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Réussir le concours d’assistant socio-éducatif et après...?

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Au mois d’octobre prochain débutent les épreuves des concours sur titres  d’assistant socio-éducatif (ASE – catégorie B). Ce cadre d'emploi, réformé en 2013, est appelé à passer en catégorie A en 2019, dans le cadre de la mise en œuvre du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR). Point sur ces profils qui séduisent de plus en plus les collectivités territoriales (CCAS, MDPH, départements…) investies dans le secteur social.

ASE : Restaurer l’autonomie et faciliter l’insertion de certains citoyens

Aujourd’hui, les assistants socio-éducatifs sont 30 000 fonctionnaires et 5 400 contractuels.

Ils sont assistants de service social (ASS), éducateurs spécialisés (ES) ou encore conseillers en économie sociale et familiale (CESF). Ils exercent leurs fonctions auprès de publics en difficulté : enfants, familles, personnes âgées, personnes souffrant de handicap, groupes ou communautés (ex. gens du voyage). Il contribue à la prévention et au traitement des problèmes sociaux. Ils mènent des actions individuelles ou collectives pour aider les personnes à restaurer leur autonomie, favoriser leur épanouissement et, selon leur âge et leur situation, faciliter leur insertion. Ils conçoivent, organisent et participent à des projets socio-éducatifs de la collectivité ou de l’établissement public où ils exercent. Suivant leur spécialité, les ASE peuvent exercer des fonctions de direction d'établissements d'accueil et d'hébergement pour personnes âgées (ex. résidences seniors, EHPAD). Ils peuvent être chargés de coordonner l'activité d’autres assistants socio-éducatifs.

Selon les spécialités, les fonctions vont quelque peu différer. Selon le statut, les assistants de service social ont pour mission première de conseiller, d'orienter et de soutenir les personnes et les familles connaissant des difficultés sociales, de les aider dans leurs démarches et d'informer les services dont ils relèvent pour l'instruction d'une mesure d'action sociale. Ils apportent leur concours à toute action susceptible de prévenir les difficultés sociales ou médico-sociales rencontrées par la population et d'y remédier.

Les éducateurs spécialisés ont pour mission de participer à l'éducation des enfants ou adolescents en difficulté d'insertion et de soutenir les personnes handicapées, inadaptées ou en voie d'inadaptation. Ils concourent à leur insertion scolaire, sociale et professionnelle.

Enfin, les conseillers en économie sociale et familiale ont pour mission d'informer, de former et de conseiller toute personne connaissant des difficultés sociales, en vue d'améliorer ses conditions d'existence et de favoriser son insertion sociale. Le principal objectif d’un CESF est d’apprendre à cette personne à gérer son budget en vue de limiter les risques d'exclusion sociale. Son champ d'action s'articule principalement autour de quatre grands domaines de la vie quotidienne : santé-alimentation, habitat, habillement, budget-consommation.

Sur le terrain, les ASE peuvent exercer leurs fonctions dans des établissements à caractère social au sein des villes, départements, régions, intercommunalités, dans les CCAS/CIAS, les maisons de services publics (MSP), les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou de l’autonomie (MDA), les services de PLIE (Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi)... Les missions exercées par les ASE varient selon la taille démographique de la collectivité, ses structures et son mode d'organisation.

Des métiers variés : Référent d’insertion, animateur de relais d’assistants maternels…

Appartenir au cadre d’emplois des ASE permet de prétendre à bon nombre de métiers du champ de l’aide et de l’action sociale. Les plus connus sont notamment celui de :

- Travailleur(se) social(e). Généralement rattaché aux services d'action sociale d’un département ou d’une commune, polyvalents, ils contribuent à créer les conditions pour que les personnes, les familles et les groupes aient les moyens d'être acteurs de leur développement et de renforcer les liens sociaux et les solidarités dans leurs lieux de vie. Pour cela, ils accueillent, informent, orientent, accompagnent sur le plan social et/ou éducatif les personnes dans le cadre de l'aide à la personne ou des groupes et des communautés dans le cadre de projets collectifs, assurent de la médiation auprès des organismes, instruisent administrativement des dossiers de demandes d'aides, pilotent et animent des projets et des actions de prévention, développent et animent des réseaux de partenaires… Un métier en pleine mutation et qui fait face à une forte demande, face aux nouveaux besoins des citoyens - massification des problématiques de pauvreté et d’exclusion sociale, inclusion numérique et lutte contre la fracture numérique, détection des signaux de radicalisation, vieillissement de la population, transformation de la famille, émergence de la thématique ethnique et effritement du lien social.

- Référent(e) d’insertion socioprofessionnelle et professionnelle. Environ 7 000 référents œuvrent dans le réseau des 453 missions locales et leurs 6 000 lieux d’animation (selon l’Union des missions locales). Leur rôle est d’informer, orienter et accompagner les jeunes de 16-25 ans (environ 1,5 million). Leur objectif : les aider à trouver un emploi ou une formation. Les référents d’insertion socioprofessionnelle et professionnelle sont également présents dans les Bureaux Information Jeunesse (BIJ) et au sein des départements ou des CCAS, dans le cadre de la mise en œuvre du RSA (accompagnement des allocataires du RSA, suivi de contrats, référent unique d’insertion, etc.). `

- Animateur(rice) de relais assistants maternels/parents. Cet animateur spécialisé fait vivre et développe un lieu d’informations et d’échange au bénéfice des assistants maternels et des parents. Il développe et anime également un réseau de partenaires de la petite enfance. Au quotidien, il offre un lieu d'information et d'accès aux droits, participe à la définition des orientations du relais, fait de la médiation entre les différents partenaires, assure la gestion administrative et budgétaire du lieu et en fait la promotion.

Les ASE peuvent aussi exercer les métiers de conseiller et d’animateur en centre de protection maternelle et infantile (PMI), conseiller(e) en économie sociale et solidaire (ESS), coordonnateur en MDPH… (source : répertoire des métiers du CNFPT). 

Qualités relationnelles fortes et approche pluridisciplinaire indispensables 

En général, l’ASE, expert dans son domaine, évoque les situations avec d’autres travailleurs sociaux et/ou médicaux ou paramédicaux qu'il suit en commun, confronte les informations, et définit les urgences. Pour mener à bien ses missions, l’ASE doit donc, notamment, avoir une approche pluridisciplinaire en sciences humaines et sociales. Il doit aussi maîtriser les méthodes et les outils de l'évaluation, les techniques d'entretien d'aide à la personne et d'écoute active, les outils et processus de contractualisation et la réglementation afférente, avoir une excellente connaissance de l’environnement institutionnel, social et économique local, des acteurs et partenaires socio-économiques du territoire (ex. CAF, banques, associations…), et bien sûr, respecter les règles et l’éthique des écrits professionnels.

Mais aussi, il doit savoir gérer les conflits, mettre en application les principes de la médiation, et les principes du management par projets et de la transversalité. Il est important d’être un agent à l’écoute de la demande des personnes reçues, capable de comprendre cette dernière, d’analyser le besoin réel, de proposer la réponse adaptée, mais également de piloter des groupes de réflexion et d'analyse des pratiques.

Enfin, l’ASE doit avoir une forte appétence pour ce qui relève du domaine juridique et réglementaire (du statut des assistants maternels, au droit du travail, droit d’asile, en passant par les aides financières, etc.). Au quotidien, il n’existe pas toujours de réponse construite : l’ASE doit être capable d’être force de propositions dans des démarches au jour le jour, avec des situations humainement difficiles. Il doit donc être capable de rédiger des rapports facilitant la décision des élus et des décideurs. Il doit aussi savoir concevoir, budgétiser et organiser des événements, et en tant que manager, le cas échéant, savoir piloter, suivre et contrôler les activités de son équipe. 

Salaire et rémunération

Le grade d’assistant socio-éducatif comprend désormais 12 échelons. Celui d’assistant principal socio-éducatif en compte 11. En début de carrière, l’ASE perçoit une rémunération mensuelle (brute) de 1 626,05 € à laquelle peut s’ajouter des primes et des indemnités (IA : Indemnité d’astreinte ; IFD : Indemnité frais de déplacement ; IFTP - Indemnité pour frais de transport des personnes ; IULE - Indemnité pour utilisation d’une langue étrangère ; NBI - Nouvelle bonification indiciaire ; SFT - Supplément familial de traitement…). 

Quelle carrière possible ?

L’ASE bénéficie d'un avancement de carrière à l'ancienneté (échelons) et au mérite (avancement de grade et promotion interne) suivant des conditions fixées par les textes règlementaires, et les critères retenus par la collectivité employeur. En revanche, ce cadre d’emplois n’a pas d’examens professionnels d’avancement de grade ou de promotion interne.

Mais il peut aussi booster sa carrière par le biais d’une demande de mutation interne avec changement de filière et de cadre d’emplois (ex. Filière administrative – catégorie B – cadre des rédacteurs) ou après réussite d’un concours (ex. Filière administrative – catégorie A – attachés territoriaux ) afin de prendre des responsabilités d’un niveau supérieur (ex. directeur enfance famille, directeur de l’action sociale…).
 

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