Fiche Métier

Sous-officier de gendarmerie

Sous-officier de gendarmerie

Fonction Publique d'Etat

Catégorie B

Filière Sécurité - Police

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Conditions d’accès :

•    Concours externe et interne sur concours

Le sous-officier de gendarmerie assure des missions diversifiées de protection des biens et des personnes. C’est un professionnel de terrain, au service des citoyens. Il participe à la prévention de la délinquance, aux enquêtes judiciaires, aux missions de secours, au maintien de l'ordre, à la surveillance des routes… Sa mission diffère selon son unité d’affectation.

Gendarme, un métier à forte dynamique…

Dans un climat sécuritaire omniprésent et grandissant, le maintien de l’ordre public et la sécurité de la population sont des axes forts du pouvoir régalien. A ce titre, le métier de gendarme est au cœur de l’action en proposant un champ d’intervention très varié garantissant aux militaires des possibilités d’évolution de carrière en interne notamment sur des fonctions d’encadrement.
Ainsi, un sous-officier peut intervenir et se spécialiser dans la police judiciaire (technicien en investigations criminelles - portraitiste – maître-chien…), la sécurité routière (motocycliste - pilote de véhicule rapide d'intervention), formateur relais antidrogue ou écologie-environnement, spécialiste montagne (ski - alpinisme - spéléologie), pilote d'hélicoptère, pilote de vedette ou pilote d'engin blindé, plongeur autonome, maître-nageur sauveteur, moniteur de sport, cavalier, musicien, transmetteur, informaticien, membre du GIGN…
Selon sa spécialité, le sous-officier de gendarmerie est affecté dans des diverses unités : unités de gendarmerie départementale, escadrons de gendarmerie mobile, Garde républicaine, brigades de prévention de la délinquance juvénile, gendarmerie de l’air, gendarmerie des transports aériens, gendarmerie maritime, gendarmerie de l’armement, unités d’outre-mer, états-majors, ambassades de France à l’étranger, organismes internationaux…

Être gendarme, c’est évoluer au sein d’une profession où l’action, le sens des responsabilités et les relations humaines sont au cœur du quotidien. « Tous les jours, mes collègues et moi intervenons sur le terrain pour assurer la sécurité de nos concitoyens et relever les infractions des contrevenants. Affectés en brigade territoriale, notre mission est très polyvalente. Contrôles routiers, patrouilles de surveillance, dépôts de  plainte, protection des personnes et des biens, enquêtes judiciaires… tel est notre travail quotidien. Force d’intervention de proximité, notre brigade est en lien directe avec la population, les élus et les acteurs locaux (associations, écoles…). Véritable métier de terrain et de contact, être gendarme c’est avant tout un métier que l’on choisit par passion et que l’on assure par vocation » témoigne Thomas Bouvard, sous-officier de gendarmerie au sein d’une brigade territoriale d’une ville périurbaine de 15 000 habitants.

… et assujetti à certaines règles de fonctionnement

Les sous-officiers changent de régiment tous les 6 à 8 ans en moyenne. Leurs fonctions les conduisent à travailler en France ou à l'étranger. Tout au long d’une carrière, les déménagements sont nombreux, ce qui peut parfois avoir des impacts sur la vie de famille. Les gardes, les astreintes et le travail de nuit font partie intégrante de la profession. Pour être disponible au plus vite sur les interventions, les gendarmes sont logés à proximité de leur unité d’intervention (caserne).
Métier à risque, les gendarmes sont fortement exposés lors des interpellations ou des missions de surveillance. Pour pallier à cette menace, ils ont vu - ces dernières années - leurs équipements de protection fortement évoluer (gilet pare-balles, pistolet mitrailleur, taser…)

Être sous-officier en gendarmerie, c’est :

•    travailler en équipe, avec des contraintes horaires élevées (jour comme nuit),
•    respecter la hiérarchie,
•    servir la population et l’Etat français,
•    avoir le sens des responsabilités, du devoir et de l’honneur,
•    disposer de bonnes conditions physique et psychologique,
•    partager les valeurs républicaines et de solidarité,
•    faire preuve d’adaptation, de sang-froid et de réactivité,
•    être rigoureux, organisé, autonome et intègre,
•    manier et utiliser les armes à feux,
•    respecter le devoir de réserve et faire preuve de discrétion,
•    maîtriser l’outil informatique.

Comment devenir sous-officier ? Quel déroulement de carrière ?

Pour intégrer la gendarmerie, le passage d’un concours est obligatoire. Plusieurs prérequis doivent être remplis pour se présenter aux épreuves d’admissibilité :
•    être de nationalité française,
•    avoir plus de 18 ans et moins de 35 ans au 1er janvier de l’année du concours,
•    être titulaire d’un baccalauréat,
•    être en règle au regard des dispositions du code du service national,
•    présenter une moralité et avoir un comportement compatible avec l’exercice de la fonction de sous-officier de gendarmerie,
•    ne pas s’être déjà présenté trois fois aux épreuves du même concours,
•    pour les anciens militaires de carrière ou sous contrat : ne pas avoir, dans les conditions fixées à l’article L.4139-5 du Code de la Défense, été radié des cadres ou rayé des contrôles à titre définitif, à l’issue d’un congé de reconversion.

Le concours se déroule ensuite en 2 temps :
•    l’admissibilité avec 3 épreuves théoriques :

    o    une composition faisant appel à la culture générale,
    o    une épreuve d'aptitudes professionnelle (tests de logique),
    o    un QCM de langue étrangère.
•    l’admission avec 1 épreuve sportive et 2 entretiens (l'un avec un psychologue et un second avec un jury).

Une fois lauréat, la carrière d’un sous-officier de gendarmerie débute en premier lieu par une formation en école de Gendarmerie. A l’issue des 12 mois de formation, le gendarme est affecté sur le terrain (en Gendarmerie mobile, en Gendarmerie départementale ou à la Garde républicaine). Pendant deux ans, en plus de son travail, il doit préparer le Certificat d’Aptitude Technique (CAT) dont l’obtention conditionne son avenir en Gendarmerie. Il lui permet en effet de devenir sous-officier de carrière et, par voie de conséquence, de poursuivre sa carrière (en cas d’échec le gendarme doit quitter la Gendarmerie).
Une fois sous-officier de carrière, le gendarme a la possibilité de préparer un diplôme en interne  (Officier de police judiciaire, Diplôme d’arme, Diplôme de spécialité) afin de monter en grade pour devenir maréchal-des-logis-chef puis adjudant... Cette évolution de carrière s’accompagne d’augmentations de rémunération, de postes plus valorisants mais aussi de changements d’affectations.
L'armée recrute et offre des débouchés nombreux et très variés. Par ailleurs, les militaires qui souhaitent retourner dans le civil bénéficient d'aides à la reconversion et de formations.
 

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