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Concours Jour J des écrits : 5 « pense-bêtes » pour réussir

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Les épreuves d’admissibilité sont sur le point de commencer pour vous. Vous vous sentez préparés, prêts à en découdre avec les correcteurs. Mais n’avez-vous rien oublié ?

1.    Quelques jours plus tôt : repérer et préparer le terrain

Pour réussir aux concours comme en compétition sportive, oubliez le facteur… « chance ». Votre victoire ne dépend que de votre niveau de préparation, des circonstances et des opportunités.

Gardez cela en mémoire. Votre méthode, c’est : « être professionnel ».

Ce conseil vaut pour tout. Vous avez passé des heures à réviser, consulté tous les ouvrages, repris chaque annale, échangé sur les forums, voire même participé à des stages ou fait appel à du tutorat. Il n’est donc pas envisageable de ne pas vous présenter aux épreuves pour des questions de transports mal organisés ou de délai de route non maîtrisé. Une fois la convocation reçue, calculez le temps de trajet entre votre domicilie et le lieu d’examen. Plus de 100 kms à faire ? Quelques euros dépensés pour une nuit d’hôtel au plus près de ce dernier peuvent être un bon investissement. A la clé, vous arriverez plus frais, donc moins stressé et avec l’esprit clair pour réussir.

2.    La veille : préparer ses outils et du « carburant »

Le but du concours est bien d’être le meilleur, non ?

La veille des épreuves, vous devez avoir dans votre besace : votre pièce d’identité, la convocation, la trousse des bons élèves (avec deux stylos à encre noire ou bleue, un effaceur, une gomme, une agrafeuse, un crayon à mine), une bouteille d’eau et un (léger) encas. Ce n’est pas enfantin, mais le contraire.

Prévoyez aussi des bouchons d’oreille et si le concours se déroule pendant les mois d’hiver, des habits… chauds. Les épreuves, en raison du nombre de candidats parfois faramineux (plus de 5 000 aux derniers concours d’attaché territorial en 2016 dans l’Hérault), se déroulent souvent dans des gymnases où la température ambiante n’excède guère 15°.

Ne vous laissez pas polluer avec des conditions matérielles. Faites ce qu’il faut pour être à l’aise lors de chaque épreuve. 

3.    Jour J : Avoir en tête les fondamentaux

Réalisez que les quelques heures d’épreuves de votre écrit vont passer comme des minutes. Avant même de savoir comment faire une bonne note (de synthèse avec ou sans propositions), un rapport ou répondre aux questions à réponses courtes…, il est important de se remettre en mémoire ce qui est attendu au travers de cet écrit. Quels sont les éléments qui devraient être présentés et dans quel but ?

Il faut donc prévoir ce qu’attend le correcteur. Les membres du jury sont comme votre futur recruteur (maire, préfet…)  ou supérieur hiérarchique (directeur général des services…), vu leurs responsabilités, leur temps est compté, et ils ne peuvent pas passer deux heures sur une copie. Si c’est le cas, c’est qu’elle est mauvaise.

La forme est indissociable du fond. Votre écrit  doit donc être un document rédigé, structuré, finalisé, pertinent, compréhensible par tous et lisible. Cela peut sembler une évidence mais hélas le nombre de copies indéchiffrables est une réalité.

Si l’écriture manuscrite n’est pas votre point fort, travaillez-le. N’hésitez pas à vous entraîner, ne serait-ce qu’un quart d’heure par jour. Prenez plaisir, au besoin, à vous rendre dans une papeterie pour trouver le bon outil. Les artifices peuvent aussi être utilisés : des titres soulignés, des parties numérotées, des retraits pour les titres, sous-titres et le premier mot de la première de chaque paragraphe, des lignes sautées, des phrases de transition clairement détachées,…

S’agissant de la rédaction et de la structuration, exit le style télégraphique. Enchaînez vos idées avec des mots de relance comme « ainsi », « par ailleurs », « en outre », « en revanche », « toutefois »… ». En structurant votre écrit avec un plan, vous donnerez au correcteur le moyen le plus sûr de comprendre vos idées, votre manière de penser. En outre, vous lui ferez gagner un temps précieux. 

Enfin, pour que votre copie soit pertinente et compréhensible par tous, vous devez avoir en tête que vous transmettez un savoir non pas à un cercle (trop) fermé d’initiés mais au plus grand nombre. Simple ne veut pas dire simpliste. Il s’agit ici d’être clair et précis dans vos propos. 

4.    Pendant l’épreuve : se comporter (toujours et encore…) comme un futur professionnel

Le temps défilant à une vitesse grand V, pour aller au bout de l’épreuve, vous devez être proactif, maître du sujet et ne pas vous laisser submerger.

Pour cela, la première règle à appliquer est de se jeter à l’eau dès les premières minutes. Face au sujet, il faut passer à l’action. Être professionnel. Vous devez donc agir… Mentalement, certes mais agir.

Les sujets des écrits de concours ne sont pas faits pour obtenir des « oui » ou des « non », ce serait trop simpliste. Un sujet - qu’il soit celui d’une note ou d’une question à réponse courte - est là pour vous faire formuler un développement d’arguments compréhensibles et étayés. Vous devez donc construire votre réflexion (ex. en réécrivant le sujet, en le reformulant, en extirpant quelques idées de ce sujet, en identifiant la problématique, etc.). Le plan que vous allez bâtir ensuite, va être la représentation matérielle de votre logique.

Autre conseil, les notes de synthèse et rapports comportent une introduction. Vous pouvez la faire en une phrase avec l’annonce de votre plan, mais vous comprendrez alors, que votre note ne sera pas suffisante pour passer l’admissibilité. Une bonne introduction comporte trois parties : le contexte du sujet, la problématique soulevée et l’annonce du plan. Elle doit donner envie au correcteur d’aller plus loin dans la lecture de la copie, mais également, de démontrer comment vous travaillez. En effet, prendre le temps de faire une introduction de qualité, en utilisant le vocable approprié, c’est là encore, la marque que vous êtes professionnel car vous cherchez à vous exprimer en tant que tel.

5.     Fin de partie : rendre un devoir achevé

Les heures se sont volatilisées et voici déjà les dix dernières minutes qui commencent à s’égrener. Soignez les dernières phrases et prenez le temps de vous lire. Une bonne copie commence par un devoir où l’orthographe et la présentation sont soignées. L’accumulation de fautes de cette nature, quelle que soit la discipline concernée, ne peut qu’indisposer les correcteurs.

Reste l’éternelle question de la note ou du rapport : « Devez-vous conclure » ? Pas d’obligation ici mais ayez conscience qu’aucun correcteur n’enlève des points à un candidat qui en fait une. Mieux, votre conclusion peut vous faire gagner des points, si elle sert à finaliser votre écrit. En outre, la conclusion peut aussi venir à la  rescousse du candidat pris par le temps. Si tel est votre cas, attachez-vous à faire une deuxième partie ou même des propositions en mode semi-télégraphique (tant pis) mais passez les 10 dernières minutes sur la conclusion. Ainsi, vous donnerez au correcteur l’impression que vous allez toujours au bout de la commande qui vous est donnée.

Dernier conseil : gardez confiance. Conditionnez votre esprit à penser positivement. Vous vous êtes bien préparé, vous savez pourquoi vous vous présentez au concours. Au besoin, imaginez-vous le jour des résultats, admis à l’oral, le sourire que vous affichez, la personne à qui vous annoncez la nouvelle en premier…

Et après les écrits ? Prenez une semaine de relâche et remettez-vous au travail comme si le passage des épreuves d’admission était obligé.
 

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