Fiche Métier

Chargé(e) de mission urbanisme et aménagement

Chargé(e) de mission urbanisme et aménagement

Fonction Publique Territoriale

Catégorie A

Filière Urbanisme

lien externe vers facebook lien externe twitter lien externe vers Google+
lien externe imprimer lien externe envoi par email

Porter les enjeux d'un territoire...

 

Réhabilitation d'un îlot urbain, création d'un parc de loisirs, développement d'un réseau de transports, protection d'espaces naturels sensibles... la mission du chargé de mission urbanisme et aménagement consiste à porter les enjeux d'un territoire en terme d'aménagement en cohérence avec les projets des collectivités locales. Son approche transversale des dossiers lui confère un rôle clé et le définit comme l'interlocuteur privilégié des partenaires extérieurs.

Instaurer une vision globale et homogène

Les démarches d'aménagement du territoire relèvent, soit de procédures réglementaires, soit d'actions de développement ayant une portée stratégique. Dans le premier cas, on retrouve l'ensemble des schémas de cohérence territoriale (SCOT) et des plans locaux d'urbanisme (PLU). Dans le second, sont concernés des études générales ou thématiques sur les déplacements, les axes routiers, l'habitat...

Quel que soit le projet envisagé, le ou les domaines d'interventions (routes, bâtiments, environnement, transports, logement, politique de solidarité...), les différentes collectivités territoriales (Communes, départements, régions) et les établissements publics locaux comme par exemple les communautés de communes ou d'agglomérations seront impactés.

A ce titre, le chargé de mission urbanisme et aménagement est sollicité pour faire le lien entre les partenaires locaux et les services internes de sa collectivité, en relayant les préconisations de chacun. Il peut par exemple être porteur d'enjeux du code de l'urbanisme tels que la limitation de l'artificialisation des sols, la maîtrise du coût économique et environnemental des déplacements des biens et des personnes, l'adaptation de l'offre de logements au besoin de toutes les populations...

Son rôle est de défendre la vision de la collectivité qu'il représente, dans les procédures d'aménagement en vue de développer le territoire de façon cohérente et d'améliorer le cadre de vie des habitants. Les décisions résultent d'un équilibre acquis après de nombreux échanges. Entre les contraintes réglementaires et les volontés de projets, il s'agit plutôt d'établir une collaboration constructive. La mission du chargé de mission urbanisme et aménagement s'apparente alors à celle d'un chef de projet. Il participe et facilite la réflexion et le débat au sein des instances et des groupes de travail.

Etre le référent urbanisme dans les projets de la collectivité

Dans le cadre de son action, chaque collectivité porte des projets structurants en matière d'urbanisme. Le chargé de mission urbanisme et aménagement a en charge de les conduire en étant force de propositions mais également en aidant la collectivité maître d'ouvrage à choisir son maître d'œuvre. Il est impliqué dans le groupe projet, suit sa bonne articulation tout en veillant à la cohérence de ce dernier avec la politique urbaine de la collectivité.

Sur le terrain...

Selon l'échelle du territoire et/ou la nature du projet, le chargé de mission urbanisme et aménagement peut être spécialisé sur un secteur géographique ou sur un domaine de compétences (déplacement, développement durable, équipements publics...).

Une grande partie de l'activité de ce professionnel s'exerce en bureau. Cependant les déplacements sur le territoire dont relève son activité sont fréquents.

Du côté des formations...

Le chargé de mission urbanisme et aménagement est souvent titulaire d'un bac + 5 (master ou diplôme d'ingénieur). Une quinzaine de masters (études urbaines, aménagement et développement territorial, développement et aménagement touristique, réseaux de transport et déplacements... ) sont agréés par l'Association pour la promotion de l'enseignement et de la recherche en aménagement et en urbanisme (APERAU).

Les écoles d'architecture ou du paysage proposent aussi des formations à compléter par un master d'aménagement ou d'urbanisme.

Témoignage

Vincent Dacosta est chargé de mission urbanisme et aménagement au sein d'un Département. En poste depuis plus de 20 ans sur ce territoire, il a choisi de rejoindre la fonction publique territoriale en 2009 en mettant fin à sa carrière à la Direction départementale des territoires (ex DDE).

 

Ancien agent de l'Equipement, donc fonctionnaire d'Etat, quel choix à motiver votre arrivée dans la fonction publique territoriale ?

Après l'acte II de la décentralisation en 2007 et le transfert de nombreux personnels, les directions départementales de l'Equipement, les anciennes « DDE » ont recentré leurs missions sur de nouvelles compétences tout en réorganisant leurs services. Concernant l'urbanisme, l'activité s'est restreinte au profit des collectivités locales qui ont vu leur rôle s'étoffer.

Afin d'avoir des perspectives professionnelles plus intéressantes, je me suis intéressé à la fonction publique territoriale et plus particulièrement au Département.

En quoi consiste votre mission au sein de cette structure ?

Quel que soit le projet d'urbanisme envisagé, un ou plusieurs domaines de compétences (routes, bâtiments, environnement, transports, logement, politique de solidarité...) du Département seront concernés. A ce titre, je suis sollicité pour faire le lien entre les partenaires locaux et les services internes du Département, en relayant les préconisations de chacun.

Mon rôle est de défendre la vision du Département dans les procédures d'aménagement en vue de développer le territoire de façon cohérente et d'améliorer l'offre de service public. Les choix résultent d'un équilibre acquis après de nombreux échanges. Entre les contraintes réglementaires et les volontés des élus locaux, il s'agit plutôt d'établir une collaboration constructive avec tous les acteurs impliqués dans l'étude.

Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans votre travail ?

Sans hésitation, le contact avec les différents collaborateurs. Etant donné que j'ai un rôle transversal, je suis souvent l'interlocuteur privilégié des partenaires extérieurs.

J'apprécie ces échanges et ce partage de points de vue entre acteurs du territoire. C'est très enrichissant aussi bien sur la connaissance des projets menés par les autres collectivités que sur la satisfaction de parvenir à un résultat cohérent lorsque celui-ci aboutit. Faire le lien, représenter ma collectivité mais aussi persuader les différents protagonistes d'opter pour telle ou telle solution... sont des challenges très motivants.

Avez-vous un domaine de prédilection ?

Les problématiques liées aux transports sont une réflexion que j'aime mener. Le territoire sur lequel j'agis, est fortement impacté par les modes de déplacements car il est situé entre deux axes stratégiques. Auparavant, le réseau routier était la priorité. Dorénavant, le développement de transports en commun (Bus à haut niveau de service, aire de covoiturage, réseau de cars intra urbains...) sont privilégiés face au « tout voiture ».

Mais mon métier évolue sans cesse. Je dois proposer dans les projets, de nouvelles alternatives plus respectueuses de l'environnement tout en prenant en compte les contraintes économiques notamment celle de la flambée des cours du pétrole. Les besoins et les modes de vie des usagers changent, les préconisations que je propose aussi. Sur ce type de fonction, il faut continuellement s'adapter et même devancer les mutations qui s'opèrent dans la société.

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK