Fiche Métier

Chauffeur d'élus

Chauffeur d'élus

Fonction Publique Territoriale

Catégorie C

Filière Technique

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Conditions d’accès :

  • Concours externe et interne avec conditions de diplôme et/ou examen d'intégration en fonction du cadre d'emplois, concours troisième voie
  • Mise en stage directe pour les cadres d’emplois de catégorie C en fonction du grade (2e classe)

Réunions de travail avec des partenaires ou des élus locaux/nationaux, inaugurations, évènementiels, visite inter-services, immersion sur le terrain…, les élus locaux se déplacent régulièrement pour exercer leur mandat politique. Pour faciliter l’organisation de leur transport, un chauffeur peut être à leur disposition. Zoom sur cette fonction à part entière.

Anticiper pour mieux s’adapter

Le chauffeur dispose d’un planning hebdomadaire des déplacements à réaliser la semaine suivante (hors ajustement de dernière minute). A partir de ces informations,  il organise les parcours qu’il aura à effectuer. La généralisation des GPS et des outils d’aide à la navigation a grandement simplifié ce travail de préparation. Aujourd’hui, le temps de trajet et l’itinéraire à suivre est calculé de façon instantanée. En parallèle, il s’assure du nettoyage et de l’entretien courant du véhicule (pression et usure des pneumatiques, plein de carburant, état des optiques et des essuie-glaces, vérification des niveaux…). Il gère notamment le calendrier des révisions et des contrôles techniques. Son objectif : disposer d’une voiture propre et en mesure de rouler à tout moment. Cette attention est complétée, avant chaque départ, par un rapide tour du véhicule. Ainsi, en semaine ou le week-end, en journée comme en soirée, le chauffeur est totalement opérationnel.

Chauffeur d’élu : Assurer les déplacements mais pas seulement…    

Conduire l’Elu « sans incident » à son lieu de rendez-vous est la priorité. Vigilance, anticipation des dangers, conduite en souplesse, bonne connaissance des axes routiers et des itinéraires « bis », sont indissociables pour garantir la sécurité de l’Elu et le bon déroulement du trajet. Libéré de toutes contraintes routières, ce dernier peut alors transformer son temps de transport en temps de travail.  La voiture devient son bureau où il peut s’imprégner des dossiers en cours, rédiger des notes ou passer des appels téléphoniques. A ce titre, la fonction de chauffeur implique un devoir de réserve et de secret professionnel très fort. Discrétion et disponibilité sont les qualités incontournables pour occuper ce poste et instaurer une relation de confiance.
Arrivé à « bon port », le chauffeur poursuit sa mission. Une fois sur le terrain, il se tient à la disposition de l’Elu et veille à son « confort » en se préoccupant notamment de ses affaires. Toujours joignable par téléphone, le chauffeur doit savoir réagir rapidement en cas d’aléas et de changement de programme.

De manière générale, s’agissant des longues distances, les élus privilégient les transports en commun surtout quand le prorata distance/temps est significatif.  

Le métier de chauffeur d’élu c’est :

  • apprécier la conduite automobile
  • disposer d’un sens de l’orientation
  • faire preuve de discrétion
  • être disponible (forte contrainte horaire) et avenant
  • s’adapter à toutes les situations
  • porter une tenue vestimentaire correcte (costume-cravate)
  • optimiser les temps d’attente (prendre connaissance de l’actualité…)

Témoignage

Joseph Longui est chauffeur du Président d’un Conseil départemental depuis 35 ans. Auparavant, sous les ordres du Préfet, il a intégré la fonction publique territoriale via l’acte I de décentralisation. Tout au long de sa carrière, il a su s’adapter aux évolutions technologiques, aux impératifs de sécurité routière et aux exigences de ses différents « patrons ».

Quel a été votre parcours pour intégrer la fonction de chauffeur d’élu ?

Au départ, rien ne me prédestinait à ce métier puisque que j’ai une formation d’électricien. J’ai intégré la fonction de chauffeur un peu par hasard. Au départ, je remplaçais épisodiquement un collègue durant ses congés. Au moment de son départ à la retraite, l’administration m’a proposé de « reprendre les rênes » et de me nommer officiellement sur cette mission. De mon côté, c’est un métier qui me plaisait. J’ai toujours été à l’aise avec la conduite et j’avais un bon « feeling » avec le Préfet de l’époque qui m’appréciait beaucoup. Je me suis ensuite formé, via des stages de conduite tels que « anticipation des dangers », « neige et verglas », « éco-conduite »… J’ai complété mon expérience sur le terrain.

Quelles sont les qualités essentielles pour devenir « chauffeur d’élu » ?

Discrétion, sens du contact, réactivité et disponibilité sont les maîtres mots de ce métier. Pour moi, être chauffeur c’est avant tout s’adapter aux exigences et aux habitudes de l’élu que l’on transporte. Il est important de savoir anticiper ses besoins et de réagir rapidement en cas d’aléas. Les changements de planning étant fréquents, je dois souvent composer avec un « plan B » pour réduire les retards et être à l’heure aux rendez-vous. Dans ces circonstances, mon expérience du terrain et mon excellente connaissance des itinéraires routiers sont de sérieux atouts. Même si à l’heure actuelle les navigateurs d’aide à la conduite « paramètrent » en temps réel le trajet, connaître les astuces de circulation et les « itinéraires Bis » sont un plus !

Le  métier de chauffeur d’élu implique certaines obligations. Pouvez-vous nous en dire plus ?

L’élu optimise, en règle générale, son temps de trajet comme un temps de travail. A ce titre, il relit ses dossiers et passe des appels téléphoniques. La promiscuité liée à l’habitacle du véhicule implique que j’entende les conversations ou que j’ai accès à un certain nombre d’informations. Les notions de « devoir de réserve » et de « secret professionnel » relatives aux fonctionnaires sont d’autant plus fortes sur les fonctions de chauffeur d’élus. Il est capital que celles-ci soient respectées afin de garantir une relation de confiance. La maîtrise de la conduite et l’anticipation des risques routiers sont bien évidemment obligatoires. Lorsque l’élu s’assoit  dans le véhicule, il est de ma responsabilité de le conduire à « bon port » et sans incident.  

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