carrière, d’être mieux reconnu dans son organisation de travail, d’évoluer sur son emploi, de postuler à un autre emploi, de changer de métier, de se présenter à un concours, un examen professionnel ou de reprendre ses études pour accélérer son parcours, mais aussi de légitimer son expérience au sein de son service.
 
Pour l’employeur, cela permet de professionnaliser, de pérenniser des savoir-faire, développer l'employabilité de ses personnels, de les motiver, les valoriser et les fidéliser, ou encore, d’adapter l'organisation aux enjeux de la structure, et d’accompagner le changement.

3. Comment se déroule la VAE ?

Pour transformer son expérience en « diplôme », l’agent doit en faire la demande auprès du ministère, de l’organisme ou de l’école qui délivre le diplôme convoité, appelés « certificateurs » (ex. ministère de l’Éducation nationale, de l’Agriculture). Vous pouvez trouver le dossier de demande sur le site www.vae.fr, par exemple.

Le dossier va permettre tout d’abord, de vérifier le respect des conditions d’éligibilité définies par la loi : inscription de la certification visée au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) ; année d’expérience en correspondance avec le contenu du référentiel de la certification (cf. décret n°2017-1135 du 4 juillet 2017).

Une fois le dossier recevable, l’agent peut demander et préparer la validation par le jury. Celle-ci est basée sur l’examen du dossier de validation rédigé par l’agent.

Le jury va évaluer si l’agent a acquis les compétences requises par la certification. Les modalités et les critères d’évaluation des compétences professionnelles du candidat sont fixés par le certificateur : examen sur pièces, entretien, mise en situation du candidat ou tout autre moyen d’évaluation jugé adéquat et prévu par la réglementation de la certification.

Une fois cet examen passé, le jury rend alors sa décision, soit :

  • l’agent obtient intégralement la certification ;
  • l’agent obtient une partie de la certification qui peut lui donner droit à une dispense d’épreuve ;
  • la validation est refusée à l’agent.

4. Comment mettre toutes ses chances de son côté pour réussir sa démarche de VAE ?

Pour atteindre son objectif, l’agent peut être accompagné pour :

  • la formulation de l’expérience à valider,
  • la constitution du dossier de validation,
  • la préparation à l’entretien avec le jury.

À la clé : une méthode d’analyse de son expérience et une manière de la traduire dans des termes, qui en faciliteront la validation.

Contacter le service de proximité en charge des ressources humaines permettra à l’agent d’obtenir des informations complémentaires. De même, le service des ressources humaines apportera un soutien technique à la démarche.

Dans la Territoriale par exemple, le CNFPT apporte son concours pour certains diplômes, et, chaque conseil régional a mis en place un centre ou un « Point Information conseil VAE » afin d'aider les agents dans leurs démarches de recherche de certification.

5. Comment financer sa VAE ?

Les coûts de la VAE varient selon la certification visée (décret n° 2017-1135 du 4 juillet 2017). Ils comprennent les frais en lien avec la prestation d'accompagnement VAE (non obligatoire) et certains frais (jury,..) ainsi que la rémunération éventuelle du candidat.

L’agent peut utiliser son compte personnel de formation (CPF - moncompteformation.gouv.fr ) ou solliciter une aide financière. Les actions de VAE peuvent être financées par l’administration dans le cadre du plan de formation. Dans ce cas une convention est établie entre l’administration, l’agent et le ou les organismes concourant à la validation.

L’agent peut aussi bénéficier, à sa demande, d’un congé pour suivre des actions de formation en lien avec la VAE, de 24 heures (maxi) de temps de service par an et par validation. Cette durée peut être fractionnée.

Dernier conseil : Patience et assiduité sont deux qualités essentielles pour réussir. Une VAE est un processus long et nécessite un investissement important. Il faut compter, en moyenne, une demi-journée de travail de rédaction par semaine sur une durée de 4 à 6 mois environ selon la certification visée.

6. Et si la VAE n’aboutit pas ?

Un agent qui ne peut pas obtenir le diplôme qu’il vise par la VAE peut se tourner vers la VAP (validation des acquis professionnels). La VAP permet, grâce à l’expérience professionnelle (salariée ou non) ou aux acquis personnels, d’être admis à une formation universitaire sans posséder le diplôme normalement requis pour y accéder. Concrètement, avec la VAP, il est ainsi possible de s’inscrire en licence sans bac + 2, en master 1 sans bac + 3, en master 2 sans bac + 4, etc.
 

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