Fiche Métier

Surveillant(e) pénitentiaire

Surveillant(e) pénitentiaire

Fonction Publique d'Etat

Catégorie C

Filière Sécurité - Police

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Conditions d’accès :

  • Concours externe avec conditions de diplôme

Le surveillant pénitentiaire ou gardien de prison est un fonctionnaire de l’Etat. Il participe à l’application des décisions de justice, aux sentences pénales et au maintien de la sécurité publique. A ce titre, il assure la surveillance des personnes détenues au sein des établissements pénitentiaires tout en participant à leur réinsertion. Rencontre avec Ludovic Gaspy, surveillant pénitentiaire depuis 5 ans.

Surveillant pénitentiaire : Maintenir la sécurité publique…

Tout au long de la journée, le surveillant pénitentiaire accompagne et surveille les détenus au cours de leurs déplacements et de leurs activités. « Du réveil jusqu’au coucher, les détenus sont pris en charge par plusieurs surveillants. Promenade, exercices sportifs, travail en atelier, activités manuelles ou éducatives, visite au parloir, douche, examens médicaux… en fonction du planning, la présence des personnes incarcérées est vérifiée à plusieurs moments sous forme d’appels ou de pointages réguliers ». Selon les activités pratiquées, chaque gardien a en charge un nombre défini de détenus. « Je suis également mobilisé pour superviser les déplacements des détenus tels que les visites d’avocat ou de la famille et les convocations au tribunal. »

Dans le cadre de sa mission, le surveillant pénitentiaire est amené à réaliser des fouilles corporelles ainsi que l’examen minutieux des cellules. « L’objectif est de détecter des substances ou des objets interdits ou constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens. En cas de suspicion, je me dois de réagir vite en prenant les mesures nécessaires garantes de la sécurité au sein de l’établissement. Téléphone portable, drogue, objets tranchants sont principalement recherchés. »

… Et travailler en équipe

Le surveillant fait partie d’une équipe composée de plusieurs gardiens de prison, encadrée par un premier surveillant et un officier, tous placés sous l’autorité d’un chef d’établissement.
Il travaille en étroite collaboration avec les acteurs de la réinsertion (service pénitentiaire d’insertion et de probation). « Notre rôle ne consiste pas uniquement à des opérations de surveillance. Tous les surveillants pénitentiaires participent au projet de réinsertion en intervenant sur certaines actions (apprentissage, culture, lecture…). Pour cela, il est important que l’ensemble du personnel pénitentiaire se coordonne et communique, notamment lors de repérage de situations particulières. Ainsi, au quotidien je suis à l’écoute des détenus, je les aide dans leurs démarches administratives et les incite à participer à des activités culturelles ou sportives. Entretenir une relation de dialogue, permet de soulager les tensions, parfois très vives en milieu carcéral ».

Etre surveillant pénitentiaire, c’est :

  • être rigoureux, stable et impartial,
  • avoir le sens de l’écoute et de l’observation,
  • détenir des qualités humaines,
  • disposer d’une bonne condition physique,
  • travailler au rythme d’amplitude horaires variables (7j/7, 24h/24),
  • maîtriser les techniques de self-control,
  • connaître les risques liés à la population carcérale et savoir y faire face.

« Etre surveillant pénitentiaire est un métier sensible où l’improvisation n’a pas sa place. La rigueur et le dialogue sont donc des qualités indispensables. La communication au sein de l’équipe et auprès des détenus est primordiale pour bien expliquer les consignes et se prémunir ainsi des situations de conflits. Surveillant pénitentiaire est aussi une profession offrant de nombreuses perspectives d’évolution ».

Comment devenir surveillant(e) pénitentiaire ?

Le recrutement s’effectue sur concours administratif et sous certaines conditions, dont les principales sont :

  • posséder la nationalité française, jouir de ses droits civiques et ne pas avoir de mention au casier judiciaire (B2) incompatible avec l’exercice des fonctions,
  • être titulaire du brevet des collèges ou d’un titre reconnu équivalent,
  • avoir au moins 19 ans et pas plus de 42 ans au 1er janvier de l’année du concours.

Actuellement, le ministère de la Justice recrute des surveillants pénitentiaires.

Une carrière avec des possibilités d’évolution :

  • Après le concours la formation professionnelle s’effectue en 8 mois à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire située à Agen. Au programme : droit pénitentiaire, gestion du stress, techniques d’intervention, connaissance des populations prises en charge et des stages pratiques en établissement pénitentiaire. Les affectations des élèves surveillants sont ensuite déterminées, selon le rang de classement obtenu.
  • Sous conditions d’ancienneté, les surveillants pénitentiaires ont la possibilité d’évoluer sur des postes d’encadrement (premier surveillant et major), puis accéder à des fonctions de commandement (lieutenant ou capitaine pénitentiaires).
  • Les surveillants peuvent, par sélection interne, avoir accès à des fonctions spécialisées telles que moniteur de sport, chargé d'application informatique, membre d'une équipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS), formateur.
     

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