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Se préparer aux épreuves d’oral d’ingénieur territorial : Oui mais comment faire ? Nos conseils

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Les épreuves orales du concours d'ingénieur territorial (catégorie A) interviennent parfois plusieurs mois après la première partie du concours et suivent de peu la promulgation des résultats des épreuves écrites. Se relâcher et à attendre de savoir si vous êtes retenu pour s’y préparer sérieusement sera rédhibitoire. Avec un taux de présence qui frôle les 90%, pour arriver en futur lauréat, il faut savoir travailler de manière anticipée et appliquer quelques bons conseils.

Construisez-vous un programme personnalisé de préparation à l’oral

Les épreuves de l'écrit terminées ? Prenez une semaine de vacances et remettez-vous au travail, comme si vous étiez sûr d’être admis. A défaut, vous prenez le risque d’être pris par le temps, et donc de bachoter, stresser... Bref, ce n’est pas la meilleure manière d’aborder cette phase ultime. Si l’improvisation et les situations non prévues sont aussi de mise lors de ce genre d’épreuves, baser sa prestation uniquement sur ce genre d’attitude ne permettra pas au candidat de faire la différence. D’une durée de 40 minutes réparties en 15 à 20 minutes pour chacune des deux parties de celui-ci (en interne comme en externe), l’épreuve prend des tournures de marathon. Aussi, préparez-vous un programme de révision des connaissances, de lecture, de travail « d’introspection professionnelle », et d’entraînement « grandeur nature ». Une formation intensive d'entrainement à l'oral pourra s’avérer être un investissement personnel important mais précieux, pour qui veut arriver bien préparé.

Sachez précisément la nature des épreuves et les attentes du jury

Avant de vous lancer, il est indispensable d’avoir en tête la nature des épreuves et de connaître les attentes du jury. A l'oral, le candidat de chaque concours (interne ou externe) devra répondre dans un premier temps, à des questions portant sur l’une des options choisie lors de son inscription, au sein de la spécialité dans laquelle il concourt. Les réponses doivent permettre aux membres du jury d’évaluer vos aptitudes professionnelles :

  • motivation et présentation ;
  • capacité à résoudre des problèmes d’encadrement ;
  • capacité à résoudre des problèmes techniques.


En externe, l'entretien vise ensuite, à apprécier votre aptitude à s'intégrer dans l'environnement professionnel territorial au sein duquel vous êtes appelé à exercer ainsi que votre capacité à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur. De coefficient 5 (le même que l’épreuve de la note d’admissibilité), cette épreuve joue un rôle essentiel dans votre réussite au concours : comme l’indique les notes de cadrage des jurys, elle entend évaluer tant les (solides) connaissances techniques du candidat que son aptitude à exercer les missions d'ingénieur territorial. Il faut donc vous préparer à ce que le jury vous mette en situation, et vous demande de mobiliser vos connaissances pour résoudre des problèmes techniques en mettant en œuvre tous les processus que cette résolution impose (diagnostic, contraintes, moyens, propositions de solutions, modes d’arbitrage, modes de réalisation, évaluation…).

En interne, l'entretien vise ensuite, à apprécier votre aptitude à analyser votre environnement professionnel et à résoudre les problèmes techniques ou d’encadrement les plus fréquemment rencontrés par un ingénieur. Quasiment identique à l’épreuve d’admission du concours externe, à la seule exception d’une référence à l’expérience professionnelle, l’épreuve « pèse » moins lourdement dans la réussite au concours interne qu’au concours externe. Les coefficients des épreuves écrites d’admissibilité sont plus forts au concours interne qu’en externe.

Épreuve facultative de langue étrangère : des points supplémentaires à récupérer !

En externe, les candidats peuvent aussi demander à passer une épreuve orale de langue vivante étrangère (allemand, anglais, arabe…) de traduction d’un texte suivie d’une conversation (Durée : 15 minutes ; coefficient 1). Avec une note moyenne de près de 12/20, plus de 3 candidats sur 4 obtiennent des points supplémentaires (de 0,25 à 9) grâce à cette épreuve. N'oubliez pas que vous participez à un concours et non à un examen. Il y a fort à parier que réussir cette épreuve, vous permettra de vous démarquer d’un bon nombre de candidats. Vous devrez prouver au jury que vous avez une bonne connaissance non seulement du lexique, des tournures propres à chaque langue, une bonne maîtrise de la grammaire mais aussi une juste perception, au-delà des mots, de l'esprit même du texte. Pour y arriver, un travail régulier de traduction d’articles de presse, etc. sera à ajouter à votre programme de préparation.

Travaillez de manière anticipée sur votre attitude et le contenu des réponses

Autre travail en amont indispensable : avoir bien réfléchi à certaines questions plus « personnelles ». Par vos réponses lors de l’entretien, les membres du jury doivent pouvoir se faire une idée précise de votre personnalité : quel type de fonctionnaire vous serez. Êtes-vous calme, curieux, moderne, quelqu’un qui peut facilement être déstabilisé… En cas de question de cette nature, il faudra savoir s’en tirer avec le sourire. D’une façon générale, ce type de questions joue consciemment ou non sur la provocation. Le principe essentiel est de garder son self-control. Le jury est souverain, ne le braquez pas contre vous.

Le jour J : Persuadez le jury que vous êtes un futur ingénieur territorial motivé

Le jour J est (enfin) arrivé. Le bon candidat à l’oral arrive bien entraîné et démontre qu’il a les capacités et les compétences requises pour être ingénieur territorial. S’agissant de votre tenue vestimentaire, soignez-là, et habillez-vous en fonction de ce que vous êtes et des circonstances. Une tenue trop sophistiquée, trop décalée, trop excentrique jouera le plus souvent en votre défaveur. Adoptez de préférence une tenue vestimentaire sobre, élégante et neutre. Pour les messieurs, si vous considérez que vous aurez à travailler avec des personnes qui ont l'habitude de porter une cravate (élus,...), cet accessoire est à prescrire. En revanche, si pour vous, un ingénieur est à titre principal, un manager « sur le terrain », auprès de ses équipes (agents de maitrise, techniciens…), le port de la cravate n’est pas non plus une obligation.
Ensuite, à vous de convaincre, qu’au-delà de vos bonnes connaissances du monde territorial, des collectivités et des entreprises, vous savez être rigoureux, dynamique, méthodique, prendre des initiatives, gérer des conflits et que vous possédez des aptitudes de terrain. Il n’y a pas de modèle idéal que le jury pourra prendre comme référence. Mais les lauréats sont ceux qui auront su mettre en avant leur motivation, avec des qualités personnelles fortes et plus particulièrement : une ouverture d’esprit, une sensibilité, le sens de la responsabilité, la conception du rôle de l’ingénieur au sein d’une équipe et comme encadrant, un sens de l’action et de l’intérêt pour le service public.

Sandrine BOTTEAU
 

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