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Se préparer à l’épreuve d’étude de texte au concours de gardien de la paix de la police nationale : 5 Conseils-clés

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Épreuve écrite la plus importante (avec un coefficient 3) du concours externe de gardien de la paix de la police nationale (catégorie C), l’étude de texte débute par des réponses à des questions courtes et se termine par la rédaction d’un écrit en rapport avec la thématique du document. Décrocher le précieux sésame pour aller à l’oral n’est pas chose facile, impossible d’improviser. L’épreuve a ses règles et demande de l’entraînement. Voici 5 conseils pour maîtriser la méthodologie et arriver serein, le jour J.

1. Avoir les objectifs de l’épreuve en tête, avant de se lancer 

Selon le journal " Le Monde ", près de 35 500 candidats s’étaient inscrits au concours exceptionnel du 10 mars 2016, organisé après les attentats de novembre 2015, pour recruter
2 800 gardiens de la paix. Moins d’un inscrit sur 10 a été reçu (7,8%), rendant le concours « plus sélectif que celui qui clôt la première année d’études de médecine ».

Cette année, la police nationale recrute plus de 3 000 gardiens de la paix (fin des inscriptions : 7 juillet 2017). Si en 2016, l’épreuve d’étude de texte avait été supprimée, le site du Ministère reprend cette année, l'arrêté du 13 janvier 2014 fixant les règles d'organisation générale, la nature et le programme des concours. Les épreuves d’admissibilité - qui débutent le 14 septembre 2017 - comporteront donc bien une étude de texte.

Cette épreuve permet de vérifier la prise d’informations et leur analyse, sous la forme de courtes questions, et la production d’un écrit en rapport avec la problématique posée. Elle dure 2h30. Toute note inférieure ou égale à 07/30 est éliminatoire. En pratique, à partir d'un texte d'ordre général, les candidats doivent répondre à des questions de compréhension et des questions d’explication d’une ou plusieurs expressions figurant dans le texte. Les types d’écrits à étudier sont très variés : souvent, il s’agit d’articles de presse traitant de sujets d’actualité mais il peut aussi être demandé aux candidats d’étudier des textes littéraires.

Les questions sont destinées à s’assurer que le sujet a bien été compris mais aussi à vérifier l’aptitude des candidats à retranscrire et ordonner les idées principales du texte. Cette épreuve se termine par la rédaction d’un écrit (souvent moins de 50 lignes) à vocation généralement argumentative en rapport avec la thématique.

En première partie, on trouve souvent comme questions : « Présentez la thèse de l’auteur » ; « Quel est le point de vue de l’auteur ? » ; « Dégagez les idées essentielles du texte » ; « Relevez les arguments utilisés » ; « Proposez un titre » ; « Justifiez le titre choisi » ; « Expliquez les expressions suivantes… » ; « Donnez des mots dérivés de… » ; « Donnez un ou deux synonymes… ».

En seconde partie, on peut citer comme exemples, les derniers sujets d’écrits (source  Ministère de l'Intérieur : sessions 2013 – 2014 - 2016) :

  • « Le droit d’ingérence est régulièrement l’objet de débats. Devoir de protéger pour certains, atteinte à la liberté pour d’autres, le droit d’ingérence est source de débats et suscite des prises de positions diverses. Dans un texte organisé d’une quarantaine de lignes, vous exposerez votre point de vue sur cette question ».
  • « Comme le souligne R. Patrosso, Internet a vocation à constituer un espace de liberté. Dans un texte organisé d'une quarantaine de lignes, vous exposerez votre point de vue sur cette évolution du journalisme et de la diffusion de l'information sur Internet. »
  • « Pour Amartya Sen, œuvrer à plus de justice n’est pas seulement du rôle de l’Etat mais de tous les membres de la société. Dans un développement organisé d’une quarantaine de lignes et en vous appuyant sur des exemples précis, vous direz si vous partagez ou non ce point de vue. »

Avant de vous lancer, commencer par faire le point sur vos forces et vos faiblesses (ex. en orthographe et en vocabulaire) en utilisant par exemple les tests de diagnostic des ouvrages spécialisés

Remarque : Le jour J, ne vous laissez pas impressionner par le texte, il est le même pour tous, et un entraînement régulier paiera toujours.

 

2. Lire régulièrement…

Ensuite, lisez régulièrement. Relisez les auteurs étudiés au collège et au lycée, les livres marquants pour vous, découvrez les auteurs contemporains, mais lisez aussi la presse : quotidiens (Le Monde, Les Echos…), et magazines d'actualité, en étant particulièrement attentif à la dimension sécuritaire. Ce temps pris à lire vous en fera gagner au concours, plus vous lirez, plus vous lirez vite. La lecture régulière permet aussi de travailler la qualité d’orthographe et d’expression écrite, autres atouts pour cette épreuve, notamment au moment de la rédaction.

En résumé : En lisant un peu tous les jours (20 minutes), vous progresserez en vocabulaire, en orthographe et… en rédaction !

3. Être curieux et travailler sa culture administrative

Tout au long de la préparation au concours (épreuves écrites et orales), vous devez vous montrer curieux, vous intéresser aux événements qui font l’actualité, au cadre institutionnel politique français et européen, aux règles du comportement citoyen et au statut des fonctionnaires. Construire et réviser des fiches thématiques d’actualité sera un bon moyen pour étendre votre culture et améliorer vos connaissances théoriques. Vous en tirerez en outre, un double profit : vous serez mieux préparé pour l'épreuve d’étude de texte certes, mais aussi pour l’épreuve orale d’entretien avec le jury.

4. S’exercer à la lecture approfondie, base de la réussite

Ensuite, exercez-vous à la lecture approfondie. C’est la clé du succès de cette épreuve. En maîtrisant les techniques de lecture pour repérer et sélectionner l'information utile, vous gagnerez du temps. 2H30 d’épreuve passent très vite. Connaître les techniques d’une lecture « active » (repérage avec ou sans surlignage des mots clés, écrémage, survol, lecture intégrale et approfondissement), savoir regrouper et classer des informations vous permettront de gagner en efficacité. Il est important de savoir vous concentrer lors de votre lecture. A quoi bon lire à 1 000 mots par minute si vous n’avez rien compris ? Là est l’enjeu d’une lecture active et réfléchie. De ce travail dépend la qualité de vos réponses.

5. S’entraîner encore et encore…et soigner l’écriture !

Et maintenant ? Il faut s’entraîner. Faire et refaire des exercices. Les fiches méthodologiques, de « vocabulaire et orthographe », les sujets guidés et de concours des  ouvrages spécialisés vous permettront de vous préparer à cette épreuve écrite. La persévérance et l’entraînement régulier font progresser rapidement.

Les rapports des jurys soulignent que l’expression, et plus largement la maîtrise de la langue, sont des éléments essentiels. Soyez simple, concis et direct dans les réponses, sans chercher à adopter des tournures trop compliquées risquant parfois d’être fausses d’un point de vue syntaxique.

Astuce : Pendant vos entraînements, utilisez régulièrement un dictionnaire général, un manuel de français de 3ème et des ouvrages d’orthographe et de vocabulaire.

Vérifiez aussi que vous écrivez très lisiblement, que vous n’oubliez ni accents, ni majuscules, ni signes de ponctuation. Vous écrivez rarement ? N’hésitez pas à copier quelques textes. Il pourra être utile également de demander à une personne ne connaissant pas votre écriture de vous lire.

Reste enfin, qu’une préparation efficace doit se faire de façon à être mis en situation. Tout d’abord sur un temps illimité puis en fonction de la durée de l’épreuve avec un minuteur qui marque la fin de l’épreuve. C’est la seule façon d’évaluer son niveau et de déterminer les points à travailler. Les annales avec des indications de corrections constituent une bonne base. Des publications qui gagneront à être complétées par des travaux corrigés lors de préparations avec des devoirs à correction personnalisée ou en autocorrection. Un « joker » certes, mais important : sous forme d’entraînements à la maison, ces formations offrent un suivi rapproché et permettent aux candidats de demander des conseils en direct aux intervenants. Vous n’en serez que plus à l’aise le jour de l’épreuve.

Dernier conseil, le jour J : Prévoyez 5 minutes avant la fin de l’épreuve pour vous relire intégralement !

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