Fiche Métier

Directeur/Directrice des routes

Directeur/Directrice des routes

Fonction Publique Territoriale

Catégorie A

Filière Technique

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Conditions d’accès :

Concours externe et interne avec conditions de diplôme et/ou examen d'intégration en fonction du cadre d'emplois, concours troisième voie

Le directeur des routes définit le schéma directeur de la voirie et la stratégie pluriannuelle d'investissement et de maintenance du réseau de la collectivité. Au quotidien, il suit et pilote les travaux d’entretien préventif des infrastructures, l'exploitation du réseau en toutes circonstances et la prise en compte de la sécurité et des besoins des usagers. Pour cela, il s’appuie sur différents corps de métiers en lien avec la politique routière. Rencontre avec Didier Morelo, directeur des routes pour le compte d’un Département de 600 000 habitants.

Elaborer un schéma directeur de la voierie et organiser l’activité routière  

Communes, intercommunalités ou Département, quelle que soit la structure d’intervention le directeur des routes élabore un schéma directeur de l’ensemble des activités routières. Décliné en document d’organisation spécifique, il englobe l’ensemble des procédures à suivre, clarifie les niveaux d’intervention et précise les moyens alloués à cette activité. Fauchage, élagage, viabilité hivernale, curage de fossé, entretien des ouvrages d’art, signalisation… tout est abordé de manière précise. Ces procédures sont également complétées par des systèmes d’astreintes qui sont déclenchés en cas d’évènement d’ampleur (accident de la route, tempête, conditions météorologiques dégradées…).
« En tant que directeur des routes d’un Département disposant d’un réseau routier de 6 000 km, mon rôle est davantage « tourné » sur la stratégie à conduire pour maintenir un niveau de service de qualité tout en maîtrisant les dépenses et en répondant aux enjeux de demain. Pour cela, je m’appuie sur une équipe de managers et de 400 agents de terrain, d’un bureau d’études en interne ainsi que d’ingénieurs spécialisés en politique routière. Ainsi, je veille chaque jour à ce que l’ensemble de la maintenance du réseau soit assuré, que les consignes et les taux d’exécution soient respectés… tout en ayant un regard sur le suivi des lignes budgétaires. Afin d’être le plus efficient, les procédures de travail sont ajustées au besoin, les personnels sont formés aux nouveaux outils numériques et certains travaux externalisés ».

Elaborer une programmation pluriannuelle

Au vu des enjeux générés (financier, aménagement du territoire, développement économique…) et du patrimoine conséquent qu’elle représente, l’activité routière nécessite une programmation pluriannuelle sur les opérations de maintenance et d’investissement.
« Disposer d’une programmation pluriannuelle est incontournable pour être efficace et respecter les enveloppes budgétaires. Même si les imprévus ou les décalages d’opération sont toujours possibles, ce « cap » permet d’avoir un cadre précis pour les équipes. Pour cela, il est essentiel de disposer d’une bonne connaissance du patrimoine, de son état et des travaux déjà conduits. C’est également un travail collaboratif entre les équipes de terrain qui ont la connaissance de la réalité et les « ingénieurs » du siège qui travaillent à partir de données préenregistrées. Des ajustements sont toujours nécessaires. S’agissant des investissements, la programmation permet de lisser les dépenses et les charges de travail dans le temps, de prioriser les opérations et d’approfondir les différentes études préalables ».
L’activité routière est également fortement impactées par de nouveaux enjeux tels l’environnement, le développement durable, le numérique et la sécurité des usagers.
« Dans notre domaine, la technologie est très importante, car son évolution est très rapide. La route du futur est communicante, intelligente, propre et mobilise de plus en plus les nouvelles technologies. Demain, les usagers considèreront qu’une route confortable est équipée de Wi-Fi tout le long du trajet. Et en même temps, les routes et ouvrages d’art vieillissent. Ils doivent être réhabilités et requalifiés de manière environnementale. Dans le secteur routier, les pratiques évoluent en cohérence avec la transition énergétique et l’économie circulaire. La fin de l’utilisation des produits phytosanitaires, le développement de solutions environnementales innovantes, le recyclage des déchets verts en sont quelques exemples. »

Directeur/directrice des routes, c’est :

-    avoir des compétences techniques et réglementaires pointues dans le domaine routier,
-    connaître l’environnement territorial, son actualité et ses enjeux,
-    proposer et développer une stratégie d’action en matière de développement et de maintenance des infrastructures routières,
-    manager et animer les services de la direction,
-    garantir la cohérence des actions des différents services, leur complémentarité et leur capacité à fonctionner en transversalité,
-    assurer l'interface entre les élus / les acteurs du territoire, les usagers et les services pour une offre de service optimale et cohérente,
-    assurer le management par objectif des équipes,
-    mener des diagnostics,
-    mettre en œuvre des solutions innovantes en fonction des besoins de la collectivité,
-    anticiper les changements et savoir accompagner les évolutions,
-    gérer des situations de crise (alertes météos et d’enneigement, accidents ou incidents routiers),
-    suivre un budget,
-    avoir un bon esprit de synthèse et un sens aigu du travail en équipe,
-    disposer d’un sens de l’écoute et d’une aisance relationnelle,
-    posséder des capacités avérées de prise de décision et un réel sens de l’organisation.

Accès à la profession

Plusieurs filières mènent au métier : école d’ingénieur ou master. La validation d’un bac+ 5 est la norme :
-    Master génie civil,
-    Master sciences pour l’ingénieur,
-    Diplôme d'ingénieur de l'EPF,
-    Diplôme d'ingénieur de l'École centrale de Lille,
-    Diplôme d'ingénieur de l'École des ingénieurs de la Ville de Paris spécialité génie urbain,
-    Diplôme d'ingénieur de l'École nationale d'ingénieurs de Saint-Etienne spécialité génie civil,
-    Diplôme d'ingénieur de l'École nationale des ponts et chaussées,
-    Diplôme d'ingénieur de l'École nationale des travaux publics de l'Etat,
-    Diplôme d'ingénieur spécialisé en ouvrages d'art de l'Institut supérieur du bâtiment et des travaux publics,
-    ….

L’accès au titre d’ingénieur territorial s’effectue ensuite par la voie du concours avec des possibilités d’évolution à l’intérieur du cadre d’emplois (ingénieur principal – ingénieur en chef).
 

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