Fiche Métier

Auxiliaire de vie sociale ou aide à domicile

Fonction Publique Territoriale

Catégorie C

Filière Médico-social

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Accompagner les personnes âgées face à leur perte d'autonomie : aide à domicile, un métier riche et en plein devenir

L'allongement de l'espérance de vie induit une prise en charge différente de nos aînés. Dans notre société, le nombre des personnes âgées de plus de 60 ans s'accentue. Pour répondre aux besoins de cette partie de la population, le secteur de l'aide et des soins à domicile s'oriente progressivement dans une démarche de professionnalisation en vue d'offrir des services de qualité dispensés par des personnes qualifiées. Le métier d'auxiliaire de vie sociale également appelé «aide à domicile» s'inscrit dans cette optique.

L'aide aux personnes âgées : un vivier important en termes d'emplois

Le secteur de l'aide à domicile connaît, depuis quelques années, un profond bouleversement et évolue de façon importante. Les besoins de services, d'aide et de soins à domicile des usagers augmentent et continueront à progresser très fortement dans les prochaines décennies. La part des personnes de plus de 60 ans pourrait atteindre près de 30% de la population d'ici 2035.

Le vieillissement accru de la population, l'éclatement des familles, l'augmentation du taux d'activité des femmes, le choix pour un maintien à domicile plutôt qu'en établissement, sont autant de facteurs qui renforcent la demande. Dès lors, de nouveaux professionnels sont apparus dans ce créneau d'emploi qu'est le secteur social.

De plus, il est à noter que depuis le 1er janvier 2002, les personnes âgées dépendantes peuvent bénéficier de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Cette prestation favorise le plus longtemps possible le maintien à domicile dans de bonnes conditions. Elle est destinée à couvrir les aides nécessaires pour pallier la perte d'autonomie.

Les services d'aide à domicile viennent ainsi s'inscrire dans cette politique publique. Ainsi, les auxiliaires de vie sociale qui sont le plus fréquemment employés par les CCAS (centres communaux d'action sociale) peuvent également exercer leurs missions dans le domaine hospitalier, privé ou associatif. Dans les prochaines années, le secteur va également connaitre un flux important de départs à la retraite.

Epauler pour soulager le quotidien et favoriser le maintien à domicile

Le métier d'auxiliaire de vie sociale vise à accompagner la personne âgée dans les gestes quotidiens de la vie (coucher, lever, toilette, habillage, repas, déplacements...). Plus précisément, il consiste à prendre en charge toutes les tâches, somme toute banales pour le commun des mortels, et ce dans l'optique, de maintenir l'usager à son domicile. A ce titre, on retrouve le plus souvent les tâches ménagères, l'appui logistique (courses alimentaires, démarches administratives, repas...), mais également le soutien psychologique et social (stimulation par des activités intellectuelles et physiques). Il s'agit de favoriser le maintien à domicile tant que l'état de santé de la personne âgée ne nécessite pas une hospitalisation ou la tenue de soins spécifiques.

Sur une journée de travail, l'auxiliaire de vie sociale enchaîne plusieurs visites à domicile. Selon la situation personnelle et la pathologie de la personne âgée, son intervention peut être très différente. Elle peut aller du simple portage de repas, à l'aide à la toilette en passant par la réalisation de l'entretien ménager (lessive, lit, ménage, vaisselle...).

L'activité s'exerce à temps complet ou le plus souvent à temps partiel.

Des qualités d'écoute et relationnelles obligatoires

Être à l'écoute et savoir s'adapter à la situation de chaque personne ainsi qu'à ses attentes est indispensable. Etre délicat et savoir faire face à des situations de souffrance parfois difficiles nécessitent un bon état psychologique. Afin d'assurer les déplacements des personnes privées de leur mobilité et de réaliser les travaux ménagés, une bonne condition physique est requise ainsi que des notions en « gestes et postures ». Avoir des connaissances en matière d'hygiène et d'équilibre alimentaire est un plus. Tact et discrétion sont également de mise. L'auxiliaire de vie sociale doit avoir une certaine capacité d'initiative face à des situations imprévues.

Des formations indispensables à suivre pour exercer le métier

Les auxiliaires de vie sociale sont le plus souvent des agents de la fonction publique territoriale (fonction publique territoriale) et relèvent du cadre d'emplois des agents sociaux territoriaux (catégorie C). Si l'accès au premier grade est direct, sans nécessité de concours, il convient toutefois de détenir un diplôme, le recrutement allant en être favorisé. Il est à préciser que des passerelles existent pour travailler au sein de la fonction publique hospitalière.

Le diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) est la référence en terme de qualification pour ce type de poste. Il est délivré à l'issue d'une formation alliant enseignement théorique et stage pratique. Elle est ouverte aux personnes de 18 ans au moins, sans condition de diplôme.

La mention complémentaire aide à domicile est un diplôme de l'Éducation nationale équivalant au DEAVS et accessible en formation initiale et continue.

Le titre assistant de vie est un diplôme également apprécié.

Ces trois diplômes sont accessibles par la validation des acquis de l'expérience (VAE). Ce dispositif est ouvert à toute personne pouvant prétendre à trois années d'activités dans l'aide à domicile sans condition d'âge, de statut et de niveau de formation ou de qualification. Il permet de transformer cette expérience professionnelle salariée, non salariée, bénévole ou volontaire en certification (diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle).

Pour accéder au dispositif, plusieurs démarches sont à accomplir notamment la constitution d'un dossier détaillé relatant précisément l'expérience. Le tout est ensuite analysé par un jury. Si les conditions sont partiellement remplies, ce dernier peut orienter le candidat vers un contrôle complémentaire.

Informations et conseils sont à recueillir auprès des points relais conseils de proximité (la liste accessible sur le portail www.vae.gouv.fr) qui dépendent des conseils régionaux.

Gabrielle PETIT

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