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« Jour J » de l’examen professionnel d’attaché principal territorial : A l’écrit, gardez les bons réflexes !

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Les prochaines épreuves de l’examen professionnel d’attaché principal territorial commencent au mois d’avril 2019. Avec un taux de réussite qui dépasse rarement les 35%, pas de secret : pour réussir, chaque détail compte. Voici donc quelques conseils pratiques, pour être paré à toute éventualité le jour de l’épreuve écrite et mettre ainsi toutes les chances de son côté.

L’unique épreuve écrite d’admissibilité (coef. 1) de l’examen professionnel d’attaché principal vise à sélectionner les managers qui, une fois en poste, « face à la complexité croissante de l’exercice des politiques publiques, sauront se montrer stratégiques, notamment dans leur capacité à donner du sens et à fédérer les équipes autour de valeurs et de projets communs ».

Vous allez donc avoir 4 heures pour rédiger une note avec des propositions qui apportera la preuve aux correcteurs que vous avez les aptitudes et qualités humaines et intellectuelles indispensables pour devenir un attaché territorial principal et que vous saurez répondre au mieux aux attentes des décideurs, des agents que vous encadrerez et des usagers du service public.

1. La veille : Se remettre en tête ce que le jury attend de vous

Pour être prêt le jour de l’épreuve et ne pas vivre l’angoisse de la page blanche, vous vous êtes organisé une bonne préparation en amont avec un planning de révisions plusieurs mois à l’avance, vous avez sacrifié des soirées, voire des week-ends entiers, lu les ouvrages et revues appropriés, construit des fiches pour éviter les impasses, voire complété votre préparation par une formation intensive. Hors de question de flancher si près de votre but.

La veille de l’examen, relisez la note de cadrage voir un des derniers rapports des jurys : Ces documents vous rappelleront que cette épreuve est « professionnelle ». Il s’agit donc de vous mettre en situation, de faire une analyse fine du cas présenté (par exemple : libre administration, partenariats locaux, aménagement du territoire…). Si cette épreuve ne comporte pas de programme, les notions de décentralisation et déconcentration ; les droits et obligations des fonctionnaires ; la fonction publique territoriale ; les collectivités territoriales (CT) et leurs établissements publics ; la répartition des pouvoirs et les modes de décision dans les CT ; les finances publiques locales ; le processus d’élaboration budgétaire ; la démocratie locale ; les moyens juridiques d’action des CT ; la commande publique ; les relations entre l’administration et les administrés ; l’accessibilité des services publics ; le contrôle de légalité ; les politiques publiques sectorielles ; l’évaluation des politiques publiques… sont  à maîtriser. Enfin, ayant à l’esprit que le traitement des sujets requiert fréquemment de la part du candidat des propositions sur la manière de conduire un projet.

La note comporte ainsi deux parties distinctes : une première partie, exclusivement rédigée à l’aide des éléments du dossier (30/40 pages), avec une identification des problèmes à résoudre, une mise en valeur des grands principes qui sous-tendent les problèmes et, une deuxième partie, qui présente des propositions opérationnelles pertinentes : cadre juridique, financier, ressources humaines, orientations politiques, expériences éclairantes conduites par différentes collectivités territoriales. Vous devez alors sortir du dossier et mobiliser vos acquis pour rédiger des propositions pertinentes.

2. Votre méthode : « Être professionnel »

Gardez cela en mémoire : le jury cherche à retenir des candidats aptes à se projeter dans des fonctions d’encadrement d’équipes, en mode hiérarchique ou en mode projet, notamment au travers de certaines mises en situation professionnelles. Votre méthode, c’est : « être professionnel ».

Le jury attend que vous soyez dans une posture d’aide à la décision pour les élus ou votre hiérarchie. Savoir faire la synthèse d’un mode opératoire sans répondre à la commande ne saurait être suffisant. Inutile également de « tout mettre » si votre copie n’as pas « d’opérationnalité ». Pour être bonne, votre note doit donc être suffisamment technique, comporter des propositions très concrètes, mettant en valeur le rôle et impact d’une mesure sur les services et les objectifs d’un projet par exemple, etc. 

3. Début des épreuves : Bien lire (et relire) le sujet proposé

Le « jour J » tant attendu est arrivé. Le temps défilant à une vitesse grand V, pour aller au bout de l’épreuve, vous devez être proactif, maître du sujet et ne pas vous laisser submerger.

Face au sujet, il faut passer à l’action dès les premières minutes. En revanche, inutile de se précipiter à écrire avant d’avoir compris ce qui est demandé et ce qu’attend le correcteur. Commencer par bien lire (et relire) le sujet proposé. Chaque mot qui le compose a son importance. La note vise d’abord à informer rapidement et efficacement l’autorité hiérarchique, sur les problématiques essentielles du sujet et s’inscrit dans un processus de prise de décision. Le sujet n’est pas fait pour obtenir des oui ou des non, ce serait trop simpliste. L’épreuve est là pour vous faire formuler un développement d’arguments compréhensibles et étayés. Vous devez donc construire votre réflexion (ex. en identifiant la problématique, etc.). Le plan que vous allez bâtir ensuite, va être la représentation matérielle de votre logique.

4. Une bonne introduction… comporte trois parties

Toute bonne note doit comporter une introduction. Vous pouvez la faire en une phrase avec l’annonce de votre plan, mais vous comprendrez alors que votre note ne sera pas suffisante pour passer l’admissibilité. Prendre le temps de faire une introduction de qualité, en utilisant le vocable approprié, c’est là encore, la marque que vous êtes professionnel car vous cherchez à vous exprimer en tant que tel.

Une bonne introduction comporte trois parties : le contexte du sujet, la problématique soulevée et l’annonce du plan. Elle doit donner envie au correcteur d’aller plus loin dans la lecture de la copie, mais également, de démontrer comment vous travaillez.

5. Franchissez pas à pas l’épreuve : 5 points clés

Pour réussir cette épreuve, 5 points sont essentiels à avoir en tête :

  • rendre un travail achevé. Sans ce premier point, pas de bonne note possible. Et cela quelle que soit la qualité du reste ;
  • ensuite, traiter le sujet en se situant dans une démarche d’aide à la décision voire, de mise en œuvre d’un projet. Vous ne pouvez pas vous contenter de faire allusion à des textes ou des informations contenues dans le dossier. Votre lecteur ne dispose pas de ce dossier, il n’a que votre note pour comprendre ;
  • structurer vos réponses en argumentant de façon claire et synthétique sur les avantages et inconvénients des solutions proposées ;
  • apporter un contenu de qualité en maîtrisant le vocabulaire spécifique ;
  • enfin, veiller à la forme rédactionnelle de présentation. Timbre, destinataire, objet… (exemple : L’accueil des mineurs étrangers isolés…), références (celles des principaux textes juridiques ou officiels fondant le cas échéant, votre note), votre copie doit reprendre les informations figurant en première page du sujet. Autre recommandation : abandonnez toute signature ou parafe en fin de note afin d’éviter une rupture d’anonymat et être éliminé.

Reste l’éternelle question de la note : «  Dois-je conclure ? » Pas d’obligation ici. Mais, ayez conscience qu’aucun correcteur n’enlève des points à un candidat qui en fait une. Mieux, votre conclusion peut vous faire gagner des points, si elle sert à finaliser votre écrit. Elle peut aussi donner au correcteur l’impression que vous allez toujours au bout de la commande qui vous est faite.  

Les heures se sont volatilisées ?! Voici déjà les dix dernières minutes. Soignez les dernières phrases et prenez le temps de vous lire. Une bonne copie commence par un devoir où l’orthographe et la présentation sont soignées. 

Dernier conseil : Conditionnez votre esprit à penser positivement et gardez confiance ! Au besoin, imaginez-vous le jour des résultats, admis à l’oral, sourire aux lèvres…

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