Fiche Métier

Ergothérapeute : rééduquer pour gagner en autonomie

Ergothérapeute : rééduquer pour gagner en autonomie

Fonction Publique Hospitalière, Fonction Publique Territoriale

Catégorie A, Catégorie B

Filière Médico-social, Filière Médico-technique

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Conditions d’accès :

  • Concours externe et interne avec conditions de diplôme et/ou examen d'intégration en fonction du cadre d'emplois, concours troisième voie
  • Profession et conditions d’exercice réglementées

L’ergothérapeute est un professionnel de santé évoluant dans une équipe de soins pluridisciplinaires. Son objectif : aider les personnes en situation de handicap moteur ou neuropsychologique à retrouver de l’autonomie dans leurs gestes du quotidien. Par le biais d'activités artistiques ou manuelles, ce professionnel propose des solutions « pratiques » complémentaires des soins médicaux.

Un métier associé aux structures médicales

De manière générale, l'ergothérapeute est présent dans toutes les structures où l'on soigne des personnes en grande difficulté motrice, quel que soit leur âge et l'origine de la perte d'autonomie. Il exerce notamment en hôpital, en centres médico-sociaux ou en centres de rééducation et de réadaptation fonctionnelle. Il peut aussi se déplacer au domicile des patients.
L’ergothérapeute intervient sur prescription médicale. Son travail est ainsi imbriqué avec celui des médecins, des infirmiers, des masseurs-kinésithérapeutes et des orthophonistes mobilisés autour du même patient.

Des solutions sur mesure pour faciliter l’autonomie des patients

Boire, se nourrir, s'habiller, se laver, se déplacer..., ces actes courants peuvent être difficiles  à réaliser pour des personnes victimes d’un accident/d’un traumatisme, ou, tout simplement, confrontées au vieillissement.
Après avoir diagnostiqué les besoins du patient au travers de mises en situation, il fournit un programme de rééducation adapté et élaboré en concertation avec la famille et l'équipe soignante. Il peut aussi concevoir et réaliser l’appareillage qui facilitera l’accès à l’autonomie de la personne. Chaque patient dispose ainsi d’une prise en charge individualisée et en adéquation avec son environnement personnel (agencement de mobilier, de l’habitat…).

Ergothérapeute : Une approche « humaine » incontournable

Doté d’un bon équilibre personnel, l’ergothérapeute apprécie le travail en équipe et sait valoriser ses expériences passées. Son intérêt pour l'artisanat, les activités manuelles et créatives est plus que prononcé.
Disposer d’un sens du contact privilégié, être à l’écoute et savoir faire preuve de patience sont aussi des qualités indispensables pour exercer ce métier. Face à des situations parfois très compliquées, l’ergothérapeute doit être en mesure d’établir une relation de confiance avec son patient afin de faciliter les échanges et mener un travail collaboratif autour des problématiques au quotidien. Son objectif : motiver pour aller au-delà des difficultés.

Côté formation

Pour exercer ce métier, il faut être titulaire du diplôme d'État d'ergothérapeute (niveau bac + 3). Ce diplôme se prépare en 3 ans dans un institut de formation dont le concours d'entrée est accessible soit directement après le bac, soit après la première année commune aux études de santé (PACES) en faculté de médecine.
À noter que la sélection à l’entrée des écoles est sévère. Les bacs S ou ST2S sont souvent privilégiés.
Face au vieillissement de la population, les besoins en ergothérapie sont grandissants. Ce secteur est donc porteur d’emplois.

Témoignage

Marianne Chapuis est ergothérapeute dans 2 établissements de santé. Diplômée depuis 2 ans, elle enrichit sa formation grâce à son expérience de terrain. Zoom sur ce métier passionnant et riche en relations humaines.

Quel a été votre parcours pour devenir ergothérapeute ?

J’ai passé un BAC S, puis j’ai intégré l’institut de formation d’ergothérapie de Montpellier. Pour cela, j’ai passé en amont des épreuves de sélection. Ce concours d’entrée est le passage obligatoire. Les candidats inscrits aux pré-sélections sont nombreux et les places sont restreintes. Seuls les 50 meilleurs sont admis. Il faut également avoir à l’esprit que c’est une formation payante (plus de 5 000 €/an). À l’issue des 3 années de formation, mon diplôme en poche,  je n’ai eu aucune difficulté à trouver du travail.

Sur quel type d’établissement c’est porté votre recherche ?

Au départ, j’ai effectué un remplacement dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). L’objectif était d’accompagner la perte d’autonomie par la prise en main de matériels adaptés ou via des ateliers de stimulations pour améliorer la force et la coordination des patients. À partir d’un bilan clinique individualisé, j’adaptais les activités de rééducation fonctionnelle aux pathologies de chacun.
Mobile professionnellement,  j’ai ensuite choisi de suivre mon conjoint dans le sud-ouest de la France. Afin d’étoffer mon expérience professionnelle, j’ai orienté ma recherche d’emploi autour des centres de rééducation et de réadaptation fonctionnelle. J’ai rapidement trouvé un contrat à durée indéterminé réparti sur 2 établissements. Même si le métier est le même, l’approche « pathologique » est différente ainsi que  le traitement des situations.

Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le contexte autour du patient est totalement différent. La prise en charge s’articule autour de personnes victimes d’accident ou de traumatisme (enfant, adolescent, adulte). Elles reviennent généralement de « loin » et sont déjà passées par de lourdes opérations ou par des traitements médicaux poussés. Face à ces situations, « améliorer » la condition physique du patient nécessite de mettre en place une relation de confiance où les objectifs à atteindre sont stimulés par le développement d’un « mental d’acier ». Le rôle de l’ergothérapeute est d’épauler son patient dans cette reconstruction  en l’impliquant dans le déroulement de son programme individuel notamment en trouvant des solutions communes.

Qu’appréciez-vous le plus dans votre métier d’ergothérapeute ?

Le contact privilégié avec les patients et le travail en équipe. Mon rôle est « d’apporter » du mieux et de faciliter le quotidien des patients en vue d’un retour au domicile. Leurs progrès sont ma plus belle récompense !
 

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