Fiche Métier

Chargé(e) de mission nature et biodiversité

Chargé(e) de mission nature et biodiversité

Fonction Publique Territoriale

Catégorie A

Filière Technique

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Mobiliser et accompagner les acteurs locaux garants de la biodiversité du territoire...

Les domaines d'action comme les compétences des chargés de mission nature et  biodiversité sont variés. Biodiversité, urbanisme, agriculture et sylviculture, animation de réseau, actions pédagogiques sports et nature..., ces professionnels  ont un rôle bien précis, défini et orienté par une politique environnementale. Zoom sur ce nouveau métier de la territoriale...

Mener une politique environnementale globale

Financée en partie par la taxe d'aménagement, la gestion des espaces naturels sensibles (ENS) incombe au Département. Afin de clarifier cette compétence, cette collectivité territoriale doit mettre en place un schéma départemental des ENS en vue de délimiter un cadre global. Véritable feuille de route pour les chargés de mission nature et biodiversité, ce document génère une politique environnementale commune sur  l'ensemble d'un territoire.

Dès lors, le  chargé de mission nature et biodiversité anime et réalise les actions proposées dans le schéma départemental. Pour cela, il  mobilise les protagonistes locaux en proposant des pistes de réflexion. Pour certains domaines, l'approche est déjà bien amorcée notamment grâce à une réglementation de plus en plus drastique. Pour d'autres, tout est à construire, les habitudes étant difficiles à changer.

Afin d'organiser l'espace et de préserver la biodiversité, les Départements s'engagent dans des procédures de labellisation de sites identifiés ENS. Grâce à ce maillage et aux divers outils d'animation des projets de sauvegarde des espaces naturels sensibles (livres blancs, agenda 21, ...), une dynamique territoriale s'instaure.

Accompagner les acteurs locaux

L'adhésion des agriculteurs, des élus locaux, des intervenants pédagogiques, des citoyens... aux enjeux environnementaux est le premier objectif des chargés de mission nature et biodiversité. S'ensuit alors la mise en place des actions de terrain. Restaurer les milieux naturels et les ouvrir au public, améliorer la connaissance des espèces, gérer durablement la forêt, organiser les sports de nature, favoriser une agriculture respectueuse de l'environnement, labelliser certains cours d'eau, soutenir le pastoralisme, communiquer sur les espèces végétales et animales envahissantes... ces mesures, initiées par les chargés de mission, sont réalisées par des acteurs du territoire.

La mission d'un chargé de mission nature et biodiversité consiste alors avant tout à conseiller et à assister les changements de comportement. En aucun cas, ils imposent quoi que ce soit. Il s'agit d'un travail de persuasion où les résultats apparaissent sur le long terme.

Côté profil

Le chargé de mission nature et biodiversité, doit être le relais de la politique environnementale d'un Département. Il va donc assurer la coordination des partenaires et des acteurs entre eux et être une force de propositions ; il saura mobiliser un réseau d'experts et faire preuve d'adaptabilité au public à sensibiliser. Sa formation sera elle d'un ingénieur.

Outre sa connaissance, le chargé de mission nature et biodiversité doit disposer de capacités relationnelles et d'adaptation. A la fois animateur et « pédagogue », tout l'enjeu de sa mission porte sur sa force de persuasion pour faire évoluer les comportements des acteurs locaux en matière d'environnement.

Témoignage

Benjamin Perrin est chargé de mission nature et  biodiversité depuis plus d'un an au sein de la direction de l'environnement d'un Département. Après un master professionnel en ingénierie du développement durable, il a exercé deux ans en bureau d'études avant d'intégrer son poste actuel. Sous contrat, il se prépare à passer le concours d'ingénieur.

 

Vous venez du secteur privé. Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre la fonction publique territoriale ?

Après mes études, j'ai enchainé plusieurs contrats à durée déterminée. Sur l'un d'eux, j'ai travaillé en étroite collaboration avec ma collectivité actuelle. C'est à ce moment que j'ai compris les opportunités que pouvaient m'offrir la fonction publique territoriale dans le domaine de l'environnement et plus globalement du développement durable. La possibilité de travailler sur des dossiers à long terme en concevant des stratégies de territoire m'attirait beaucoup.

Au-delà de mes aspirations personnelles, j'ai eu aussi la chance d'être là au bon endroit au bon moment. Afin de réaliser son schéma départemental des espaces naturels sensibles, ma collectivité a recruté plusieurs chargés de mission nature et biodiversité. J'en ai eu connaissance et j'ai postulé.

Vous êtes maintenant en poste depuis plus d'un an. Quel recul avez-vous sur votre mission ?

L'avantage d'intégrer un poste totalement nouveau est que tout est à construire. C'est un véritable challenge. Je partais cependant avec un certain avantage car j'avais travaillé au préalable, avec les principaux acteurs du territoire sur l'élaboration des principaux axes d'action du schéma départemental des ENS. Je n'évoluais pas totalement dans l'inconnu. Ma prise de fonction s'est donc faite facilement. Après une phase de conception de divers outils ainsi que d'une prise de contacts avec tous les partenaires du projet, les premiers projets commencent à aboutir. L'amorçage a été long mais nécessaire pour que par la suite, la mise en œuvre de la politique environnementale soit dynamique.

Pourquoi est-ce que cela a pris du temps ?

Réaliser des actions, proposer des méthodes de changements... n'a aucun sens, si derrière tout ça les acteurs locaux n'adhèrent pas au concept. C'est pourquoi pendant plus d'un an, je suis allé à leur rencontre pour leur exposer des solutions durables pour l'environnement mais aussi de nouvelles façons de produire en pensant différemment. Convaincre, démontrer, rassurer, accompagner... prend du temps, de l'énergie et requiert beaucoup de patience ! Raisonner et agir en « mode » développement durable est une mission de longue haleine !!

Vous allez passer le concours d'ingénieur territorial. Vous souhaitez donc poursuivre votre carrière dans la fonction publique ?

Je suis sous contrat pour une durée de 3 ans. Bien entendu pour pérenniser ma situation professionnelle et ensuite avoir une évolution de carrière, il est préférable pour moi d'intégrer la filière technique en réussissant le concours d'ingénieur. Je suis jeune et mes études ne sont pas encore trop loin... je pense que c'est le bon moment ! Par la suite, j'aimerai prendre un poste d'encadrement... mais cela n'est pas encore à l'ordre du jour.

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