Fiche Métier

Sage-femme en protection maternelle infantile (PMI)

Sage-femme en protection maternelle infantile (PMI)

Fonction Publique Territoriale

Catégorie A

Filière Médico-social

lien externe vers facebook lien externe twitter lien externe vers Google+
lien externe imprimer lien externe envoi par email

Au service des futures mamans...

Relevant des Départements, les sages-femmes de P.M.I. (protection maternelle infantile) ou sages-femmes territoriales ont essentiellement un rôle de prévention notamment lors de la surveillance de grossesses à risque. Leur mission vise à accompagner les femmes enceintes tout au long de leur grossesse, et à les informer sur les différents dispositifs de contraception. En fonction des situations, elles travaillent en étroite collaboration avec les professionnels sociaux et médico-sociaux de son territoire. Zoom sur une orientation plus « sociale » de ce métier...

Fonction publique territoriale

Sage-femme territoriale (catégorie A)

Conditions d'accès :

-       Concours sur titres avec épreuves ouvert aux candidats titulaires d'un des diplômes ou titres mentionnés à l'article L. 356-2 (3°) du code de la santé publique susvisé ou d'une autorisation d'exercer la profession de sage-femme délivrée par le ministre chargé de la santé en application de l'article L. 356 de ce même code.

Prévenir les situations complexes

Pour suivre les futures mamans, la sage-femme de PMI se déplace à domicile. Après avoir procédé à l'analyse des déclarations de grossesse, elle identifie les familles qui nécessitent un accompagnement particulier. Déclaration de grossesse tardive, femme seule, jeune mineure, contexte social difficile... sont des éléments qui déclenchent sa venue. Les assistantes sociales et les puéricultrices lui communiquent également des situations à surveiller.

En intervenant à domicile, cette professionnelle peut s'imprégner du contexte familial, rencontrer le papa, les autres enfants... L'objectif est de prévenir la maltraitance en préparant au mieux les parents à l'arrivée de leur enfant. Réaliser des monitorings, rassurer, écouter, trouver des solutions mais aussi parfois signaler... Le cas échéant, la sage-femme de PMI peut rédiger des informations préoccupantes et des signalements lorsqu'elle dépiste une famille en grande difficulté sociale ou psychologique (addictions, violences conjugales...).

En parallèle des actions de prévention, la sage-femme de PMI informe les mamans sur les solutions de contraception post-partum. Elle peut aussi épauler les femmes souhaitant accoucher sous X.

Ainsi, à l'exception de l'accouchement, les sages-femmes territoriales contribuent au bon déroulement de la grossesse. Pour ce faire, elles travaillent avec les médecins de PMI ou participent à l'activité d'un réseau d'obstétrique.

Travailler en réseau

En PMI, le travail en réseau est très important. Les sages-femmes territoriales participent notamment à des réunions avec des hospitaliers en lien avec les maternités. Composés de médecins, de sages-femmes hospitalières, libérales et de PMI, de psychologue, ces rendez-vous permettent à l'ensemble des professionnels de dresser un bilan des situations qu'ils suivent en commun.

Les sages-femmes de PMI organisent par ailleurs des séances d'informations notamment auprès des jeunes dans les établissements scolaires, les associations et le centre de planning pour les mineurs et s'impliquent dans des lieux d'accueil enfants-parents.

Témoignage

Laëtitia Morelle est sage-femme territoriale sur un secteur de moyenne montagne. Après une expérience de 15 ans en centre hospitalier dans une maternité de niveau 3 (es établissements de niveau 3 disposent d'un service de réanimation néonatale et sont spécialisés dans le suivi des grossesses pathologiques ou multiples, celles dont on sait, dès la conception, qu'elles présentent un risque pour l'enfant à naître), elle a choisi d'exercer son métier autrement en ayant une approche plus « sociale » avec ses patientes. Zoom sur cette reconversion réussie !

Pourquoi avez-vous rejoint la territoriale ?

J'avais besoin de « souffler » et de prendre le temps d'établir un réel suivi de mes patientes. En milieu hospitalier, le rythme des consultations est beaucoup plus soutenu. J'enchaînais les examens cliniques sans forcément avoir le temps d'échanger avec les futures mamans sur les thématiques concomitantes à leur grossesse. L'accompagnement et l'écoute arrivaient souvent en second plan. Mon arrivée dans la fonction publique territoriale m'a permis de renouer avec cette facette de mon métier. Cette réorientation professionnelle était également un souhait sur le plan personnel. Je désirais accorder plus de temps à mes enfants en travaillant uniquement en journée. D'un point de vue administratif, j'ai tout d'abord été détachée de la fonction publique hospitalière puis ai sollicité mon intégration dans la fonction publique territoriale.

En quoi consiste le métier de sage-femme territoriale ?

Mon intervention est délimitée sur un secteur bien défini. Je travaille en étroite collaboration avec mes collègues assistantes sociales et puéricultrices ainsi que le personnel médical de ma zone géographique. Chacun est susceptible de m'apporter des informations sur les patientes que je suis ou à qui je peux proposer un suivi. Même si toutes les femmes enceintes peuvent faire appel à mes services, ma mission est principalement accès sur l'accompagnement de grossesse à « risque social ». Mineure, déclaration tardive de grossesse, femme seule, parents sans activité professionnelle... sont des informations que je centralise via les déclarations de grossesse. Elles déclencheront ensuite une première prise de contact.

Mon rôle est de prévenir des situations de détresse ou de maltraitance pouvant conduire plus tard au placement de l'enfant. Les examens cliniques sont beaucoup moins prédominants qu'à l'hôpital. Mon action repose sur le dialogue et l'écoute ; la confiance que je construis avec mes patientes, au fur et à mesure des entretiens est essentielle.

Comment s'organise une journée type ?

Pour rencontrer les futures mamans, je me déplace à leur domicile. Par ce biais, je m'imprègne de l'environnement familial et parfois de la complexité de certaines situations. C'est aussi un moyen plus commode pour suivre des patientes qui n'ont souvent pas de moyens de locomotion. Au cours de mes visites, j'échange avec elles sur le suivi médical de la grossesse et les préparatifs liés à l'arrivée du bébé. Logement, matériel de puériculture, vêtement, alimentation, configuration familiale, addiction..., les thématiques abordées sont diverses. En fonction des besoins repérés, je peux être amenée à les rediriger vers d'autres organismes ou associations et/ou leur conseiller un accompagnement médical spécifique notamment l'aide d'un psychologue. Tout au long de la grossesse, je suis une interlocutrice privilégiée. Outre quelques tâches administratives, l'enchaînement des visites à domicile constitue l'essentiel de mes journées de travail.

En quelques mots, comment décririez-vous votre métier de sage-femme territorial ?

Être sage-femme territoriale est avant tout un métier de terrain consolidé par un important travail d'équipe pluridisciplinaire. L'objectif de sa mission est avant tout « social » plus que médical. Dans un souci de prévention, la sage-femme territoriale va au-devant des besoins des femmes enceintes afin de les accompagner tout au long de leur grossesse et préparer au mieux l'arrivée de l'enfant. L'écoute et le conseil sont ses principaux outils d'intervention. C'est également un métier où aucune situation ne se ressemble.

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK