Fiche Métier

Chargé(e) de mission petite enfance

Chargé(e) de mission petite enfance

Fonction Publique Territoriale

Catégorie A, Catégorie B

Filière Administrative, Filière Médico-social

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Fonction publique territoriale

  • Rédacteur territorial ou attaché territorial
  • Puéricultrice territoriale

Conditions d'accès :

  • Concours externe et interne avec conditions de diplôme et/ou examen d'intégration en fonction du cadre d'emplois, concours troisième voie

Développer et agréer des structures d'accueil collectif

Les Départements ont en charge l'agrément des assistantes maternelles et des structures d'accueil collectif (haltes garderie, crèches, multi-accueil, micro-crèches). Sur ce second volet, des chargé(e)s de mission petite enfance se déplacent sur le terrain pour accompagner les acteurs des projets et contrôler la conformité des structures tout en assurant le suivi administratif des dossiers.

 

Un travail partenarial

Le Département subventionne conjointement avec la Caisse d'Allocations Familiales (CAF)  et la Mutualité Sociale Agricole (MSA), les projets de construction de structures d'accueil collectif publiques ou associatives à but non lucratif. A ce titre, avant la création d'un nouvel établissement, le chargé de mission petite enfance est sollicité en amont avec l'ensemble des partenaires, pour valider la crédibilité du projet.

Pour cela, il s'appuie sur des statistiques et des enquêtes de terrain afin d'établir une étude objective des besoins. Si la demande s'avère réelle, le type d'accueil ainsi que le mode de gestion seront choisis. Durant la phase de définition du projet, ce professionnel de terrain participe à de nombreuses réunions. Fort de son expérience et de sa connaissance de l'offre départementale, il oriente les décisions et aide les organes délibérants à choisir la solution la plus adaptée aux besoins des habitants. Si le projet aboutit, s'ensuit une demande de dossier de financement auprès du Département.

Du financement à l'agrément

Dès que la construction de la structure est validée, l'organisme de gestion (commune, Communauté de communes ou d'agglomération, associations à but non lucratif) fait une demande de financement auprès du Département. Le chargé de mission petite enfance s'occupe alors des différentes étapes nécessaires au versement de la subvention d'investissement donnée par le Département.

En parallèle, un suivi sur le terrain des travaux de construction est mené par le chargé de mission petite enfance. Il va porter un regard particulier sur l'agencement des locaux et sur la dangerosité des équipements utilisés. A noter que de manière générale, un règlement départemental encadre et préconise tout un panel de règles à respecter en matière d'hygiène et de sécurité dans le cadre de l'accueil de jeune enfant. Il faut souvent plusieurs points d'étapes pour ajuster et corriger les plans dessinés par l'architecte en fonction des différentes préconisations de l'agent territorial. Chaque détail à son importance et est pris en compte pour la sécurité des tout-petits. Sécurisation des ouvertures, interdiction des escaliers, installation de barrières de sécurité, de caches électrique, d'anti pince-doigts... ces points sont systématiquement vérifiés. Ils sont notamment l'une des conditions sine qua none pour l'obtention de l'agrément.

La constitution du dossier d'agrément s'opère en général 6 mois avant la date d'ouverture. Au delà, des questions liées aux locaux, le chargé de mission petite enfance vérifie l'expérience des professionnels ainsi que les conditions d'encadrement. Une visite des locaux est également effectuée par le médecin d'action sociale qui est souvent accompagné d'une puéricultrice. Si toutes les clauses sont respectées, l'agrément est délivré. L'ouverture est alors effective. Le chargé de mission petite enfance passe alors le relais aux équipes d'action sociale .

Côté profil...

Pour exercer ce métier, les profils peuvent être ceux relevant de la filière administrative (attaché, rédacteur) ou de la filière médico-sociale (puéricultrice). Ce poste allie à la fois des compétences techniques liées à l'accueil des enfants de moins de 6 ans et le suivi de dossiers et de lignes budgétaires. Cependant, si l'équipe « accueil du jeune enfant » est étoffée, l'aspect administratif peut être détaché du poste pour être recentré uniquement sur l'expertise d'un projet. Dans ces conditions, des professionnels médico-sociaux tels que les puéricultrices seront davantage aptes à exercer ces missions

Marie Testarand est chargée de mission petite enfance depuis 2005. Auparavant puéricultrice dans un service d'action sociale déconcentrée, elle choisit de donner une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle en supervisant la mise place de projets de structures petite enfance dans sa collectivité.

 

Avec 8 ans d'expérience derrière vous, comment qualifieriez-vous votre mission ?

Depuis ma prise de poste, les projets de structures petite enfance ont fortement augmenté. Avec une population dynamique et jeune, les besoins du Département en accueil collectif sont importants. Même si l'offre des assistants maternels est relativement élevée, tous les besoins de garde d'enfants ne sont pas satisfaits ou ne correspondent pas aux souhaits des parents (accueil occasionnel, horaires décalés...). Ma mission a plus que doublé en 8 ans. Je suis devenue « l'interlocuteur » incontournable de partenaires comme la CAF ou des associations mais aussi des collectivités territoriales, lorsqu'ils souhaitent ouvrir une structure d'accueil collectif.

Sur quels aspects êtes-vous sollicitée ?

J'interviens sur différentes étapes du projet. En amont, je suis sollicitée pour donner mon avis sur la crédibilité du projet et pour fournir des données statistiques issues de l'Observatoire départemental accueil du jeune enfant. Cet outil est alimenté au niveau de mon service. Ma connaissance du terrain et des problématiques qui gravitent autour d'un projet de construction d'une structure d'accueil est très appréciée des élus ou des associations. De manière générale, ces décideurs n'entreprennent pas de tels projets tous les jours ! Ils ont besoin d'être épaulés dans leur prise de décision.

Dans un second temps, je vais être associée à la conception des plans et au choix des équipements. Lorsque les travaux avancent, j'effectue plusieurs visites de chantier afin de vérifier que toutes les préconisations sont bien respectées. Cela évite ainsi d'avoir de mauvaises surprises au moment de la visite d'agrément. Il est souvent dommage de faire « reprendre » des travaux d'importance et indispensables à l'accueil des jeunes enfants et ce, quelques jours avant la date présumée de l'ouverture. De toute façon, si les conditions ne sont pas remplies, l'ouverture de l'équipement n'est pas autorisé.

Sécurité et bien-être des enfants, sont donc votre leitmotiv ?

Effectivement ! Sur cet aspect, ma formation de puéricultrice prend toute sa dimension. Je connais l'environnement et les besoins des enfants. En quelque sorte, je suis « experte » sur la question, et ai des compétences que n'aurait pas forcément un architecte. Pour construire des bâtiments destinés à l'accueil des enfants, tout un ensemble de détails est à prendre en considération afin de les préserver d'éventuels dangers et faciliter leur motricité. Il faut conceptualiser les éléments en se mettant à leur hauteur.

Pourquoi avez-vous choisi de quitter votre poste de puéricultrice d'action sociale ?

Après 15 ans au contact des usagers, j'avais envie de m'investir différemment dans mon secteur professionnel. Le poste de chargée de mission petite enfance a été créé à ce moment-là dans ma collectivité. Je me suis alors dit : « pourquoi pas... ? » et je ne le regrette pas ! Aujourd'hui, je combine à la fois travail de terrain, contact et bien-être des enfants même si ce n'est plus le suivi relationnel que j'entretenais avec eux dans mon précèdent poste. Mon investissement est tout autre mais l'objectif est le même : contribuer à leur bien-être et garantir leur développement.

De plus, ma mission n'ayant fait que croître au fil des années, le volet administratif avec la gestion des dossiers a été redirigé vers une autre collègue. Pour le coup, l'aspect qui me plaisait le moins m'a été retiré. Mon seul souci actuellement est d'arriver à trouver assez de temps pour suivre des 20 projets que j'ai en cours !

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