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Réussir l’épreuve écrite du concours d’assistant socio-éducatif territorial !

avril 2017

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En avril et septembre 217, se déroulent les épreuves d’admissibilité du rapport assorti de propositions opérationnelles  des concours d'assistants socio-éducatifs territoriaux (catégorie B au 1er janvier 2017). Le jour J, comment terminer l'épreuve dans les temps, faire un devoir clair et structuré exposant les principaux enjeux du sujet avant de dégager des propositions opérationnelles, et pertinentes ? En somme, comment (modestement) rendre la meilleure copie ? Pour y parvenir, voici quelques conseils méthodologiques pour réussir cette épreuve écrite.

Un rapport avec propositions, pour quoi faire ? Les attentes du jury

Seul un candidat inscrit sur 5 a passé avec succès le seuil de l’admissibilité lors des derniers concours d’assistants socio-éducatifs.

L'exercice demandé n'est pas simple. Quelle que soit la spécialité « éducation spécialisée »,  « conseil en économie sociale et familiale » ou encore « assistant de service social », moins d’un candidat sur 5 réussit l’écrit du rapport avec propositions opérationnelles.
Pour bien comprendre la spécificité de cette épreuve écrite du concours d'assistant socio-éducatif territorial (ASE), il faut rappeler son intitulé exact : il s’agit de rédiger un rapport « à partir des éléments d'un dossier dans la spécialité, assorti de propositions opérationnelles ». Ce rapport porte sur une situation en relation avec les missions exercées par les ASE (ex. mise en place d’un atelier destiné aux jeunes sur le thème de la Laïcité et de l’insertion professionnelle,  propositions de lutte contre la malnutrition à l’échelle communale), et notamment sur la déontologie de la profession. En 3 heures, il s'agit donc, non seulement, d'informer, de transmettre des renseignements de façon claire et concise mais aussi et surtout, de proposer des solutions opérationnelles.

Le rapport doit comporter deux parties :

  • une première partie, exclusivement rédigée à l’aide des éléments du dossier, qui informe le destinataire sur les problématiques essentielles du sujet (cadre juridique, contraintes sociales et financières, etc.) ;
  • une deuxième partie, qui se doit d’être une aide à la décision, une proposition, une orientation, un plan d'action.

Pour réussir l’épreuve, vous ne devez pas vous limiter au dossier, mais au contraire mobiliser vos connaissances professionnelles acquises au cours de votre formation et de votre parcours professionnel. Les propositions doivent s'attacher à prendre en compte les éléments de contexte précisés dans la commande pour formuler des propositions adaptées. La deuxième partie va donc servir au jury à vérifier que vous avez la maîtrise de la connaissance du public dont vous avez vocation à vous occuper, des mesures sociales, des textes législatifs et réglementaires dont tout ASE relève et de l'environnement socio-éducatif dans lequel vous avez ou aurez à évoluer.

Objectif n°1 : Terminer l’épreuve dans les temps

Un problème de gestion du temps vous pénalisera surtout dans la deuxième partie de l’épreuve.

L'objectif n°1 est donc de ne pas perdre de temps. Chaque candidat est confronté à un dossier en général quantitativement important (de 30 à 50 pages). Pour gérer de façon optimale le temps imparti, la première chose à faire consiste à lire attentivement le libellé du sujet. Pour éviter le « hors sujet » ou l’erreur d’interprétation, posez ensuite sur le brouillon, la réponse à ces trois questions : A qui est destiné le rapport ? Quel est son objectif ? Que doit-il contenir ? Ce travail étant fait, coucher sur le papier vos connaissances personnelles et les éléments permettant de formuler des propositions. Commencer ce travail avant même d'avoir parcouru le dossier, vous permettra de ne pas vous laisser emporter par celui-ci au risque d'oublier des idées ou des propositions qui ne figurent pas dans les documents.

Ensuite, parcourez rapidement le dossier. Cette phase doit vous permettre de mesurer la tonalité générale du dossier (présence ou non d'un « document pivot », part des textes juridiques, des tableaux statistiques, date des documents, notamment si le rapport porte sur la mise en œuvre d'une réforme...) et à vous familiariser avec les idées phares du dossier.

Puis, élaborez un plan provisoire autour de deux axes/parties. Cela peut paraître surprenant avant même d'avoir procédé à l'analyse des documents mais s’agissant ici de gagner du temps, il est important de pouvoir organiser le devoir. Le premier axe du plan provisoire, dégagera les enjeux essentiels de la problématique (organisationnels, RH, budgétaires, réglementaires…) avec deux sous-parties. La lecture du sujet, le fait d'avoir couché sur le papier ses connaissances personnelles et le parcours rapide du dossier doivent permettre d'identifier ces enjeux essentiels. La deuxième partie, devant porter sur un plan d’action, pourra reprendre, par exemple, les phases d’une démarche de projet (avec trois phases du type : diagnostic, propositions opérationnelles, évaluation).

Ensuite seulement, analysez les documents du dossier. Ce travail doit vous permettre de nourrir votre plan au fur et à mesure. Ayez à l’esprit que votre écrit doit répondre aux consignes ou orientations données dans le sujet, et donner au lecteur, la réponse aux questions formulées dans l’intitulé.

Structurez votre rapport

Débute alors la rédaction du rapport. Vous n'aurez pas le temps de rédiger au brouillon. Rédigez donc directement sur la copie. Seule exception : l'introduction. Celle-ci doit être préparée soigneusement au brouillon. Le rapport se formalise par une introduction avec une entrée en matière, une reformulation du sujet, la présentation de la problématique dans son contexte et l’annonce de plan. Le plan doit être matérialisé et découpé en sous-parties et paragraphes (type I. A. 1. et 2.). Les membres du jury déplorent trop fréquemment un manque de structuration ou de titres qualifiants. Et la conclusion ? Le rapport est un exercice opérationnel, elle n’est donc pas strictement nécessaire, même si les avis divergent.

Sur la forme, soignez le style et l’entête de votre rapport

Le rapport doit adopter un formalisme précis et reprendre les informations que vous trouvez en première page du sujet dans la commande et la liste signalétique des documents au dossier. Le style et le ton doivent être sobres. Même s'il vous est demandé de donner votre avis, la note doit être rédigée en style impersonnel. Pas de « je », « nous », « nos » ou encore « notre ».

Dernier conseil : relisez votre copie !

Le jury constate trop souvent un manque de méthodologie, de valorisation des idées essentielles et de pertinence des propositions, d’où l’importance d’arriver bien entraîné.

On ne vous le dira jamais assez, la phase de relecture de la copie  permet de ne pas perdre des points inutilement. Le niveau de maîtrise de la langue est pris en considération dans la note globale. Les copies dans lesquelles les fautes d'orthographe  et de syntaxe sont trop nombreuses ne sauraient, en tout état de cause, obtenir la moyenne. Les notes de cadrage des centres de gestion, fixent un système de pénalités en fonction du nombre de fautes. A titre indicatif, figure régulièrement ce barème type : « copie négligée (soin, calligraphie, présentation) : - 0,5 point ; au-delà de 10 fautes d'orthographe ou de syntaxe : - 1 point ».
En prenant le temps de relire votre copie (5 minutes suffisent), vous allez pouvoir prendre le temps de corriger les fautes d'inattention et, si nécessaire, et à condition que cela soit fait proprement, d'ajouter quelques éléments précis malencontreusement omis.

Et s’il reste encore des questions ? Les annales (cf. annale du concours d'assistant socio éducatif 2016) permettront d’avoir des indications de corrections assez détaillées. Les organisateurs des concours publient régulièrement sur leur site Internet les sujets les plus récents et complets du concours d'ASE territorial. Des publications qui gagneront à être complétées par des travaux corrigés lors de formations intensives par exemple. Un « joker » certes, mais important : qu’elles se présentent sous forme d’entraînements à la maison et/ou de stages « présentiels », les formations offrent un suivi rapproché et vous permettront de demander des conseils en direct aux intervenants. Un dernier chiffre : Un lauréat sur 3 avait suivi une préparation au concours avant de se présenter et parmi eux, figuraient les 2 meilleurs !

 

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