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3 règles d’or à respecter à l’oral

juin 2021

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Comment impressionner les membres du jury lors des oraux ? Comment marquer le jury lors de votre présentation ? Pour réussir les épreuves orales des concours de la fonction publique (d’État, territoriale, hospitalière) découvrez les 3 règles d’or à respecter.


Quels oraux trouve-t-on aux concours (et examens professionnels) de la fonction publique en 2021 ?

En 2021, 3 grandes formes d’épreuves d'oral d’admission sont présentes aux concours (externe, interne, 3e concours) et examens professionnels dans les 3 versants de la fonction publique :
- les épreuves orales générales avec support,
- l’entretien avec le jury,
- les oraux techniques.

Si les libellés de nombre d’épreuves différent d’un concours (ou d’un examen) à l’autre, c’est parce-que le type de candidats admis à concourir varie. Certains doivent justifier d’une expérience acquise au sein (ex. examen professionnel) ou hors fonction publique (activité professionnelle, mandat électif, responsabilités associatives…).

En revanche, depuis les années 2000, toutes les épreuves orales sont professionnalisées. Mais aucune épreuve ne répond aux normes, ni aux usages des entretiens du secteur privé, destinés à vérifier que le profil du candidat correspond bien à un emploi défini.

A quoi devez-vous vous attendre lors des épreuves orales d’un concours de la fonction publique ?

Les règles sont fixées par le texte qui crée le concours ou l’examen professionnel.

Vous devez donc impérativement prendre connaissance du règlement et du libellé de l’épreuve orale sur les sites des organismes organisateurs des concours (CNFPT ou centres de gestion, pour les concours de la fonction publique territoriale ; CNG pour ceux de l’hospitalière ; les IRA, les ministères enfin, pour les concours de l’état).

Au cours de l’épreuve « d’entretien avec le jury » tout d’abord, vous aurez à répondre à des questions très variées. Les membres de jury vont chercher à apprécier votre personnalité, votre motivation et votre parcours, pendant un laps de temps qui peut être variable : de 15 minutes pour certains concours de catégorie C (ex. adjoint administratif, ATSEM) à 45 minutes pour l’épreuve d’entretien du concours de l’ENA.

Ensuite, pour les épreuves générales avec support, vous aurez à tirer au sort un sujet (ex. un mot, une phrase, un texte parfois long, une illustration…) 20 à 30 minutes avant le début de l’épreuve, afin de pouvoir préparer votre présentation. S’ensuivra un exposé de 5 à 10 minutes portant sur ce texte ou ce sujet qui, ensuite, donnera une base au jury pour conduire l’interrogation.

Enfin, les oraux techniques servent à vérifier vos connaissances sur des questions juridiques, internationales, sociales ou européennes, etc.

Gardez à l’esprit que le jour J, les membres du jury ont une commande : choisir définitivement parmi les candidats qui ont réussi aux écrits et qui sont admissibles, ceux qui correspondent le mieux aux attentes et aux besoins des employeurs publics (ministères, conseils régionaux, départementaux, mairies, hôpitaux…). Le jury n’a donc pas le droit à l’erreur, en passant à côté du « bon candidat » ou pire en admettant un « mauvais candidat » (qui devra être subi et géré).

Règle d’or numéro 1. Le Jour J : Veiller à votre posture et soyez souriant

On vous appelle ? C’est à votre tour. Prenez une grande inspiration et entrez dans la salle.

L’épreuve démarre dès que vous entrez dans la pièce. Pour bien vous préparer à entamer ces premières minutes (cruciales), des exercices très simples de respiration ou de sophrologie pourront vous aider à entrer concentré et souriant.

La première impression compte beaucoup. Généralement, avant le démarrage de l’épreuve, les membres du jury se présentent et déclinent très succinctement leurs fonctions (ex. maire-adjoint, directeur général des services techniques…). Ils peuvent aussi rappeler les modalités de déroulement de l’épreuve.

Souriez et saluez tous les membres du jury.

Votre apparence vestimentaire compte aussi beaucoup lors de votre oral. Vous devez porter des vêtements dans lesquels vous vous sentez à l’aise. En effet, le jury retiendra de votre prestation : à plus de 50%, vos/votre gestes/comportement/apparence, à près de 40% le ton de votre voix et le contenu mais à moins de 10%. Votre tenue doit donc aussi, être soignée. Faites sobre et ayez du style. Sans être trop classique. Costume/tailleur ou non ? Cravate ou non ? Piercing et tatouage visibles ? Les candidats s’interrogent souvent à ce sujet. Demandez-vous simplement si la tenue que vous envisagez de porter est cohérente avec l’image du grade visé.

Par exemple, si pour vous un ingénieur territorial se doit d’être souvent présent auprès de ses équipes sur site, vous pouvez tout à fait opter pour une tenue plus décontractée. En revanche, si vous pensez que votre poste vous amène à être majoritairement en contact avec des élus ou à animer des réunions publiques, un costume-cravate ou un tailleur semble plus adapté.

Prenez également garde à la transpiration. Le stress se traduit souvent par une montée de transpiration. Évitez à tout prix les tissus qui font des auréoles.

Pendant l’épreuve, faites parler votre corps, mais ne lui faites pas dire n’importe quoi. Votre posture, votre comportement doivent délivrer le message que vous êtes une personne ouverte, équilibrée (utilisant bien l’espace, sachant regarder la personne qui vous parle…), à l’écoute, impliquée, responsable.

Règle d’or n°2 : Présenter un exposé structuré

Lors des oraux des concours de la fonction publique, un des exercices phare consiste à présenter votre parcours et vos motivations.

Votre présentation doit être valorisante, elle doit souligner que vous avez fait preuve d’initiative et que votre parcours professionnel est la traduction de vos choix (Exemples d’expressions à utiliser : « J’ai eu l’opportunité de… » ou « C’était un défi intéressant à relever, par conséquent… »).

Le terme de l’exposé vous appartient totalement. Vous pouvez influer sur la suite de l’entretien en semant des petits « appâts », c’est-à-dire des expressions ou des notions que vous maîtrisez, afin que les membres du jury aillent sur un terrain que vous connaissez et qui vous permet de vous valoriser. Le jury « mordra » peut-être à l’hameçon. Par exemple : dans votre exposé, vous parlerez de « management de projet » ou de « design de projet » afin d’emmener le jury sur votre sujet de prédilection.

Votre discours doit être vivant. Employez des phrases courtes, rebondissez sur les mots... Il ne faut pas perdre de vue que votre objectif est de démontrer que vous avez les compétences nécessaires à l’exercice des missions envisagées.

Enfin, le jury attend toujours de vous un exposé structuré par un plan annoncé et compréhensible, de façon thématique (plutôt que chronologique). En vous forçant à respecter ce cadre, d’une part,  le jury pourra apprécier davantage votre expérience car elle sera mieux mise en valeur ; d’autre part, vous démontrez votre capacité d’analyse et de synthèse. 

Règle d’or n° 3 : Soyez toujours ouvert et prompt à répondre aux questions du jury

Lors des épreuves d’admission, le jury, pour faire son choix, va chercher à en savoir plus sur vous.

Comment ? En posant des questions relatives à votre formation, votre expérience, ou encore votre motivation. Par vos réponses, les membres du jury doivent pouvoir se faire une idée précise de votre personnalité : Quel type de fonctionnaire serez-vous ? Quel type de manager serez-vous ? Êtes-vous calme, curieux, moderne ? Êtes-vous quelqu’un qui peut facilement être déstabilisé…?

Le jury pourra vous demander : « Vous avez une baguette magique, quelle politique mettriez-vous en place ? » ou « La femme d’un élu vous fait les yeux doux, comment réagissez-vous ? » ou « Êtes-vous sur Facebook ?...». Des questions simples en apparence mais en apparence seulement. Ce qui compte ici, ce n’est pas de donner des réponses standardisées qu’il suffirait d’apprendre par cœur, ou pire inventées, mais des réponses sincères.

Écoutez, entendez : ne dites pas « C’est une bonne question », mais plutôt « C’est une question difficile, délicate, actuelle, controversée… ». Ce qui compte, c’est de structurer, d’argumenter vos propos, et de prendre un recul critique. Quand l’échange fonctionne bien, les difficultés des questions vont progressivement ou s’élargissent : c’est bon signe. Le jury cherche à savoir jusqu’où monter votre note.

En somme, les membres du jury peuvent poser toute sorte de questions qu’ils estiment nécessaire pour juger des compétences mais aussi de l’intelligence sociale du candidat en face de lui. Le rôle du jury n’est pas de vous piéger, mais de réussir à cerner le meilleur de vous-même, ce qui fera de vous la personne à recruter de toute urgence.

Bonne chance !

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