Fiche Concours

Gendarme dans une unité de montagne

Fonction Publique d'Etat

Filière Sécurité - Police

Concours Interne

Catégorie C

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Présentation

La Zone Gendarmerie Nationale (ZGN) comprend 90 % du territoire français, n'excluant que les zones fortement urbanisées. C'est donc à la gendarmerie que revient la responsabilité de la sécurité publique dans les grands espaces naturels. Dans cette optique et afin de remplir les missions qui lui incombent avec efficacité, la gendarmerie a mis sur pied des unités spécialisées.

Les unités de montagne de la gendarmerie

La gendarmerie entretient des unités de montagne dans les principaux massifs montagneux de France : Alpes, Pyrénées, Massif Central, Jura, Vosges, Corse.
Ces unités font partie soit de la gendarmerie départementale, soit de la gendarmerie mobile (voir les fiches métier décrivant ces deux subdivisions de la gendarmerie). Elles effectuent le même service que les autres unités, mais dans des conditions particulières qui nécessitent une formation et un entraînement adaptés.

Les unités de montagne de la gendarmerie départementale sont essentiellement de deux sortes. On trouve les pelotons spécialisés et certaines brigades territoriales.

Les brigades ou communautés de brigade classées « montagne » sont celles qui se situent, dans le maillage territorial de la gendarmerie, dans des villes ou villages à une certaine altitude. Les conditions climatiques font que les gendarmes doivent avoir recours à des savoir-faire particuliers pour remplir leurs missions.

Les pelotons spécialisés sont implantés sur des sites touristiques ou très peuplés où ils assurent des missions de sauvetage et d'enquête en milieu montagneux. Suivant l'altitude à laquelle ils interviennent et donc leur degré d'expertise, on distingue les Pelotons de Gendarmerie de Montagne (PGM) et les Pelotons de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM).

Il existe 5 PGM, situés à : Murat, le Mont Dore, Munster, Les Rousses, et Xonrupt.
Les 15 PGHM sont basés à : Annecy, Bagnères de Luchon, Bourg Saint-Maurice, Briançon, Chamonix, Corte, Grenoble, Jausiers, Modane, Oloron sainte-Marie, Osseja, Pierrefite Nestalas, Saint-Denis de la Réunion, Savignac les Ormeaux et Saint-Sauveur sur Tinée.

Toutes ces unités sont rattachées au commandement territorial de la gendarmerie départementale : les brigades et communautés de brigade de montagne dépendent d'une compagnie de gendarmerie départementale (parfois elle-même classée montagne), et les PGM/PGHM dépendent directement du groupement de gendarmerie départementale.

Les unités de montagne de la gendarmerie mobile sont des Escadrons de Gendarmerie Mobile (EGM) basés près de zones montagneuses au sein de la 2ème Légion de Gendarmerie Mobile (LGM, Bordeaux), de la 5ème LGM (Lyon), de la 6ème LGM (Marseille) et de la 7ème LGM (Metz). Ces escadrons exécutent les mêmes missions que les autres EGM, mais ont deux caractéristiques : d'une part, les personnels suivent une formation montagne, d'autre part, ces unités fournissent en hiver et été des renforts saisonniers dans les stations de sport d'hiver et d'altitude.

Comment devient-on gendarme en montagne ?

Il faut distinguer le cas du gendarme généraliste de celui du gendarme spécialiste.

Tout gendarme peut servir dans une brigade de montagne. Il n'existe pas d'exigence particulière, et donc un gendarme peut très bien être affecté dans une brigade montagne ou dans un escadron montagne à sa sortie d'École de Sous-Officier de Gendarmerie (ESOG), ou par la suite au cours de sa carrière s'il en fait la demande, et bien sûr en fonction de sa région d'affectation.

Les 250 gendarmes de haute montagne, quant à eux, sont de véritables spécialistes qui font l'objet d'une sélection sévère. Tous les gendarmes qui souhaitent devenir des spécialistes de la montagne subissent 3 jours de présélection au Centre National d'Instruction de Ski et d'Alpinisme de la Gendarmerie (CNISAG) situé à Chamonix. Lors de ces journées, ils effectuent un parcours foncier chronométré, une épreuve de ski alpin, une épreuve d'escalade et une épreuve de recherche de victime d'avalanche. Les candidats retenus choisissent alors une affectation en EGM montagne ou en brigade territoriale montagne.

Les gendarmes continuent alors leur formation au sein de leur unité : secours en montagne, investigations judiciaires en montagne, brevet d'État (aspirant guide, puis guide de haute montagne) pour certains. Les postulants passent tout d'abord durant 2 semaines en hiver puis 2 semaines en été le Certificat Élémentaire Montagne (CEM). Ils doivent ensuite passer le Diplôme Technique Montagne (DTM), soit 4 semaines de stage en hiver et 4 semaines de stage en été, afin d'être qualifiés pour le travail en moyenne montagne. Enfin, ils passent durant 5 semaines en hiver puis 5 semaines en été le Brevet Technique Montagne (BTM), qui sanctionne leur compétence à intervenir en haute montagne. Une fois titulaires du DTM et du BTM, les volontaires vont une semaine en stage de sélection au CNISAG. En fonction de leur classement de fin de stage, ils seront affectés en PGM ou en PGHM.

Les missions d'un gendarme spécialiste montagne

Seule force de police compétente territorialement en montagne, la gendarmerie y assume toutes les missions de sécurité publique. Les gendarmes de montagne surveillent le milieu, constatent les infractions et mènent les enquêtes en montagne. Ils ont également un rôle primordial dans la prévention des accidents, et le secours des personnes égarées, en difficulté ou en danger, recherches de personnes disparues, été comme hiver.

Les gendarmes de montagne sont des sous-officiers à la fois passionnés par ce milieu et spécialistes de haut niveau. Il est possible de faire toute sa carrière en unité de montagne pour peu que l'on satisfasse toujours aux exigences d'aptitude médicale et physique.

Les gendarmes spéléologues

Pour participer aux opérations de secours, effectuer des investigations à caractère administratif ou judiciaire ou des reconnaissances en milieu souterrain, la gendarmerie dispose d'une quarantaine de gendarmes spéléologues. Ils sont recrutés au sein du PGHM de Grenoble et de celui d'Oloron sainte-Marie, et constituent 2 Groupes de Spéléologues de la Gendarmerie Nationale : le GSGN de l'Isère, et le GSGN des Pyrénées Atlantiques.

Pour intégrer un GSGN, les gendarmes de carrière volontaires subissent une présélection de 5 jours, qui consiste en une découverte du milieu souterrain. Les candidats retenus vont pendant une période probatoire d'un an suivre les entraînements d'un GSGN. Si la période probatoire de la formation de base est concluante, ils seront affectés dans un GSGN. Après 3 ans de présence en GSGN, les gendarmes sont admis à suivre une formation de perfectionnement.

Épreuves

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  • Programme

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  • Dates

  • Aucune date n'est prévue à ce jour pour ce concours.

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