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Objectif : Réussir l’épreuve écrite des questions du concours de rédacteur principal de 2ème classe ! (Partie 2)

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Aussi importante que le rapport (même durée, même coefficient), l'épreuve de questions de connaissances en droit et finances publiques ou de connaissances professionnelles du concours de rédacteur principal de 2ème classe (catégorie B) reste encore peu connue. Que faut-il réviser pour être sûr de ne faire aucune impasse ? Et le jour J, comment faire pour bien gérer les trois heures d’épreuve ? Point sur la méthode.

Pour être sûr de ne faire aucune impasse : étudiez les ouvrages spécialisés

Mettez à jour vos connaissances en étudiant les ouvrages spécialisés.  

Quel que soit le concours (externe, interne, 3e voie ), l’épreuve de réponses est pour tous les candidats, une épreuve de connaissances.

La différence entre les questions posées aux candidats externes et aux autres, porte sur le domaine :

  • les externes doivent connaître des notions approfondies de droit public et de finances publiques portant notamment sur le fonctionnement des collectivités territoriales ;
  • tous les candidats doivent connaître les missions, les compétences, les moyens d’action et le fonctionnement des collectivités territoriales mais aussi  porter un intérêt aux questions d’actualité en lien avec ces domaines.

 

Pour ne pas faire d’impasse, les notes de cadrage donnent des indications éclairantes, à défaut d’un programme réglementaire. On peut aussi se référer au programme des anciennes épreuves des concours de rédacteur :

            - Droit public en relation avec les missions des collectivités territoriales :

- l'organisation administrative (l'administration de l'Etat, les collectivités décentralisées et leurs groupements, les établissements publics, l'organisation juridictionnelle) ;

- l'action administrative (la règle de droit et le principe de légalité) ;

- le pouvoir réglementaire, les actes unilatéraux ;

- les contrats administratifs ;

- la police administrative ;

- le service public et ses modes de gestion ;

- la responsabilité de l'administration ;

- le contrôle de l'action administrative ;

- la fonction publique (principes généraux : statut, recrutement, obligations et droits des fonctionnaires) ;

- la fonction publique territoriale : principales règles relatives au recrutement et à la carrière des fonctionnaires territoriaux ;

- les acteurs de la fonction publique territoriale.

            - Finances, budget et intervention économique des collectivités territoriales :

- notions budgétaires (les principes budgétaires) ;

- les budgets locaux : élaboration, exécution et contrôles ;

- notions sur les instructions budgétaires et comptables applicables aux collectivités locales ;

- la séparation de l'ordonnateur et du comptable ;

- les ressources des collectivités locales (les recettes fiscales) ;

- les dotations et subventions de l'Etat ;

- les emprunts ;

- les ressources domaniales ;

- les dépenses des collectivités locales (les dépenses obligatoires et dépenses facultatives) ;

- les différentes phases de la dépense ;

- l'intervention économique des collectivités locales (les compétences des collectivités territoriales et de leurs groupements dans le domaine économique) ;

- l'aspect économique des finances locales.

            - Missions, compétences, moyens d’action et fonctionnement des collectivités territoriales :

- la décentralisation ;

- les compétences de la commune, du département, de la région ;

- les organes délibérants et exécutifs des collectivités territoriales et de leurs établissements ;

- l’intercommunalité et les établissements publics locaux ; 

- les ressources et les dépenses des collectivités territoriales ;

- les modes de gestion des services publics locaux ;

- les contrats conclus par les collectivités territoriales ;

- la fonction publique territoriale ; 

- la gestion des ressources humaines ;

- le dialogue social dans les collectivités territoriales ;

- la place des citoyens dans la vie des collectivités territoriales ;

- l’organisation et la gestion des services ;  …

En outre, les annales  permettent de mieux cerner ce qui est attendu. Exemples :

Session 2015 concours externe :

  • Question 1 : l’émiettement communal en France et ses remèdes (4 points) ;
  • Q°2 : L’élection du conseil départemental (2 points) ;
  • Q°3 : Les juridictions administratives (2 points) ;
  • Q°4 : Le devoir d’obéissance dans la fonction publique (2 points) ;
  • Q°5 : Les collectivités territoriales sont-elles financièrement autonomes ? (4 points) ;
  • Q°6 : Le contrôle de la Chambre régionale des comptes (CRC) sur les collectivités territoriales (2 points) ;
  • Q°7 : Le principe d’équilibre budgétaire (2 points) ;
  • Q°8 : Le débat d’orientation budgétaire (DOB) (2 points).

Session 2015 concours interne et 3e voie :

  • Question 1 : L’émiettement communal en France et ses remèdes (4 points) ;
  • Q°2 : Les compétences des collectivités territoriales dans le domaine de l’éducation (4 points) ;
  • Q°3 : Le maire et la sécurité publique (2 points) ;
  • Q°4 : L’élection du conseil départemental (2 points) ;
  • Q°5 : L’entretien professionnel dans la fonction publique territoriale (2 points) ;
  • Q°6 : Les principes fondamentaux de fonctionnement des services publics (2 points) ;
  • Q°7 : Le budget primitif et le compte administratif (2 points) ;
  • Q°8 : « Citez et expliquez deux obligations du fonctionnaire » (2 points).

Pour vous préparer, vous devrez donc à minima, étudier les ouvrages appropriés  (ex. Connaissances des institutions).

Le Jour J… Organisez-vous pour bien gérer le temps de l’épreuve 

Le jury est exigeant : la moyenne des candidats atteint difficilement 8/20 en questions de droit et finance et 8,5/20 en questions portant sur l’environnement territorial.

Le jour J, vous devez bâtir le temps de l’épreuve. En 3 heures, vous devez informer, transmettre des renseignements de façon claire et concise mais aussi et surtout, proposer des solutions pertinentes. Aussi, commencez par noter l’heure puis le temps qu’il vous reste et, selon le nombre de points attribués aux questions, répartissez le temps de l’épreuve. Attention : veillez à garder 5 à 10 minutes pour la relecture.

 

  • Ne perdez pas de temps sur une question. Si vous avez un trou de mémoire, concentrez-vous sur les questions pour lesquelles vos connaissances sont plus précises. Cela vous permettra de cumuler un maximum de points sur ce que vous savez.
  • Ensuite, repérez la consigne afin d’éviter le hors-sujet : le sujet est-il une question de cours ? un sujet de comparaison ? de réflexion ? Et… rassurez-vous, inutile d’être exhaustif sur chaque question ou de vouloir les traiter comme une dissertation. En si peu de temps, ce qui prime, c’est la problématique : au-delà de vos connaissances, le jury teste votre faculté de synthèse.
  • Enfin, organisez vos idées. Au brouillon, classez vos connaissances, soit en les reliant avec des flèches, en portant des numéros,… et établissez votre plan de préférence en deux temps avec deux sous-parties : conditions / effets ; causes / conséquences ; principes / exceptions ; notions / mise en œuvre ; ressemblances/divergences… Mais attention à l’emploi du brouillon, hormis les deux phrases d’introduction, ne rédigez rien dessus. Il doit uniquement vous servir à jeter vos idées et à élaborer votre plan. Pour le reste, vous n’avez matériellement pas le temps.

Il est conseillé d’adopter le plan en deux parties, deux sous parties, obligatoires pour les dissertations écrites en droit.

Côté rédaction du devoir, bien qu’il ne s’agisse pas ici d’une dissertation, les réponses demandent une réflexion personnelle et une argumentation de votre part. Vos réponses doivent être courtes mais construites en suivant une certaine logique. Sur la forme, tâchez d’être clair et précis : une ou deux phrases d’introduction qui pose le problème, un petit développement (IA/IB – IIA/IIB) qui répond à la question, puis éventuellement, une ou deux phrases de conclusion – non obligatoire en droit – qui fait la synthèse du développement ou ouvre sur une question plus large.

Dernier rappel : Cette épreuve n’est pas seulement une épreuve de connaissances, elle sert aussi à apprécier votre capacité à rendre compte de vos savoirs de manière cohérente. Pour mettre toutes vos chances de côté, n’hésitez pas à illustrer au mieux vos réponses. Des exemples que vous pourrez trouver en approfondissant vos connaissances de l'actualité,  via la lecture de la presse spécialisée ou des travaux corrigés lors de formations intensives par exemple.

 

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